Le nou­veau dé­fi de

En­tre­vue Pen­dant un temps, il a dé­lais­sé sa cui­sine pour celle de l’émis­sion Qu’est- ce qu’on mange pour sou­per? sur les ondes D’ICI Ra­dio-ca­na­da. Bouillant d’éner­gie et le feu au ventre, il est re­ve­nu en force au dé­but de l’an­née et pro­po­sait une autre a

Guide Pratique - - Entrevue -

Conci­lier votre vie de père (il a deux filles; une de huit ans, dont il a la garde par­ta­gée, et une co­cotte de un an), et d’amou­reux, ça se passe bien? «( Rires.) J’ai fait le choix dé­li­bé­ré d’ou­vrir du jeu­di au di­manche et de m’en­tou­rer d’un chef de cui­sine, Mathieu Ga­gnon, qui est mon aco­lyte der­rière les four­neaux. Avec lui, même s’il fait en ce mo­ment 100 heures par se­maine, on tente de bâ­tir un sys­tème moins pre­nant pour qu’on puisse avoir une vie mieux équi­li­brée. Nous sommes en dé­mar­rage d’en­tre­prise, c’est donc un peu la fo­lie. Heu­reu­se­ment, j’ai

de res­tau­ra­teur

Texte: Ma­non Ri­vard

une blonde su­per pa­tiente! N’em­pêche que je passe quatre jours en cui­sine et trois jour­nées en­tières à la mai­son. J’ai l’air d’un zom­bie, mais pe­tit à pe­tit, je me ré­veille.»

Vous êtes en af­faires de­puis 2005, donc vous avez cé­lé­bré vos 10 ans l’an der­nier. Quel bi­lan fai­tes­vous de toutes ces an­nées? «Je suis un gar­çon très chan­ceux. J’ai mi­sé sur l’hu­main quand j’ai com­men­cé à faire du com­merce: j’ai écou­té une per­sonne à la fois, ten­té de te­nir pa­role, je me suis en­tou­ré de bons

cui­sine, «Le sno­bisme en ça m’agace. Ça m’en­rage, à la li­mite.»

qui change et un riz jas­min. Puis, ma grande fille adore les es­ca­lopes de porc pa­nées avec une cha­pe­lure de pan­ko ser­vies avec des quar­tiers de ci­tron. Ça lui fait plai­sir.»

Avez-vous lé­gué cet in­té­rêt pour la cui­sine à votre aî­née? «Pas vrai­ment. Elle n’est pas très gour­mande, donc… Elle a tou­te­fois un in­té­rêt mar­qué pour les com­mu­ni­ca­tions. C’est hy­per fa­cile pour elle, elle s’ex­prime bien, a de la drive et de l’éner­gie. On ver­ra où ça va la me­ner.»

Y a-t-il quelque chose dans votre fri­go dont vous avez honte? «Pantoute! J’ai été éle­vé avec du ba­lo­ney, que j’en vois un me niai­ser! Dans mon fri­go, il y a du ket­chup, de la mayo et de la re­lish… Il n’y a pas de mau­vais ali­ments à mon avis, il s’agit plus d’une ques­tion de do­sage. Le sno­bisme en cui­sine, ça m’agace. Ça m’en­rage, à la li­mite.»

Votre émis­sion Qu’est-ce qu’on mange pour sou­per? s’est ter­mi­née l’an der­nier. Est-ce que ça vous manque? «C’est drôle à dire, mais mon vrai mé­tier, c’est d’être res­tau­ra­teur. Être dans les cui­sines, c’est ce qui m’ha­bite le plus. J’adore qu’on m’in­vite à des émis­sions, et si la lu­mière re­tom­bait sur moi, j’en se­rais sans doute heu­reux, mais pour l’ins­tant, mon bon­heur est dans la cui­sine de mon res­tau­rant.»

Fi­na­le­ment, qu’est- ce qu’on vous sou­haite pour les pro­chains mois? «Que l’équipe en cui­sine rayonne et que nous ayons ain­si un ma­gni­fique res­to de quar­tier dont la salle est tou­jours pleine.»

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