GirlyAddict: des trucs pour gé­rer tes ré­seaux so­ciaux

YouTube, Ins­ta­gram, Fa­ce­book, Twit­ter, Snap­chat, ASKfm… On est tous d’ac­cord, les ré­seaux so­ciaux oc­cupent main­te­nant une énorme place dans nos vies. Hon­nê­te­ment, ça se­rait dif­fi­cile de s’en pas­ser au quo­ti­dien, mais ça ne veut pas dire qu’on doit les uti

Full Fille - - Sommaire - par Ca­the­rine Fran­coeur

Mes dé­buts

Quand j’ai com­men­cé à uti­li­ser In­ter­net, c’était pour jouer à Neo­pets et à Bé­bé Val­lée (si tu te sou­viens de ces sites-là, rap­pelle-toi à quel point c’était gé­nial!). À part MSN Mes­sen­ger et Sky­rock (en­core une fois, ça té­moigne de mon âge!), il n’y avait pas tel­le­ment de pla­te­formes ac­ces­sibles. Au fil des an­nées sont ar­ri­vés Fa­ce­book, Ins­ta­gram, Twit­ter et Snap­chat, qui ont com­plè­te­ment chan­gé la fa­çon de fonc­tion­ner de bien des gens. Je n’ai pas vrai­ment uti­li­sé de ré­seaux so­ciaux avant de lan­cer ma chaîne YouTube, ce qui fait qu’avant ce­la, j’ai été très peu tou­chée par les mes­sages hai­neux.

La haine

À moins d’une chance ex­cep­tion­nelle, tout le monde a dé­jà re­çu un com­men­taire hai­neux sur l’un ou l’autre des ré­seaux so­ciaux. C’est dom­mage d’avoir à par­ler de «chance», parce que nul ne de­vrait avoir à su­bir de l’in­ti­mi­da­tion, mais il sem­ble­rait qu’au­jourd’hui, rares sont ceux qui peuvent y échap­per. Que ça soit un com­men­taire to­ta­le­ment gra­tuit d’une per­sonne ano­nyme sur notre ap­pa­rence phy­sique ou en­core une in­sulte quant à nos va­leurs ou à notre personnalité, ça fait mal et nous amène à re­mettre plein de choses en ques­tion. Ce­pen­dant, même si ce n’est pas évident, il faut ap­prendre à se créer une cer­taine ca­ra­pace par rap­port à la haine sur In­ter­net. Der­rière un écran, c’est fa­cile de ne pas ré­flé­chir et de cli­quer sur «en­voyer» avant d’avoir réel­le­ment ana­ly­sé notre mes­sage. On di­rait que puisque ce n’est pas dit de­vant l’autre, les gens ont ten­dance à s’en per­mettre bien plus. Et c’est en­core pire quand c’est fait de fa­çon ano­nyme.

Comment ré­agir?

Même si c’est dif­fi­cile de ne pas ré­agir, il reste que c’est pas mal plus in­tel­li­gent d’évi­ter de ré­pondre à quel­qu’un par une in­sulte (oui, même si c’est l’autre qui a com­men­cé!). On ne doit ja­mais vo­lon­tai­re­ment in­sul­ter quel­qu’un sur In­ter­net, même de ma­nière ano­nyme. Si ja­mais les mes­sages que tu re­çois vont trop loin, sache qu’il existe des fa­çons de re­trou­ver leur au­teur. Et si cer­tains mes­sages te rendent mal à l’aise pour n’im­porte quelle rai­son, n’hé­site pas à te confier à quel­qu’un. L’in­ti­mi­da­tion est un réel pro­blème et il faut en par­ler. De plus, n’ou­blie pas qu’il y a la fonc­tion «blo­quer» sur les ré­seaux so­ciaux: sers-t’en! Ne perds pas ton temps à ré­pondre à des mes­sages hai­neux. Beau­coup de gens aiment pro­vo­quer et il est fa­cile de car­ré­ment les igno­rer. Sou­vent, je sup­prime un mes­sage né­ga­tif ou mé­chant avant même de l’avoir lu au com­plet, sim­ple­ment parce que je sais qu’il ne m’ap­por­te­ra rien.

par­tage Le de pho­tos

Si les écrits res­tent, c’est en­core pire pour les pho­tos. Je ne parle pas ici d’une pho­to où on n’est pas à notre avan­tage, mais plu­tôt des images com­pro­met­tantes qui pour­raient nous cau­ser des pro­blèmes. Comme je l’ai dit plus haut, tout ce qu’on pu­blie sur In­ter­net reste et c’est pour­quoi il faut y pen­ser à deux fois avant de mettre en ligne des pho­tos.

Quelques conseils

Avant d’en­voyer une pho­to à quel­qu’un, de­mande-toi comment tu te sen­ti­rais si ta fa­mille, tes pro­fes­seurs ou ton pa­tron tom­baient là-des­sus. Si ta ré­ac­tion res­semble à «OH MY GOD, ça se­rait atroce!», c’est pro­ba­ble­ment parce qu’il vau­drait mieux que tu gardes cette image pour toi. D’ailleurs, si tu es hor­ri­fiée à l’idée qu’une per­sonne voie une pho­to de toi en par­ti­cu­lier, il se­rait sans doute pré­fé­rable de ne pas la prendre tout court. Si tu perds ton té­lé­phone et que quel­qu’un y a ac­cès, ça pour­rait po­ser d’autres pro­blèmes. Autre point: plu­sieurs ap­pli­ca­tions offrent au­jourd’hui la pos­si­bi­li­té d’en­voyer des pho­tos qui se sup­priment au bout d’un mo­ment. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, puisque n’im­porte qui peut faire une cap­ture d’écran ou en­core uti­li­ser un lo­gi­ciel ex­terne pour en­re­gis­trer la pho­to. On n’est ja­mais trop pru­dent de ce cô­té-là et, crois-moi, il faut évi­ter ce genre de si­tua­tion. Même si tu fais confiance à la per­sonne à qui tu en­voies la pho­to, rien ne dit que tu lui ac­cor­de­ras la même confiance dans quelques mois. Une fois que la pho­to est en­voyée, il n’y a plus moyen de la ré­cu­pé­rer.

vie La des autres

Les ré­seaux so­ciaux, c’est avoir la chance de ra­con­ter une par­tie de sa vie en ligne. C’est aus­si être en mesure d’avoir un aper­çu de la vie des autres, et c’est là que ça de­vient très fa­cile de se com­pa­rer. On a l’im­pres­sion que tout est plus beau chez eux, qu’ils sont plus heu­reux, qu’ils ont plus d’amis. On en vient par­fois même à se dé­va­lo­ri­ser phy­si­que­ment en se com­pa­rant aux autres. Ce­la dit, il ne faut pas ou­blier que les gens choi­sissent ce qu’ils pu­blient. La ma­jo­ri­té d’entre eux ne sou­haitent pas montrer les as­pects né­ga­tifs de leur vie et choi­sissent plu­tôt de par­ta­ger des pho­tos les met­tant en va­leur. Ça ne veut pas né­ces­sai­re­ment dire qu’ils sont plus heu­reux. Même chose de notre cô­té: on pré­fère pu­blier les pho­tos qui nous avan­tagent et qui cé­lèbrent nos mo­ments forts plu­tôt que de montrer ce que l’on vit de moins in­té­res­sant.

meilleur Le du Web

J’ai l’air d’avoir éta­lé uni­que­ment les cô­tés né­ga­tifs de la chose, mais s’il y a quel­qu’un qui est em­bal­lé par l’exis­tence des ré­seaux so­ciaux, c’est bien moi! En cinq ans sur YouTube, les bons cô­tés l’ont am­ple­ment em­por­té sur les mau­vais, et je me consi­dère comme pri­vi­lé­giée de pou­voir vivre tout ce­la avec vous, via In­ter­net.

Qu’est-ce qui rend les ré­seaux po­si­tifs? so­ciaux

En créant une chaîne YouTube, tu as la pos­si­bi­li­té de faire par­ta­ger ta vi­sion des choses au monde en­tier. Ça te per­met de ren­con­trer des gens que tu n’au­rais ja­mais connus sans ce­la, de tis­ser de belles ami­tiés, et de lais­ser libre cours à ta créa­ti­vi­té de dif­fé­rentes fa­çons, que ce soit en uti­li­sant la vi­déo, la pho­to­gra­phie, l’écri­ture ou même la mu­sique. Bref, tu ne t’en­nuies ja­mais! Sur­tout quand ta chaîne YouTube de­vient une par­tie in­té­grante de ta vie et que tu es ex­ci­tée juste à l’idée de pen­ser à la créa­tion de ta pro­chaine vi­déo.

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