LU­DI­VINE REDING: LES ALéAS DE LA Cé­Lé­BRI­Té

Full Fille - - Sommaire - par Ma­rie-Eve

Celle qui nous a par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés dans la peau de Fan­ny dans l’émis­sion Fu­gueuse re­vient au pe­tit écran. Cette fois-ci, on la ver­ra dans Clash, une quo­ti­dienne qui se­ra dif­fu­sée à VRAK.TV. Voi­ci ce qu’elle avait à nous dire sur cette nou­velle ex­pé­rience, ain­si que sur les hauts et les bas du mé­tier et de la cé­lé­bri­té.

Les tour­nages de Clash étant ter­mi­nés, comment dé­cri­rais-tu cette nou­velle ex­pé­rience?

«C’était le fun, mais rock’n’roll. Je n’avais ja­mais tour­né 48 épi­sodes en si peu de temps. Il faut s’ha­bi­tuer et être bien pré­pa­ré. Comme nous l’étions tous, c’était vrai­ment chouette. Je suis tel­le­ment contente: j’ai ren­con­tré une gang for­mi­dable, au­tant les ac­teurs que l’équipe tech­nique. J’ai ado­ré mon ex­pé­rience!»

Main­te­nant que tu es bien an­crée dans le rôle de Jas­mine, que peux-tu dire sur elle?

«Comme elle était dans l’ac­ci­dent avec les deux gars qui ont per­du l’usage de leurs jambes, on la voit vivre beau­coup de culpa­bi­li­té. Pour­quoi elle n’a rien, tan­dis que les deux autres sont bles­sés? Elle se met de cô­té pour être là pour eux et elle ne pense pas sou­vent à elle. Ce que je trouve beau de Jas­mine, c’est son as­pect très ma­ture. S’il y a un pro­blème, elle va al­ler de l’avant et vou­loir en par­ler. Elle est la ma­man du groupe. En même temps, Jas­mine a une pas­sion pour la danse. De plus, elle aime les gens et ne veut pas leur faire de la peine. Il faut qu’elle choi­sisse plus avec son coeur qu’avec sa tête.»

Jas­mine a-t-elle une per­son­na­li­té sem­blable à la tienne?

«Je pense que beau­coup de jeunes vont se re­con­naître en elle. Elle est ma­ture, elle sait ce qu’elle veut et va tout faire pour l’ob­te­nir. J’ai un cô­té comme ça dans la vie: je fonce vers mes ob­jec­tifs. Jas­mine a de gros ob­jec­tifs et est cer­taine de pou­voir les at­teindre.»

Au­tant dans Fu­gueuse que dans Clash, tes per­son­nages dansent. Est-ce un art que tu maî­trises?

«Non, c’est vrai­ment un ha­sard, car je n’ai au­cune ex­pé­rience en danse. C’est d’ailleurs la seule si­mi­li­tude entre Fan­ny et Jas­mine puisque ce sont deux per­son­nages com­plè­te­ment dif­fé­rents.»

Est-ce que ces rôles t’ont don­né en­vie de suivre des cours de danse?

«En fait, ça m’a plu­tôt ame­né des re­grets parce que j’au­rais ai­mé com­men­cer à dan­ser plus jeune pour être meilleure main­te­nant.»

Les scènes de danse étaient-elles dif­fi­ciles pour toi?

«On a eu des ré­pé­ti­tions, car dans Clash, je danse avec un par­te­naire. C’est plus contem­po­rain comme pra­tique. Même si c’est de la pres­sion, c’est le fun. Je car­bure à ça.»

As-tu hâte que le pu­blic te dé­couvre dans un autre rôle que ce­lui de Fan­ny dans Fu­gueuse?

«Le phé­no­mène Fu­gueuse va du­rer en­core un bout. Même si la sé­rie n’est plus dif­fu­sée, on m’en parle en­core tous les jours. Cette émis­sion a été mar­quante pour beau­coup de gens. L’en­goue­ment va sû­re­ment di­mi­nuer, mais quand ça ar­ri­ve­ra, on re­com­men­ce­ra les tour­nages de la deuxième sai­son. Je trouve tout de même in­té­res­sant que Fa­bienne La­rouche m’ait don­né la chance de jouer ra­pi­de­ment un autre rôle, qui est tout aus­si im­por­tant, mais dif­fé­rent. Je suis chan­ceuse!»

Ta vie, de­puis près d’un an, a com­plè­te­ment chan­gé. Comment vis-tu ce chan­ge­ment?

«Je trouve ça beau! J’ai tout de même eu le temps de m’y ha­bi­tuer puisque c’est de­puis jan­vier que ma vie a chan­gé. C’est cer­tain qu’il y a eu des mo­ments où il fal­lait s’as­seoir et ré­flé­chir à tout ça. Mais main­te­nant, ça va. Je suis su­per choyée et ho­no­rée de ce qui m’ar­rive. Je re­mer­cie les gens, car tous ceux qui m’ar­rêtent dans la rue sont vrai­ment gen­tils. Ils veulent me par­ler de leur amour pour la sé­rie et me dire à quel point celle-ci les a ai­dés dans leur vie. J’en suis re­con­nais­sante.»

Tes proches ont-ils vé­cu fa­ci­le­ment ta cé­lé­bri­té?

«Lorsque je sors dans les bars avec mes amis, il leur ar­rive de trou­ver ça lourd que je sois moins pré­sente pour eux parce que les gens viennent me par­ler. Mais en même temps, mes amis sont là pour me sou­te­nir, tout comme mes pa­rents. Or, pour mon frère, c’est plus dif­fi­cile, car il n’a pas choi­si la cé­lé­bri­té. Il n’est pas cé­lèbre, et les gens lui de­mandent s’il est le frère de Fan­ny. Cha­cun le vit à sa ma­nière, mais j’ai beau­coup de sou­tien dans tout ça.»

Tu joues d’ailleurs avec ton frère dans le film Wolfe. Il a donc ce dé­sir de de­ve­nir co­mé­dien…

«Non, pas du tout. C’est ar­ri­vé comme ça puisque mon ami Fran­cis Bor­de­leau, le réa­li­sa­teur du film, crée sou­vent des per­son­nages en pen­sant à des gens en par­ti­cu­lier. Comme ce rôle a été ins­pi­ré par mon frère, il a ac­cep­té de l’in­ter­pré­ter. Mais il n’as­pire pas vrai­ment à ce mé­tier.»

Dans ce long-mé­trage, tu joues une fille qui a une re­la­tion très in­tense avec son frère. Quel genre de re­la­tion as-tu avec le tien?

«Nous avons long­temps été très proches. Der­niè­re­ment, c’était moins le cas, car il était en crise d’ado­les­cence et que j’étais plus vieille. Nous avons pris un peu nos dis­tances, mais j’avais es­poir que ça al­lait re­ve­nir.»

Tu es co­mé­dienne de­puis l’âge de neuf ans. Quel con­seil don­ne­rais-tu à quel­qu’un qui dé­sire exer­cer ce mé­tier?

«Je di­rais de fon­cer et de ne ja­mais se lais­ser abattre par des re­fus. Ceux-ci n’en sont pas vrai­ment. Il faut les prendre comme des ou­tils qui per­mettent de de­ve­nir une meilleure per­sonne et même un meilleur co­mé­dien. J’ai eu plu­sieurs re­fus avant Fu­gueuse. Jus­te­ment, ces der­niers ont peut-être eu lieu parce que je de­vais jouer dans la sé­rie. J’ai failli par­ti­ci­per à une autre émis­sion, mais je n’ai pas eu le rôle. Pro­ba­ble­ment que si je l’avais ob­te­nu, je n’au­rais pas pu par­ti­ci­per à Fu­gueuse. C’est hy­per qué­taine cette phrase, mais lors­qu’on dit que rien n’ar­rive pour rien, j’y crois.»

Tes pa­rents sont très pré­sents pour toi. Quel ap­port ont-ils dans ta car­rière?

«Ce sont mes conseillers. Ils ne vont ja­mais faire des choix pour moi, mais ils se­ront là pour me don­ner leur avis. D’ailleurs, ce­lui-ci compte beau­coup pour moi.»

<<J’ai eu plu­sieurs re­fus avant >>

LA VOI­CI DANS LE RôLE DE JAS­MINE, DANS LA Sé­RIE CLASH.

ON ADORE LE SENS DE LA MODE DE LU­DI­VINE!

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