La course, un sport ac­ces­sible et ef­fi­cace

C’est un dé­part La un sport et , ai­mer l’ac­ti­vi­té phy­sique n’est pas don­né à tous. par contre, de­puis plu­sieurs an­nées, on sent un re­gain de vie pour la course, car ce sport peut être pra­ti­qué à peu près par­tout, par des gens de tous les âges et de

Guide Pratique - - Edito -

Pour plu­sieurs, la course à pied est l’ac­ti­vi­té phy­sique qui leur a don­né en­vie de prendre soin de leur san­té, le pre­mier sport pour le­quel ils ont gar­dé leur mo­ti­va­tion. pas sur­pre­nant qu’elle soit aus­si po­pu­laire puis­qu’elle pos­sède plu­sieurs qua­li­tés: elle ne né­ces­site que très peu d’équi­pe­ment, se pra­tique en toute sai­son, n’exige pas de se dé­pla­cer ailleurs que chez soi (comme dans un gym) et est ac­ces­sible à tous, peu im­porte le ni­veau de forme. Les bien­faits de la course à l’ex­té­rieur ne sont pas né­gli­geables, eux non plus.

Com­ment évi­ter les bles­sures

1. plu­sieurs dé­bu­tants en course font l’er­reur de com­men­cer par trop d’in­ten­si­té, ce qui nuit à leur per­for­mance et peut cau­ser des bles­sures. Mieux vaut y al­ler dou­ce­ment (comme le sug­gère le pro­gramme d’éner­gie Car­dio aux pages 16 à 25) et aug­men­ter l’in­ten­si­té gra­duel­le­ment.

2. Faire de trop grands pas est éga­le­ment une er­reur cou­rante. pour­quoi? en plus de com­por­ter un risque de chute lorsque la chaus­sée est glis­sante, les trop grands pas ne per­mettent pas au corps d’ab­sor­ber cor­rec­te­ment les chocs, ce qui peut oc­ca­sion­ner des bles­sures aux ge­noux et au dos. un truc pour cou­rir à un

La course fait-elle perdre du poids?

Comme toute ac­ti­vi­té phy­sique, la fré­quence et l’in­ten­si­té sont des fac­teurs im­por­tants dans la pra­tique d’un sport lors­qu’on veut perdre des ki­los. par exemple, mar­cher len­te­ment 10 mi­nutes par jour ne se­rait pas très ef­fi­cace (même si c’est mieux que rien!). La course n’échappe pas à ce fait. Mais ras­su­rez-vous:

les ef­forts n’ont pas à être sur­hu­mains pour don­ner des ré­sul­tats.

Se­lon la ma­ra­tho­nienne Jo­sée pré­vost, pro­prié­taire de Mai­son de la Course: «Le corps hu­main est bon rythme et avec des fou­lées adé­quates est de se pro­cu­rer un mé­tro­nome, que l’on ac­croche au poi­gnet et qui dicte le rythme à 180 pas par mi­nute. au dé­but, cette vi­tesse vous sem­ble­ra grande, mais elle vous obli­ge­ra à ré­duire la lon­gueur de vos pas, ce qui est op­ti­mal pour l’ab­sorp­tion des chocs.

3. il est aus­si im­por­tant d’avoir la bonne tech­nique de course pour échap­per aux bles­sures: il faut dé­po­ser le pied en en­tier, en des­sous et au mi­lieu du corps. Ce­la pro­tège les ar­ti­cu­la­tions. Cou­rir sur les ta­lons ou sur la pointe des pieds est à pros­crire parce que ce­la cause in­évi­ta­ble­ment des bles­sures.

pra­tique

Sa­viez-vous que?

La res­pi­ra­tion, pen­dant le sport ou au re­pos, joue un rôle im­por­tant sur le stress la perte de poids. Se­lon plu­sieurs spé­cia­listes en mé­de­cine spor­tive, si les muscles manquent d’oxy­gène, les glu­cides et les li­pides ne se­ront pas brû­lés ef­fi­ca­ce­ment. Si l’ath­lète res­pire mal pen­dant l’ef­fort, seul le glu­cose se­rait dé­truit, ce qui cau­se­rait la for­ma­tion d’acide lac­tique. Ré­sul­tat? Une sen­sa­tion de brû­lure dans les muscles. Il est donc im­por­tant d’al­ler cher­cher une grande quan­ti­té d’air lors­qu’on court, afin que ce­lui-ci par­vienne au ni­veau des al­véoles des bronches et soit en­suite trans­por­té dans le sang jus­qu’aux muscles… où le glu­cose et les li­pides sont brû­lés!

Mais, même au re­pos, il est im­por­tant de sur­veiller sa res­pi­ra­tion puis­qu’une bonne oxy­gé­na­tion du cer­veau ai­de­rait à éloi­gner le stress et l’an­xié­té. Com­ment sa­voir si l’on res­pire bien? Le bas du ventre de­vrait se sou­le­ver à chaque res­pi­ra­tion, et celle- ci de­vrait avoir un rythme ré­gu­lier. D’ailleurs, plu­sieurs ne s’en rendent pas compte, mais re­tiennent leur res­pi­ra­tion plu­sieurs fois par mi­nute pour toutes sortes de rai­sons : parce qu’ils ne veulent pas ra­ter un feu vert en voi­ture, parce qu’ils ren­contrent une nou­velle per­sonne ou même parce qu’ils sont en train d’écrire un cour­riel. En ef­fet, des études ont prou­vé que les gens ont ten­dance à ar­rê­ter de res­pi­rer lors­qu’ils écrivent!

Com­ment ne pas s’es­souf­fler trop ra­pi­de­ment?

Vous qui vous ap­prê­tez à goû­ter aux joies de la course, sa­chez qu’il y a une tech­nique de res­pi­ra­tion qui vous ai­de­ra à réa­li­ser de meilleures per­for­mances. Elle est simple: res­pi­rez par la bouche. Ja­dis, on sug­gé­rait aux gens d’inspirer par le nez et d’ex­pi­rer par la bouche. Au­jourd’hui, on conseille plu­tôt de tout faire par voie orale, puisque l’air y entre et sort plus fa­ci­le­ment, ce qui est plus ef­fi­cace. Par ailleurs, afin de ne pas trop se fa­ti­guer et conser­ver son plai­sir lors de la mon­tée d’une côte, il vaut mieux l’at­ta­quer len­te­ment en met­tant tout son corps à contri­bu­tion dans l’ef­fort, comme en s’ai­dant de ses bras en les ba­lan­çant. Il est éga­le­ment pré­fé­rable de ne pas cou­rir à la même vi­tesse que sur un sol plat, mais de la ré­duire se­lon l’in­cli­nai­son.

Com­ment res­ter mo­ti­vée?

Jo­sée Pré­vost a un truc pour que la mo­ti­va­tion ne s’en­vole pas: «Mon meilleur con­seil est de s’ins­crire à des courses entre amis. Le fait de vou­loir réus­sir donne en­vie de cou­rir mal­gré les in­tem­pé­ries ou la fa­tigue. De plus, il est plus dif­fi­cile de sau­ter un en­traî­ne­ment quand une ou des amies nous at­tendent. Il existe éga­le­ment des montres GPS qui prennent des me­sures de temps et de ki­lo­mètres. Elles re­pré­sentent un bon truc pour res­ter mo­ti­vée, car c’est gra­ti­fiant de voir qu’on a réus­si à cou­rir en moins de temps la même dis­tance, par exemple.» Pour ob­te­nir plus de conseils, vous pou­vez ren­con­trer des ex­perts dans les deux bou­tiques de Mai­son de la Course (Mont-saint-hi­laire et Sainte-thé­rèse) ou vi­si­tez mai­son­de­la­course.com.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.