Re­cord d’ani­maux aban­don­nés à Mon­tréal

La SPCA de Mon­tréal dit avoir se­cou­ru 1915 ani­maux aban­don­nés entre le 1er juin et le 1er juillet, un chiffre qu’elle qua­li­fie de « re­cord d’aban­dons ».

Guide de Montréal-Nord - - NEWS - LAU­RENCE HOUDE-ROY

Dans un mes­sage pu­blié sur sa page Fa­ce­book, la SPCA dé­plore cette si­tua­tion sur­ve­nue pen­dant la pé­riode de dé­mé­na­ge­ment. « Des chiens et chats qui étaient des com­pa­gnons de vie et qui ont pour­tant été aban­don­nés ! Ils mé­ritent d’être ré­con­for­tés, d’être soi­gnés et de trou­ver un nou­veau foyer », ajoute la SPCA.

En com­pa­rai­son, en 2014 pen­dant la pé­riode du 1er juin au 1er juillet, 1707 ani­maux ont été se­cou­rus, et 1552 en 2015.

Du­rant les onze pre­miers jours de juin, c’est 751 ani­maux qui ont été se­cou­rus. Pen­dant cette même pé­riode l’an pas­sé, 624 ani­maux ont été se­cou­rus par la SPCA. Le chiffre était sen­si­ble­ment le même dans les an­nées pré­cé­dentes, confirme Ani­ta Ka­pus­cins­ka, porte-pa­role à la SPCA de Mon­tréal. « Cette an­née, on note donc un re­cord d’aban­dons en com­pa­rai­son aux der­nières an­nées », sou­ligne-t-elle.

La SPCA se de­mande si la hausse du prix des loyers se­rait la cause de cette aug­men­ta­tion. « Ça pour­rait for­cer beau­coup de fa­mille à dé­mé­na­ger, pour se trou­ver un ap­par­te­ment moins cher et qui peut-être n’ac­cep­te­rait pas les ani­maux », avance Mme Ka­pus­cins­ka. Elle confirme du même coup que les dé­mé­na­ge­ments est la pre­mière cause d’aban­dons des ani­maux rap­por­tés à la SPCA.

Elle sou­ligne tou­te­fois que, tous les ans, le nombre d’ani­maux aban­don­nés en rai­son des dé­mé­na­ge­ments conti­nue d’aug­men­ter tout l’été jus­qu’à la fin août. « On va donc avoir une meilleure idée de la si­tua­tion à la fin août. J’es­père que les gens ont sim­ple­ment dé­mé­na­gé plus tôt, donc qu’il y au­ra moins d’aban­dons d’ici la fin août », es­père Mme Ka­pus­cins­ka.

Les aban­dons d’ani­maux dans les der­nières se­maines ont été à la fois faits par des pro­prié­taires qui se sont dé­pla­cés di­rec­te­ment à la SPCA pour rendre leurs ani­maux, ou en­core à la suite de si­gna­le­ments re­çus par la SPCA pour des ani­maux er­rants trou­vés dans la rue.

« Quand on parle aux fa­milles qui aban­donnent leur ani­mal, on ne parle pas d’ani­maux qui ont un his­to­rique de nui­sance. Ce sont des ani­maux qui ne causent pas de dom­mage, mais les fa­milles ne peuvent plus les gar­der avec eux en rai­son d’un dé­mé­na­ge­ment, bien sou­vent », rap­porte la porte-pa­role.

Ce sont ma­jo­ri­tai­re­ment des chats qui sont se­cou­rus par la SPCA. Si bien qu’en temps nor­mal, pour chaque chien dis­po­nible pour adop­tion à la SPCA, il y 3 ou 4 chats éga­le­ment dis­po­nibles pour adop­tion, note l’or­ga­nisme.

Mais la SPCA se dit heu­reuse de la ré­ac­tion du pu­blic dans les der­nières se­maines. En pré­vi­sion de la pé­riode de dé­mé­na­ge­ment, la SPCA avait or­ga­ni­sé plu­sieurs évé­ne­ments d’adop­tion, qui pré­voyaient no­tam­ment des ra­bais sur les frais d’adop­tion. « On a eu beau­coup d’adop­tions ces temps-ci, donc on est sou­la­gés de voir la ré­ac­tion du pu­blic, ça nous aide. Ce week-end, il y a beau­coup de belles fa­milles qui se sont pré­sen­tées pour adop­ter un ani­mal. On a fait adop­ter beau­coup de chats », note Mme Ka­pus­cins­ka.

Ces adop­tions, ain­si que l’aide des centres d’ac­cueil, ont per­mis de li­bé­rer de la place à la SPCA pour ac­cueillir les ani­maux ré­cem­ment aban­don­nés. « Si bien qu’on n’a que 3 chiens ac­tuel­le­ment dis­po­nibles pour adop­tion, mais 40 chats dis­po­nibles », in­dique la porte-pa­role.

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