Des hauts et des bas sur Char­le­roi

Temps des Fêtes

Guide de Montréal-Nord - - ACTUALITÉS - RALPH-BONET SANON ralph-bonet.sanon@tc.tc

AF­FAIRES. Le temps des Fêtes était pro­pice aux bonnes af­faires pour cer­tains com­mer­çants de la rue Char­le­roi. Pour d’autres, cette pé­riode était un peu plus dif­fi­cile.

Au Mar­ché Tra­di­tion, la porte d’en­trée s’ouvre et se ferme conti­nuel­le­ment à la veille de Noël.

Cette pé­riode est tou­jours bien oc­cu­pée, in­dique le pro­prié­taire de l’épi­ce­rie de­puis trois ans.

« La ma­gie de Noël, on la res­sent, té­moigne Fa­di Ma­was­si. On ne ferme que cinq jours du­rant l’an­née et la veille de cha­cun de ces jours, il y a plus de tra­vail. Les af­faires vont très bien pen­dant les Fêtes. »

À un jet de pierre, plu­sieurs femmes se font coif­fer ou at­tendent leur tour au Sa­lon DEKA Coif­fure, ou­vert ex­cep­tion­nel­le­ment un di­manche.

Pour la pro­prié­taire du sa­lon et ad­mi­nis­tra­trice de l’As­so­cia­tion des com­mer­çants de la rue Char­le­roi, début dé­cembre est sy­no­nyme de plus grande af­fluence.

« Les Fêtes, en coif­fure, c’est très oc­cu­pé, dit Ka­rine Des­fos­sés. C’est un bon 20 % d’aug­men­ta­tion, une bonne pé­riode pour nous. »

Plus à l’ouest chez Gra­na­da Piz­ze­ria, c’est un «un peu plus oc­cu­pé» qu’à l’ha­bi­tude, mais dans l’en­semble, ça reste stable, men­tionne le pro­prié­taire de l’éta­blis­se­ment de­puis 12 ans, Jim­my Nik­la­ris, éga­le­ment tré­so­rier de l’As­so­cia­tion.

« C’EST MORT »

Pour d’autres mar­chands tou­te­fois, cette veille de Noël n’a pas ame­né beau­coup de clients.

C’était le cas au Su­per Mar­ché Char­le­roi, ain­si que chez Ma­ma Su­per Mar­ché, où une pro­prié­taire dé­plore que « c’est comme s’il n’y avait pas de Fêtes, c’est mort, du ja­mais vu en 36 ans de com­merce ».

À Johnny Tim­bre­ville, bou­tique de vente de jeux vi­déos, de vente de cartes spor­tives et non spor­tives, d’ex­per­tise en phi­la­té­lie et de ré­pa­ra­tion de consoles de jeu, une ten­dance à la baisse est ob­ser­vée de­puis long­temps.

«Les gens ont ten­dance à ache­ter en ligne, ils sortent de moins en moins et pré­fèrent les grandes sur­faces », ob­serve Max, un des pro­prié­taires.

« Les lo­caux au­tour ont été fer­més pen­dant tel­le­ment long­temps, que je pense que les gens ne pré­co­nisent pas le sec­teur », pense sa col­lègue My­lène, qui dé­nonce aus­si un manque de sta­tion­ne­ment en bor­dure de rue.

En­core plus à l’ouest, près du bou­le­vard Pie-IX, le pro­prié­taire du Mar­ché Con­go Na Bis­so garde un sou­rire conta­gieux, même les clients se font rares et que «ça tourne au ra­len­ti ».

« Je ne sais pas si c’est l’em­pla­ce­ment où le manque de bus, s’in­ter­roge Jo­seph Tshien­da. Mon voi­sin qui vend des vê­te­ments m’a dit qu’il compte s’en al­ler en jan­vier. »

(Pho­to TC Me­dia — Ralph-Bonet Sanon)

(Pho­to TC Me­dia — Ralph-Bonet Sanon)

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