Re­com­men­cer Sa vie À zé­ro:

Ly­diane au­tour du monde est une vé­ri­table globe-trot­ter. Ayant com­plè­te­ment aban­don­né son an­cienne vie pour par­tir à l’aven­ture à l’autre bout du monde, elle vit dé­sor­mais de sa pas­sion. Voi­ci une ren­contre en­ri­chis­sante avec une pas­sion­née de voyages!

Full Fille - - SOMMAIRE - Ly­diane au­tour du monde

Qu’est-ce qui t’a pous­sée à faire du voyage un mé­tier?

«Je n’ai ja­mais vou­lu faire ça de ma vie, car ja­mais je n’au­rais pen­sé que c’était pos­sible de ga­gner de l’ar­gent en voya­geant. Au­pa­ra­vant, j’étais cour­tière im­mo­bi­lière et je tra­vaillais beau­coup. Je croyais que d’être ma propre boss me per­met­trait de voya­ger plus, mais en tant qu’en­tre­pre­neure, ce n’était pas le cas. Mon rêve était d’avoir le gros sa­laire, la mai­son et une voi­ture dé­ca­po­table. J’ai eu tout ça à l’âge de 24 ans. J’étais cer­taine que ça m’ap­por­te­rait le bon­heur et j’ai vite com­pris que non, que ça ne me mè­ne­rait pas plus loin dans la vie. Je suis tom­bée dans un cycle in­fer­nal et j’ai eu une ur­gence de vivre. J’ai réa­li­sé que les seules fois que j’étais to­ta­le­ment heu­reuse, c’était en voyage. J’ai donc pris la dé­ci­sion de lé­guer ma bu­si­ness, de tout vendre et de par­tir à la dé­cou­verte du monde. Le 23 oc­tobre 2013, j’ai pris un al­ler-simple en di­rec­tion des Phi­lip­pines.»

Comment es-tu ar­ri­vée à pou­voir vivre des voyages?

«J’ai dé­mar­ré une page Fa­ce­book pour mes proches et mes an­ciens clients en im­mo­bi­lier, mais, fi­na­le­ment, elle a ex­plo­sé! En quatre jours, j’avais 10 000 abon­nés. Je suis par­tie avec mon cel­lu­laire et je ra­con­tais des choses ici et là. Ma page de­ve­nait de plus en plus po­pu­laire et on me po­sait de nom­breuses ques­tions sur mes des­ti­na­tions. Dès que j’ai re­mis le pied au Qué­bec, j’ai fait une grosse tour­née mé­dia­tique et j’ai re­çu des ap­pels de cinq com­man­di­taires, qui sont en­core as­so­ciés avec moi.»

Lorsque tu as créé ta chaîne il y a cinq ans, il y avait moins d’in­fluen­ceurs sur le Web. Est-ce plus dif­fi­cile de faire sa marque au­jourd’hui?

«Je crois que ça doit être plus dif­fi­cile de se dé­mar­quer pour quel­qu’un qui com­mence. Ma com­mu­nau­té Web est fi­dèle et j’en­tre­tiens une belle re­la­tion avec elle. C’est da­van­tage la per­son­na­li­té et l’au­then­ti­ci­té qui plaisent aux gens. Pour ma part, je n’ai pas chan­gé de­puis le dé­but et je trippe en­core sur les aven­tures, les trucs ex­trêmes, etc. Ça parle à beau­coup de monde. Ce que je trouve dom­mage, c’est que cer­tains dé­marrent un blogue dans l’in­ten­tion de faire de l’ar­gent. Par exemple, il y a des gens qui se dé­placent à tel en­droit pour prendre une belle pho­to, mais ils ne pro­fitent pas de leur voyage pour dé­cou­vrir le pays. Ce qu’ils re­cherchent, c’est d’être po­pu­laires sur les ré­seaux so­ciaux. Leur confiance en soi passe par le nombre d’abon­nés et de likes qu’ils ont. Ça me trau­ma­tise et ça entre à la fois en conflit avec mes va­leurs, car j’ai besoin des ré­seaux so­ciaux et de les ali­men­ter, mais j’ai en­vie de dire aux gens de pro­fi­ter de leurs voyages.»

Qu’est-ce qui te pas­sionne le plus dans ton mé­tier?

«Le sport et tout ce qui peut me te­nir ac­tive, comme la marche, la ran­don­née, la plon­gée. C’est plai­sant de pou­voir in­té­grer le sport dans le voyage. Si­non, ce sont les ren­contres avec les voya­geurs, et sur­tout avec les lo­caux. C’est la plus belle fa­çon de créer des sou­ve­nirs mé­mo­rables et de com­prendre la culture et les en­jeux.»

Fais-tu par­fois face à des dif­fi­cul­tés?

«Un voyage est tou­jours fait de mil­liers d’im­pré­vus, tels qu’une ré­ser­va­tion qui ne fonc­tionne pas, une route bar­rée, un train qui n’ar­rive pas, etc. Plus tu pla­ni­fies ton voyage, plus ça de­vient dif­fi­cile.»

En­fin, quel con­seil don­ne­rais-tu à quel­qu’un qui veut par­tir un an?

«Je di­rais de ne pas hé­si­ter à le faire, de ne pas y pen­ser trop long­temps, de ne pas trop pla­ni­fier et de se lais­ser al­ler dans tout ça. Il y a une phrase que je me ré­pète quand j’ai peur: est-ce que je vais en mou­rir? C’est rare que tu ré­pondes oui à cette ques­tion. Ce sont sou­vent des peurs non fon­dées et on peut pas­ser par­des­sus.»

Ly­diane aime par­ti­cu­liè­re­ment les ren­contres avec les lo­caux lors de ses voyages, car elles lui per­mettent de mieux com­prendre la culture.

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