Phil Roy ré­pond à 10 ques­tions

«Je re­fuse de sor­tir de la re­lève, car je trouve ça beau et le fun.» La po­pu­la­ri­té de Phil Roy conti­nue de mon­ter en flèche et plu­sieurs beaux pro­jets lui sont pro­po­sés, dont l’ani­ma­tion du Show du dé­but à VRAK pour an­non­cer la pro­gram­ma­tion au­tomne-hive

Full Fille - - News - par Ma­rie-Eve

1 Tu ani­me­ras Le­show­du­dé­but à VRAK. Que peux-tu dire sur l’émis­sion?

«Ce se­ra une es­pèce de 5 à 7 de style lounge. Je me suis de­man­dé com­ment rendre l’émis­sion in­té­res­sante, car en réa­li­té, on veut voir et sa­voir ce qui va se pas­ser dans Le cha­let, mais les grosses in­trigues, on ne peut pas les dire. On a donc pro­po­sé de faire un jeu au­tour de chaque uni­vers des émis­sions de VRAK, en jouant aux mo­ni­teurs de ski, par exemple.»

2 Ce doit être in­té­res­sant pour un ani­ma­teur de par­ti­ci­per au pro­ces­sus d’écri­ture de l’émis­sion…

«Je m’ar­range tou­jours pour être très in­ves­ti dans les pro­jets aux­quels je par­ti­cipe. Nous sommes heu­reux dans un pro­jet quand ce­lui­ci nous re­pré­sente. Je pense que c’est en se met­tant le nez de­dans qu’on est sa­tis­fait. Je suis tou­jours à la li­mite d’être gos­sant, tel­le­ment je suis im­pli­qué!»

3 On te voit de plus en plus dans le rôle d’ani­ma­teur. Est-ce quelque chose que tu en­vi­sa­geais lorsque tu fré­quen­tais l’École na­tio­nale de l’hu­mour?

«Non, je pen­sais te­nir un mi­cro et ra­con­ter des blagues toute ma vie. Mais ces ave­nues de la té­lé­vi­sion et de l’ani­ma­tion me plaisent énor­mé­ment. Par­fois, on est in­vi­té à une émis­sion et on se colle à l’uni­vers de celle-ci, et je me de­mande sou­vent pour­quoi on ne fait pas l’in­verse, pour­quoi l’émis­sion ne se col­le­rait pas à l’uni­vers de l’in­vi­té. J’aime jouer le rôle de l’ani­ma­teur; il y a quelque chose de plai­sant à connec­ter avec la per­sonne de­vant soi.»

4 Trouves-tu que tu es bien en­tou­ré dans tes émis­sions?

«Oui. De sa­voir que ce sont mes amis qui sont en ar­rière de moi, je trouve ça tri­pant. VRAK a vrai­ment chan­gé, on est tous des gens du même âge qui ont du plai­sir en­semble. Ce sont des per­sonnes que je cô­toie aus­si dans la vie de tous les jours. Nous sommes de­ve­nus une fa­mille. Ce qui est bien, c’est que lorsque vient le temps d’ani­mer un show, je sais que tel ar­tiste va être bon dans telle af­faire. Être en­tou­ré d’amis, ça al­lège la pres­sion qu’un ani­ma­teur pour­rait avoir et ça rend la chose plus tri­pante. Toutes les émis­sions de té­lé­vi­sion qui fonc­tionnent bien contiennent une gang et, comme té­lés­pec­ta­teur, on cherche à s’iden­ti­fier à cette gang-là, puisque tout le monde y joue un rôle dif­fé­rent au­quel on peut s’iden­ti­fier.»

5 Cet été, tu as ani­mé ton pre­mier ga­la d’hu­mour avec Co­me­diHa! Que re­tiens-tu de cette ex­pé­rience, toi qui avais pré­sen­té un nu­mé­ro à ce fes­ti­val il y a quelques an­nées?

«C’est fou pa­reil de se dire que peu im­porte ce qu’on fait dans la vie, on ne sait ja­mais où ça va nous me­ner! Le fait de re­prendre le même che­min qu’il y a quelques an­nées, mais dans un autre rôle, je trouve ça vrai­ment hot. Il y a aus­si une ap­proche dif­fé­rente en mon­tant sur scène, en pen­sant qu’il y a des hu­mo­ristes qui vivent ce soir-là leur pre­mier ga­la.»

6 Main­te­nant que tu as dé­pas­sé le sta­tut de re­lève, com­ment dé­cri­rais-tu celle qui te suit?

«Je re­fuse de sor­tir de la re­lève, car je trouve ça beau et le fun. Sur­tout d’avoir tout à prou­ver, de vou­loir constam­ment dé­fri­cher et al­ler plus loin. Je me consi­dère en­core comme fai­sant par­tie de la re­lève, mais peut-être pas de la nou­velle. Je re­garde celle-ci et je me dis que c’était moi il y a cinq ans. Quand ça fe­ra 10 ans, je di­rai peut-être que je ne suis plus de la re­lève.»

7 L’émis­sion Alt re­vient-elle pour une deuxième sai­son?

«Oui. On re­vient cet au­tomne et on se­ra là tous les mer­cre­dis, avec la même gang ou presque. Il va y avoir des ajouts: on fait pré­sen­te­ment pas­ser des au­di­tions. C’est in­té­res­sant, car on s’est ins­tal­lé et trou­vé comme équipe, on a dé­ve­lop­pé une belle chi­mie et une fa­çon de tra­vailler. On va re­prendre là où on a lais­sé l’émis­sion. J’ai vrai­ment hâte de re­trou­ver la gang.»

8 Qu’aimes-tu da­van­tage de Alt?

«J’aime le fait qu’elle me per­met d’ap­prendre beau­coup de choses que je ne sa­vais pas. J’ai une opi­nion sur plein de nou­veaux su­jets sur les­quels je peux me pro­non­cer avec un fon­de­ment as­sez so­lide. C’est une émis­sion qui est per­ti­nente, en plus d’être belle et drôle.»

9 Ta pre­mière tour­née se pour­suit ac­tuel­le­ment. Quel bi­lan en fais-tu?

«Je di­rais que c’est un bi­lan as­sez po­si­tif. On a pré­sen­té 50 shows, ven­du près de 65 000 billets et boo­ké des cen­taines de spec­tacles à ve­nir. Le show conti­nue d’évo­luer. Je croyais que lorsque la pre­mière était pas­sée, on ne pou­vait plus tou­cher à rien, comme avec un film. Ce qui est beau d’un show qu’on donne soir après soir, c’est qu’il est tou­jours mal­léable.»

10 Avec la tour­née et tes nom­breux pro­jets, as-tu du temps pour toi?

«Oui, j’ai en masse de temps. Cet été, j’ai pu en pro­fi­ter pen­dant trois se­maines et je suis al­lé dans plu­sieurs fes­ti­vals de mu­sique. Je prends du temps pour moi et je fais des choses que j’aime. Cet hi­ver, je vais re­tour­ner faire un voyage de snow­board. Et pen­dant la tour­née, on roule en skate entre les ca­mions. Il y a tou­jours moyen de s’amu­ser. C’est ça qui est le fun de faire de la route, on ren­contre plein de gens.»

Ama­teur de skate, l’hu­mo­riste s’amuse par­fois à en faire en tour­née, avant d’em­bar­quer sur scène.

En com­pa­gnie de son ado­rable chien Gus­tave, qui le suit par­tout sur les pla­teaux de tour­nage et en tour­née.

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