C’est chaud !

Grâce à une concep­tion plus in­gé­nieuse que ja­mais, les ré­chauds per­for­mants ont dé­sor­mais leur place dans l’ar­se­nal du plei­nai­riste sé­rieux.

Géo Plein Air - - Sommaire - par Da­ny Cou­lombe

Sous la loupe, des ré­chauds per­for­mants, par­faits pour le plei­nai­riste sé­rieux.

Dé­bu­tons par la ques­tion de fond: un ré­chaud à deux ronds, vrai­ment? Tout à fait ! Avec ce type d’ap­pa­reil, il est plus fa­cile de cui­si­ner des re­pas plus éla­bo­rés. Plus d’es­pace per­met de pré­pa­rer plus de bouffe pour plus de monde sans ris­quer de tout ren­ver­ser.

Évi­dem­ment, il est plus en­com­brant qu’un ré­chaud d’ex­pé­di­tion. Le car­bu­rant utilisé est moins por­table, et le tout coûte plus cher. Mais si vous pla­ni­fiez nour­rir une troupe de scouts, une pe­tite fa­mille ou les membres d’une ran­don­née à par­tir d’un camp de base, il pré­sente plus d’avan­tages que d’in­con­vé­nients.

LE MA­TÉ­RIEL

Au-de­là du prix d’achat, quelques cri­tères ma­jeurs sont à consi­dé­rer. D’abord, le poids. Il ne sert à rien de vou­loir trans­por­ter un ob­jet in­uti­le­ment lourd. En­suite, les di­men­sions. Un es­pace adé­quat entre les brû­leurs s’avère un atout. En­fin, les ma­té­riaux. On pense ici à ro­bus­tesse, poids, du­ra­bi­li­té et fa­ci­li­té de net­toyage. Par exemple, un fond en acier in­oxy­dable est plus fa­cile à net­toyer qu’un en acier peint.

LA CUIS­SON

N’ou­blions pas la puis­sance, qui se tra­duit par le temps de cuis­son. La puis­sance est in­di­quée en BTU à l’heure (ou en watts, 3412 BTU/h équi­vaut en­vi­ron à 1 ki­lo­watt). At­ten­tion: un brû­leur peut in­di­quer une puis­sance no­mi­nale plus éle­vée et prendre plus de temps pour faire bouillir l’eau. La taille du brû­leur, son ren­de­ment et la pro­tec­tion contre le vent font va­rier les ré­sul­tats.

Quand on parle de temps de cuis­son, il faut sa­voir aus­si que de nom­breux fac­teurs peuvent chan­ger les chiffres: l’eau qui fré­mit n’est pas en ébul­li­tion, l’eau qui bout à haute al­ti­tude n’est pas à 100 °C, la tem­pé­ra­ture de l’air et celle ini­tiale de l’eau changent la donne, et le type de chau­dron utilisé al­tère ces fac­teurs. Bref, il faut consi­dé­rer ces don­nées seule­ment comme un point de dé­part dans nos com­pa­rai­sons.

Bien que presque tous ces ré­chauds uti­lisent des bon­bonnes de pro­pane à usage unique, cer­tains sont équi­pés d’adap­ta­teurs pour se fixer à des bon­bonnes de bar­be­cue ou même aux pe­tites bon­bonnes de gaz de pé­trole li­qué­fié (GPL) des ré­chauds d’ex­pé­di­tion.

L’UTI­LI­SA­TION

Quand on a les doigts ge­lés, qu’on est fa­ti­gué ou que des af­fa­més nous pressent de toutes parts, on n’a pas le goût de se battre avec l’équi­pe­ment. La fa­ci­li­té d’uti­li­sa­tion com­prend le dé­ploie­ment, le bran­che­ment à la bon­bonne et l’al­lu­mage, le contrôle du feu et le net­toyage. La ro­bus­tesse et la du­ra­bi­li­té des ma­té­riaux comptent éga­le­ment.

LE POINT D’ÉBUL­LI­TION

Les temps d’ébul­li­tion ob­te­nus dans ce banc d’es­sai sont plus longs que ceux an­non­cés par le fa­bri­cant. Les condi­tions n’étaient pas idéales, plus fi­dèles à celles ren­con­trées dans la vraie vie. Notre banc d’es­sai a été réa­li­sé avec ces élé­ments: Chau­dron d’acier in­oxy­dable de 20 cm à double fond avec in­ser­tion de cuivre Tem­pé­ra­ture ini­tiale de l’eau: en­vi­ron 10°C Tem­pé­ra­ture de l’air : en­vi­ron 15 °C Quan­ti­té d’eau uti­li­sée: 1 L Vent mo­dé­ré Un seul rond al­lu­mé Pour com­pa­rer l’es­pace de cuis­son : deux chau­drons de 25 cm et une ca­fe­tière ex­pres­so de 9,5 cm de dia­mètre

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