SA­RAH-JEANNE LA­BROSSE: TOUT UN Dé­FI à RE­LE­VER!

L’ani­ma­trice de la nou­velle émis­sion in­ti­tu­lée Ré­vo­lu­tion nous parle de ce nou­veau dé­fi pro­fes­sion­nel et de ce qui l’en­thou­siasme le plus dans ce concept.

Full Fille - - Sommaire -

Tu animes l’émis­sion Ré­vo­lu­tion à TVA. En quelques mots, comment dé­cri­rais­tu ton ex­pé­rience?

«C’est un monde que je dé­couvre, car je suis vrai­ment dé­bu­tante. Comme je ne connais­sais rien à la danse, il s’agit d’un uni­vers dans le­quel j’ai plon­gé tête pre­mière et du­quel j’ap­prends. J’ai une ad­mi­ra­tion sans bornes pour les dan­seurs qui ont dé­ci­dé de s’ins­crire dans une com­pé­ti­tion qui se­ra vue par au­tant de gens, qui se livrent et qui mettent leur vie sur la scène, l’ins­tant d’une émis­sion.»

Est-ce que d’ani­mer cette émis­sion t’a don­né en­vie de t’in­té­res­ser da­van­tage à cet art?

«Oui, mais au mo­ment du tour­nage, je me suis in­té­res­sée en pro­fon­deur à la danse. J’en ai ap­pris beau­coup en peu de temps. Ça m’in­té­resse hu­mai­ne­ment comme pro­ces­sus puisque ça m’a l’air au­tant thé­ra­peu­tique que dé­fou­lant. C’est vrai­ment le mé­lange par­fait entre du sport et de l’art. C’est de l’in­ter­pré­ta­tion, tout en étant su­per phy­sique et exi­geant. C’est fas­ci­nant!»

En tant qu’égé­rie de ce concept, quel est le plus grand dé­fi?

«Le plus grand dé­fi est d’al­ler à la ren­contre des dan­seurs, et ce, ra­pi­de­ment. C’est de les mettre en va­leur le plus pos­sible. Ce qu’on a en­vie de sa­voir, c’est qui ils sont en tant que dan­seurs et pour­quoi ils dansent comme ça. Si c’est re­lié à leur his­toire, tant mieux; si­non, ce n’est pas grave. Qu’est-ce qui ex­plique que leur corps a en­vie de dan­ser de cette fa­çon sur scène quand il n’y a qu’une mi­nute et de­mie? De plus, ce n’est pas fa­cile de faire 80 en­tre­vues en 5 jours, tout en fai­sant sen­tir bien les dan­seurs. C’était un très beau dé­fi.»

Y a-t-il un mo­ment où tu t’es dit: «Vaisje être ca­pable de rem­plir ce man­dat?»

«Même si j’ai plon­gé tête pre­mière, je ne suis pas su­per confiante. J’ap­prends beau­coup, car c’est la pre­mière fois de ma vie que je fais ça. Je peux dire que suis très bien dans ce rôle, mais je ne sais pas si je suis confiante. Le ré­sul­tat n’est pas seule­ment entre mes mains non plus.»

Tu as dé­jà dit en en­tre­vue que tu étais très émo­tive. Lorsque tu vois les can­di­dats quit­ter l’aven­ture, comment te sens-tu?

«Ça dé­pend des can­di­dats; il y en a avec qui la re­la­tion s’est ap­pro­fon­die plus ra­pi­de­ment qu’avec d’autres. Il y en a aus­si pour les­quels la pré­sence à Ré­vo­lu­tion est un gros en­jeu dans leur vie, pour des rai­sons per­son­nelles. Ça veut dire plus pour eux d’être là. Il y a des dé­parts qui me fra­gi­lisent vrai­ment. Il ar­rive que je re­tourne chez moi et que j’aie en­core mal pour un can­di­dat. Je me re­trouve à écrire à des dan­seurs qui ont été éli­mi­nés, car je me dis qu’il faut conti­nuer à se par­ler et leur dire à quel point ils étaient bons. C’est dif­fi­cile une com­pé­ti­tion, sur­tout de­vant les autres. Il y a un mil­lion de per­sonnes qui vont les voir ga­gner ou être éli­mi­nés. C’est stres­sant! Les dan­seurs mettent leur coeur sur la table. On est très vul­né­rable quand on danse; ça prend du cou­rage.»

Di­rais-tu que tu es un peu comme une grande soeur pour eux?

«J’ai da­van­tage un rôle d’amie. Je leur donne par­fois des conseils, mais pas par rap­port à la danse. Je les conseille du mieux que je peux, hu­mai­ne­ment, par­fois pour cal­mer leur stress, par­fois pour les ai­der à re­mon­ter la pente après une dé­faite. C’est la même chose avec des amis: s’ils pa­niquent, tu trouves les mots pour les ra­me­ner au calme.»

Tu es co­mé­dienne, mais tu as quelques man­dats d’ani­ma­tion à ton ac­tif. Dé­sires-tu orien­ter ta car­rière da­van­tage vers l’ani­ma­tion?

«Je ne sais pas. Je sais tou­te­fois que je me sens vrai­ment bien dans ce rôle et que

«C’est la pre­mière fois de ma vie que je fais ça.»

j’ose­rais le re­faire de­main ma­tin. Il n’y a pas une once de moi qui re­grette cette dé­ci­sion. Je di­rais peut-être oui si on me de­man­dait d’ani­mer d’autres émis­sions. Je ne suis pas en­core ren­due là dans ma tête, car je vais jouer beau­coup cet au­tomne. Le jeu m’amène éga­le­ment ailleurs. Je peux dire que j’aime les deux mé­tiers, mais l’ani­ma­tion me plaît plus que je l’au­rais pensFéU.»LL

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.