Pé­daler jusqu’au bureau est de­venu une habi­tude

Guard of Honour - - NEWS - NATHALIE LETANG

« Ça prend trois se­maines pour créer une habi­tude, Go Nat Go, tu es ca­pa­ble ! » Ce sont les paroles d’en­cour­age- ment que mon bon ami Jean me marte­lait jour après jour. Il faut dire que Jean est un cy­cliste aguerri. Moi, je voulais sim­ple­ment éviter de pren­dre le nou­veau sys­tème d’auto- bus Rapibus de la So­ciété de Trans­port de l’Ou­taouais et voulait ten­ter l’ex­péri­ence ‘’vélo-boulot’’.

Qua­tre ans plus t ard, j e dois avouer m’être fait pren­dre au jeu. En­fourcher mon vélo matin et soir pour ef­fectuer le tra­jet mai­son-boulot est de­venu un grand plaisir et une habi­tude bien an­crée. Dire qu’au début je m’étais fixé comme ob­jec­tif de pé­dal er de deux à trois fois par se­maine pen­dant l’été, main­tenant c’est neuf – dix mois par an­née à rai­son de cinq fois par se­maine.

Comme je quitte la mai­son très tôt, j’ai le priv­ilège de voir le soleil se lever sur la ré­gion.

Mon tra­jet de Gatineau au cen­tre-ville d’Ot­tawa me per­met de saluer la na­ture sur la piste cy­clable du lac Leamy et d’y croiser régulière­ment des chevreuils, un grand héron et si la chance me sourit, un re­nard.

Il m’ar­rive régulière­ment de ralen­tir sur le pont Alexan­dria afin d’ad­mirer les éd­i­fices il­lu­minés du côté d’Ot­tawa et leurs re­flets sur la riv­ière. Les matins de brouil­lard, c’est féérique. Deux ou trois fois par an­née, ce dernier est telle- ment dense que le par­lement est com­plète­ment dis­paru.

En au­tomne, il est tou­jours in­téres­sant aussi de re­garder glisser, avec pour seul éclairage l a l umière de l a l une, des dizaines de can­ots sur la riv­ière des Ou­taouais.

Le plus grand avan­tage de cette aven­ture est surtout le plaisir de pro­longer mon temps à l’ex­térieur. Le pe­tit matin m’én­er­gise et le re­tour en fin de journée me per­met de relâcher la ten­sion, de me vider l’es­prit de ma journée de tra­vail.

Au­jourd’hui, je peux fière­ment af­firmer qu’en plus des va­cances d’été, je trouve le temps de m’amuser pen­dant mes allers- re­tours, qui me font par­courir plus de 3 000 km par an­née.

B e a u t e mps, mau­vai s temps, l e plaisir de rouler est de­venu une habi­tude, presqu’une né­ces­sité.

Mon gros défi de­meure le vent, je dis sou­vent à la blague, le vent ne m’aime pas, il est tou­jours con­tre moi.

L’an dernier, comme l’hiver s’est fait at­ten­dre, j’ai pé­dalé jusqu’au 18 décem­bre. Puisse 2016 me per­me­t­tre de rouler en­core plus longtemps.

JEANNE GAGNON, GUARD OF HON­OUR/GARDE D’HONNEUR

Nathalie Letang, a DND em­ployee, has been cy­cling to work for the past four years. Nathalie Letang, une em­ployée du MDN, prend son vélo pour se ren­dre au tra­vail depuis main­tenant qua­tre ans.

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