Chau­dière-Ap­pa­laches / Île aux Grues

VI­RÉE RU­RALE, CULTU­RELLE ET GOUR­MANDE

Géo Plein Air - - Escapades -

Bien que l’île aux Grues soit iso­lée et que l’offre d’ac­ti­vi­tés y soit li­mi­tée, elle nous at­tire et nous sé­duit. Seule­ment une cen­taine de per­sonnes y ré­sident à l’an­née. Les en­fants, qui se comptent sur les doigts d’une main, vont à l’école à Mont­ma­gny, trans­por­tés par avion ma­tin et soir.

En sor­tant du tra­ver­sier, on com­mence par louer un vé­lo au Ca­fé aux Quatre Vents. «Peut-on em­prun­ter un ca­de­nas?» L’homme, ahu­ri par la ques­tion, ré­pond: «Il n’y a pas de vo­leur icitte, on le po­gne­rait sur le ba­teau.» Ça donne le ton du sé­jour !

Après avoir mon­té la tente et dé­po­sé les sacs à dos, on fait le plein de fro­mages fins en vue de s’im­pro­vi­ser un sou­per vins et fro­mages cham­pêtre. Parce que c’est à l’île aux Grues qu’est fa­bri­qué le Rio­pelle, avec le lait de trois fermes lai­tières lo­cales. La fro­ma­ge­rie fait main­te­nant plu­sieurs pro­duits très ap­pré­ciés des épi­cu­riens.

On part en­suite dé­cou­vrir à vé­lo cette pe­tite île de 10 km de long. Ce lieu d’une grande beau­té, si­tué au coeur du Saint-Laurent, a été ren­du my­thique par le grand peintre Jean-Paul Rio­pelle (d’où le nom du fro­mage), qui s’est éta­bli au ma­noir MacP­her­son-Le­moine dans les an­nées 1990 et qui y a vé­cu jus­qu’à la fin de ses jours, en 2002. La ré­si­dence, pri­vée, ap­par­tient tou­jours à sa der­nière com­pagne. On peut aus­si aper­ce­voir son ate­lier, où il a créé

une fresque ex­po­sée au Mu­sée na­tio­nal des beaux-arts du Qué­bec.

ex­trém­ni­tédde À l’autre l’île, on trouve la ré­serve na­tu­relle Jean-Paul-Rio­pelle. On peut y rou­ler quelques ki­lo­mètres sur des sen­tiers om­bra­gés et dé­cou­vrir de beaux points de vue sur le fleuve.

Un sé­jour de 24 heures sur l’île est am­ple­ment suf­fi­sant pour en faire le tour à vé­lo, par­cou­rir les sen­tiers, dé­gus­ter les fro­mages lo­caux et re­par­tir apai­sés. On n’ou­blie pas de faire des pro­vi­sions de fro­mages avant de sau­ter dans le ba­teau !

REPÈRES

Île aux Grues Société des tra­ver­siers du Qué­bec – L’Isle-aux-Grues–Mont­ma­gny

www.isle-aux-grues.com, www.tra­ver­siers.com Le tra­ver­sier part de Mont­ma­gny, mais pas si sou­vent. On sur­veille l’ho­raire !

À SA­VOIR

> Si­tué sur le che­min de la Vo­lière, le pe­tit cam­ping mu­ni­ci­pal, où tentes et vé­hi­cules ré­créa­tifs se cô­toient, est le seul en­droit où il est per­mis de plan­ter sa tente sur l’île. On y trouve des douches, des toi­lettes et de l’eau cou­rante non po­table. > Même dans les rares res­tau­rants et com­merces de l’île aux Grues, l’eau ac­ces­sible aux vi­si­teurs n’est pas po­table. On pré­voit le coup ! > Les ta­blettes de l’épi­ce­rie-SAQ sont très peu gar­nies et les heures d’ou­ver­ture très li­mi­tées. Si vous sou­hai­tez ac­com­pa­gner vos fro­mages d’une bonne bou­teille de vin, de noix, dattes, lé­gumes et pain gour­met, faites vos courses avant de prendre le tra­ver­sier. > La file de voi­tures est sou­vent longue pour em­bar­quer sur le tra­ver­sier. Afin d’évi­ter le stress – on pour­ra em­bar­quer ou pas ? –, on tra­verse avec son vé­lo, ou à pied puis on loue un vé­lo au Ca­fé aux Quatre Vents, à la sor­tie du tra­ver­sier.

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