Faire du sport en­ceinte

En­ceinte Faire du Que vous ayez tou­jours fait du sport ou que vous vou­liez vous y mettre alors que vous êtes en­ceinte, il est bon de bou­ger. Mais at­ten- tion, il y a évi­dem­ment des li­mites à res­pec­ter.

Guide Pratique - - Edito -

Il y a plu­sieurs an­nées, lors­qu’une femme tom­bait en­ceinte, son mé­de­cin lui sug­gé­rait for­te­ment de ne plus four­nir d’ef­forts phy­siques et de prendre du re­pos. Au­jourd’hui, on sait que le sport n’ap­porte que des bien­faits. En ef­fet, se­lon le pro­gramme gou­ver­ne­men­tal Ki­no-qué­bec, les femmes en­ceintes in­ac­tives s’ex­posent à plu­sieurs pro­blèmes tels que les es­souf­fle­ments, une perte de flexi­bi­li­té et d’en­du­rance mus­cu­laire, une fa­tigue plus in­tense, de l’hy­per­ten­sion et du dia­bète ges­ta­tion­nel. Les spé­cia­listes croient d’ailleurs qu’il est gé­né­ra­le­ment plus dif­fi­cile de se re­mettre de l’ac­cou­che­ment si la femme n’a pas fait d’ac­ti­vi­tés phy­siques du­rant la gros­sesse. De plus, les exer­cices pour for­ti­fier le plan­cher pel­vien (voir la page 73), com­men­cés peu de temps après l’ac­cou­che­ment, pour­raient ré­duire le risque fu­tur d’in­con­ti­nence uri­naire.

L’ac­ti­vi­té phy­sique, est-ce bon pour Le foe­tus?

Bien sûr, si vous por­tez un bé­bé, abs­te­nez­vous de suivre un en­traî­ne­ment trop in­tense, et ce, même si vous êtes une ath­lète. En ef­fet, des com­pli­ca­tions telles que le dé­col­le­ment du pla­cen­ta peuvent sur­ve­nir si le corps est sou­mis à trop de chocs. Les spé­cia­listes re­com­mandent aux femmes dont la gros­sesse se dé­roule nor­ma­le­ment de pra­ti­quer des ac­ti­vi­tés d’in­ten­si­té mo­dé­rée, c’est-à-dire qui gé­nèrent un léger es­souf­fle­ment (vous êtes en­core ca­pable de par­ler pen­dant l’exer­cice), mais qui ne pro­voquent pas de se­cousses ré­pé­ti­tives. Par ailleurs, en pra­ti­quant ré­gu­liè­re­ment une ac­ti­vi­té phy­sique, vous se­rez moins es­souf­flée, vous as­su­re­rez une meilleure oxy­gé­na­tion du pla­cen­ta et vous cour­rez moins de risque de faire de la ré­ten­tion d’eau.

Le foe­tus exige beau­coup d’éner­gie, et chaque ac­ti­vi­té phy­sique pour­rait vous sem­bler pé­nible. Votre coeur bat­tra plus vite pour four­nir un ef­fort qui, au­pa­ra­vant, n’en était pas un. Aus­si, dès le troi­sième tri­mestre, la pres­sion du bé­bé sur le dia­phragme peut rendre votre res­pi­ra­tion ar­due. Soyez à l’écoute de votre corps et ne lui en de­man­dez pas trop. Ar­rê­tez fré­quem­ment pour re­prendre

votre souffle.

psitt... Mieux vaut Tard Que Ja­mais

Vous êtes en­ceinte et vous n’avez

ja­mais fait de sport, mais vous ai­me­riez vous y mettre? Il n’est pas

trop tard! Vous et votre bé­bé res­sen­ti­rez de nom­breux ef­fets po­si­tifs de votre nou­veau mode

de vie. Alors, n’hé­si­tez pas!

au­pa­ra­vant.

Si vous al­lai­tez, en­traî­nez-vous im­mé­dia­te­ment après la té­tée, alors que vos seins sont moins lourds. Ki­no-qué­bec re­com­mande éga­le­ment de por­ter un sou­tien-gorge sans com­pres­sion lo­cale pour pré­ve­nir la mas­tite

(in­flam­ma­tion du sein).

exer­cices conseillés par Ki­no-qué­bec:

Marche d’un bon pas, bi­cy­clette, vé­lo sta­tion­naire, na­ta­tion, aqua­forme, danse aé­ro­bique avec im­pacts au sol ré­duits, ski de fond, ra­quette, exer­cices sur un es­ca­lier d’en­traî­ne­ment ou avec un ap­pa­reil d’en­traî­ne­ment car­dio­res­pi­ra­toire. À évi­ter: Bas­ket­ball, équi­ta­tion, gymnastique ar­tis­tique, ho­ckey, plon­gée sous-ma­rine, ac­ti­vi­tés en al­ti­tude (plus de 1 600 mètres), ski al­pin, soc­cer, sports de ra­quette et vé­lo de mon­tagne.

La course, oui ou non? Le jog­ging est une ac­ti­vi­té car­dio­res­pi­ra­toire ac­cep­table pour les femmes en­ceintes, Mais Seule­ment pen­dant les deux pre­miers tri­mestres de la gros­sesse, et à condi­tion d’en avoir fait ré­gu­liè­re­ment

Je viens d’ac­cou­cher: Quand puis-je re­com­men­cer à M’en­traî­ner?

Votre mé­de­cin est le mieux pla­cé pour vous in­di­quer quand vous pour­rez re­com­men­cer l’en­traî­ne­ment. En ef­fet, chaque femme est un cas dif­fé­rent. Par exemple, un ac­cou­che­ment par cé­sa­rienne né­ces­site da­van­tage de re­pos. Se­lon chaque per­sonne, ce­la peut prendre de quelques jours à huit se­maines… et par­fois plus! Bien sûr, sa­chez que re­com­men­cer à bou­ger se­ra plus fa­cile si vous êtes res­tée ac­tive pen­dant la gros­sesse.

•Se­lon la So­cié­té des obs­té­tri­ciens et gy­né­co­logues du Ca­na­da et la So­cié­té ca­na­dienne de phy­sio­lo­gie de l’exer­cice, l’ac­ti­vi­té phy­sique – lors­qu’on est en­ceinte – ne fait pas aug­men­ter le risque de fausse couche ni de com­pli­ca­tions néo­na­tales. Ce­la n’af­fecte pas non plus la quan­ti­té ou la com­po­si­tion du lait ni la crois­sance de l’en­fant. L’exer­cice phy­sique peut ai­der à vaincre la dé­pres­sion post-par­tum. Le sport pen­dant la gros­sesse per­met de re­prendre plus fa­ci­le­ment son poids après l’ac­cou­che­ment.

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