Toute la vé­ri­té sur De­mi Lo­va­to

En lan­çant le do­cu­men­taire Sim­ply Com­pli­ca­ted sur YouTube, De­mi Lo­va­to a lar­gué une vé­ri­table bombe. Troubles ali­men­taires, pro­blèmes de san­té men­tale et de drogue: tout y passe. par Lau­ra

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On sa­vait dé­jà que De­mi Lo­va­to avait eu un par­cours dif­fi­cile, mais on a dé­cou­vert à quel point c’était vrai en re­gar­dant les images trou­blantes de Sim­ply Com­pli­ca­ted. Celle qui vient de lan­cer son sixième al­bum, Tell Me You Love Me, n’a plus en­vie de ca­cher les parts d’ombre dans sa vie. Au­jourd’hui, la star de 25 ans a l’im­pres­sion d’être ar­ri­vée à bon port: «Je me sens vrai­ment comme ça. C’est ex­tra­or­di­naire d’en­tendre des gens me dire que j’ai l’air bien, puisque j’ai tra­vaillé tel­le­ment fort pour en ar­ri­ver là! C’est im­por­tant pour moi qu’on s’en rende compte.» Parce que le che­min n’a pas été de tout re­pos.

Un par­cours trou­blant

Dans Sim­ply Com­pli­ca­ted, De­mi Lo­va­to ra­conte avec hon­nê­te­té son en­fance dif­fi­cile. Elle a été vic­time d’in­ti­mi­da­tion à l’école, puis elle est fi­na­le­ment de­ve­nue amie avec une fille très po­pu­laire... qui l’a mal­heu­reu­se­ment en­traî­née avec elle dans le monde de la drogue. De­mi a, en ef­fet, eu de graves pro­blèmes de consom­ma­tion: c’était pour elle une ma­nière de se cou­per de la réa­li­té: «Mon père était dé­pen­dant aux drogues et à l’al­cool. Je crois que j’ai tou­jours cher­ché à trou­ver ce qui lui plai­sait tant dans la consom­ma­tion, car ce­la le com­blait, et il a choi­si ça plu­tôt que sa fa­mille.» Ra­pi­de­ment, De­mi a vu sa consom­ma­tion la do­mi­ner. Tout a dé­raillé alors qu’elle était en tour­née avec les Jo­nas Bro­thers. Après avoir or­ga­ni­sé une fête dans un hô­tel, la chan­teuse s’est fâ­chée contre une dan­seuse qui avait ra­con­té qu’elle pre­nait de la drogue. De­mi n’a fait ni une ni deux, et elle l’a frap­pée. C’est à la suite de cet évé­ne­ment qu’elle est en­trée en cure de dés­in­toxi­ca­tion et qu’elle a re­çu un diag­nos­tic de ma­nia­co-dé­pres­sion. Ç’a été une pé­riode dure pour elle. Nick Jo­nas a même ten­té d’in­ter­ve­nir pour ai­der De­mi à s’en sor­tir. «Les choses sont de­ve­nues vrai­ment bien entre elle et moi pen­dant un mo­ment, a ra­con­té le jeune homme. On était plus proches que ja­mais. Je me sou­viens de m’être dit que je res­sen­tais de la fier­té. Égoïs­te­ment peut-être, j’ai pen­sé que je l’ai­dais à re­de­ve­nir la De­mi qu’on connaît et qu’on aime.»

Mal­heu­reu­se­ment, ça n’a pas été suf­fi­sant...

Dan­ge­reuse spi­rale

À 18 ans, la star per­dait la maî­trise de sa vie. Du­rant plus d’un an, De­mi a vé­cu une vé­ri­table des­cente aux en­fers. Un soir, elle a même failli mou­rir: «J’ai consom­mé jus­qu’à m’étouf­fer, et j’ai eu des pal­pi­ta­tions car­diaques. Je me sou­viens de m’être dit: “Mon Dieu, je suis en train de faire une over­dose.”» Entre

des sé­jours de plus en plus rap­pro­chés en cure de dés­in­toxi­ca­tion et même dans des hô­pi­taux psy­chia­triques, De­mi a to­ta­le­ment per­du le nord. Elle a donc com­men­cé à vou­loir se re­prendre en main, ce qui n’al­lait pas être une tâche fa­cile. Et ce n’est pas tout, car à ce­la s’ajou­taient de graves troubles ali­men­taires. La star a com­men­cé à se battre avec la bou­li­mie quand sa soeur Ma­di­son est née. Et, mal­heu­reu­se­ment, elle n’a pas en­core sur­mon­té cet obs­tacle: «J’avais com­men­cé à tra­vailler à l’époque, et j’étais très stres­sée, donc je fai­sais des bis­cuits pour me cal­mer. J’en fai­sais pour toute la fa­mille, mais je les man­geais tous. C’est mon pre­mier sou­ve­nir dans le­quel j’as­so­cie nour­ri­ture et mé­di­ca­ment. De­puis, c’est constant. J’en­vie les gens qui n’ont au­cun trouble ali­men­taire. Ma vie se­rait tel­le­ment plus fa­cile sans ça.»

Be­soin criant d’amour

Elle a mis fin à sa re­la­tion avec Wil­mer Val­der­ra­ma après plus de six ans d’amour, et elle avoue qu’elle re­grette par­fois son choix. Par contre, elle avait be­soin de se re­trou­ver seule pour mieux gé­rer sa vie: «Dans la der­nière dé­cen­nie, j’ai ap­pris des le­çons pour toute une vie. J’ai ap­pris que les se­crets rendent ma­lade. J’ai aus­si ap­pris que l’amour était né­ces­saire, que le cha­grin d’amour était in­évi­table et que la so­li­tude était très dif­fi­cile à vivre. Et au­jourd’hui, j’ap­prends à être une voix, et non une vic­time.» C’est une De­mi Lo­va­to beau­coup plus ma­ture qu’on dé­couvre en ce mo­ment! Elle parle d’ailleurs de tous ses pro­grès sur son nou­vel al­bum, in­ti­tu­lé Tell Me You Love Me: «Cet al­bum est plein de mon âme, et il est très cru. J’y dé­voile mon cô­té vul­né­rable. Je vou­lais un titre qui dise où j’en suis dans ma vie. Tell Me You Love Me est d’ailleurs une de mes chan­sons pré­fé­rées. J’es­père que les gens vont ap­pré­cier ce que j’ai à of­frir, puisque cette mu­sique, c’est vrai­ment moi. Elle me re­pré­sente plus que tout ce que j’ai fait jus­qu’à pré­sent. Peu im­porte ce que les gens en pen­se­ront, je suis ex­trê­me­ment fière de mon al­bum.» Ce nou­vel opus s’est écrit au fil des der­niers mois, voire des der­nières an­nées, au gré des ins­pi­ra­tions de De­mi: «Quand j’ai des idées de chan­sons en tête, je les écris. Je n’écris pas de fa­çon constante, parce que ma vie est trop rem­plie.» Ses vieux dé­mons re­vien­dront-ils la vi­si­ter? Ar­ri­ve­ra-t-elle à res­ter dans le droit che­min? Peu im­porte ce que l’ave­nir lui ré­serve, De­mi semble plus so­lide que ja­mais!

J’en­vie les gens qui n’ont au­cun trouble ali­men­taire. Ma vie se­rait tel­le­ment plus fa­cile sans ça.

La chan­teuse avoue dé­voi­ler son cô­té vul­né­rable sur son nou­vel opus.

Si elle re­grette par­fois sa rup­ture avec Wil­mer Val­der­ra­ma, elle sait qu’elle a pris la bonne dé­ci­sion.

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