MONT WA­SHING­TON 1917 M

Géo Plein Air - - 30 Ans! -

L e 9 mai 2016, Fran­çois Car­rier, 47 ans, s’en­gage sur le sen­tier Tu­cker­man Ra­vine, qui mène au som­met de la plus haute mon­tagne du Nord-Est amé­ri­cain. Même s’il est un ran­don­neur ex­pé­ri­men­té (il cu­mule six as­cen­sions de cette mon­tagne), le Drum­mond­vil­lois ne se­ra plus ja­mais re­vu vi­vant. Son corps est re­trou­vé en bor­dure du sen­tier quelques se­maines plus tard. La reine des mon­tagnes Blanches dans le New Hamp­shire ve­nait d’ajou­ter un autre nom à la liste des 150 ran­don­neurs morts sur ses pentes de­puis 1849.

Avec son som­met haut de «seule­ment» 1917 m, le mont Wa­shing­ton se­rait consi­dé­ré comme une vul­gaire butte à bien des en­droits sur Terre. Ce qu’on ignore, c’est qu’elle est si­tuée au beau mi­lieu d’un car­re­four de mau­vais temps. Ré­sul­tat : les condi­tions cli­ma­tiques y changent très ra­pi­de­ment – rares sont les jour­nées in­té­gra­le­ment en­so­leillées. Ajou­tez à l’équa­tion des vents meur­triers, des flancs dé­nu­dés à par­tir d’en­vi­ron 1300 m et des sen­tiers «tord-che­villes», et vous ob­te­nez un sa­cré bon dé­fi. L’hi­ver, on parle car­ré­ment d’al­pi­nisme.

Le sen­tier Tu­cker­man Ra­vine est de loin le plus fa­cile à grim­per, et aus­si ce­lui pri­vi­lé­gié par les di­zaines de mil­liers de vi­si­teurs an­nuels du mont Wa­shing­ton. Les sen­tiers Lion Head, Boott Spur et Am­mo­noo­suc Ra­vine (à l’ouest de la mon­tagne) sont moins fré­quen­tés, mais consi­dé­ra­ble­ment plus cas­se­gueule. À vous de choi­sir ! www.nhs­ta­te­parks.org

TANT QU’À Y ÊTRE

Ex­plo­rez les autres som­mets de la chaîne de mon­tagne des Pré­si­den­tielles (Ei­sen­ho­wer, Frank­lin, etc.) en sé­jour­nant dans des gîtes gé­rés par l’Ap­pa­la­chian Moun­tain Club.

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