Ran­don­née au coeur d’une beau­té lé­gen­daire

My­thique, la côte Na Pa­li est de ces lieux qui nour­rissent l’âme. Avec ses mon­tagnes ver­doyantes, ses val­lées étroites et ses chutes d’eau pure, elle pro­ment dune ex­pé­rience unique en son genre.

Géo Plein Air - - Sommaire - par Mé­lis­sa Vaillan­court

Le my­thique sen­tier Ka­la­lau, à Ha­waï

Nom­breux sont ceux qui rêvent de vi­si­ter cette ré­gion d’Ha­waï. Té­mé­raires sont ceux qui daignent la fou­ler. Car, en réa­li­té, les fa­laises y sont si abruptes qu’au­cune route car­ros­sable n’a pu y être amé­na­gée. Seul un pe­tit sen­tier, par­se­mé de roc et de terre boueuse, per­met de se rendre dans ses tré­fonds et, sur­tout, à sa plage lé­gen­daire.

Sui­vant la côte du lit­to­ral sur 18 km, le sen­tier Ka­la­lau tra­verse cinq val­lées es­car­pées, don­nant une im­pres­sion qua­si constante de mar­cher le long d’un pré­ci­pice. Au-de­là de sa beau­té, ce sen­tier est sur­tout connu pour ses dan­gers: le temps im­pré­vi­sible, les fa­laises abruptes, les crues su­bites et les cou­rants fé­roces causent chaque an­née de nom­breuses éva­cua­tions, et par­fois même des dé­cès.

Mal­gré tous ces aver­tis­se­ments, plu­sieurs tentent le dé­fi. Au dé­part, on constate qu’il y a plu­sieurs voi­tures sta­tion­nées à la tête du sen­tier, à la plage de Ke’e.

Bien que boueux et ro­cailleux, les deux pre­miers ki­lo­mètres sont bon­dés de tou­ristes cu­rieux d’ad­mi­rer en­fin la côte Na Pa­li. Le bé­bé sur le dos de pa­pa ou de ma­man, une fillette de cinq ans, un es­tro­pié, le jeune homme en gou­gounes, une per­sonne du troi­sième âge… On est sur­pris de voir au­tant de monde des­cendre dans la pre­mière val­lée.

HANAKAPI’AI

La plu­part des vi­si­teurs s’ar­rê­te­ront à la ma­gni­fique plage Hanakapi’ai. In­ter­dite à la bai­gnade, elle est ré­ser­vée aux sur­feurs ex­pé­ri­men­tés. Et en­core! Plu­sieurs pan­neaux aver­tissent des

forts cou­rants de re­tour : les eaux hou­leuses sont ré­pu­tées pour ava­ler ceux qui osent s’y aven­tu­rer. On pré­fère donc s’as­seoir pour ad­mi­rer le pay­sage et la mer dé­chaî­née.

À par­tir de cette plage, un sen­tier de 3 km in­vite les mar­cheurs à s’en­fon­cer dans la val­lée jus­qu’à l’im­pres­sion­nante chute Hanakapi’ai. Une su­perbe ran­don­née d’un jour qui en met­tra plein la vue aux tou­ristes du di­manche in­ex­pé­ri­men­tés.

D’autres, mieux équi­pés, pour­sui­vront leur marche le long du lit­to­ral pour re­joindre la val­lée qui fait tant rê­ver. Pour conti­nuer sur ce sen­tier, un per­mis est re­quis, ain­si que tout l’équi­pe­ment né­ces­saire per­met­tant de sé­jour­ner en au­to­no­mie: tente, vivres, quelques vê­te­ments en cas d’in­tem­pé­ries et, sur­tout, de bonnes chaus­sures.

En quit­tant la plage, l’am­biance change. Le si­lence s’ins­talle entre les ran­don­neurs… On sait que le vrai pé­riple com­mence. Sur en­vi­ron 1 km, le sen­tier re­monte en plu­sieurs la­cets dans la

Les ran­don­neurs sont heu­reux de pou­voir quit­ter la val­lée Ka­la­lau par temps en­so­leillé.

Pe­tit cam­pe­ment de­vant l’im­mense plage

Les gi­gan­tesques mu­railles de la val­lée Ka­la­lau

Le sen­tier tra­verse la jungle dense. Par temps plu­vieux, il se trans­forme en ri­vière boueuse.

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