Cui­si­ner

Pour le plai­sir des chefs ama­teurs Des fleurs mé­con­nues à une ge­lée de ca­pu­cine ou d’oeillet, un tem­pu­ra de fleurs d’hé­mé­ro­calle… Voi­ci quelques op­tions que nous sug­gère l’au­teure Hé­lène Ba­ril dans son livre Broquet). Osez gar­nir vos jar­dins de fleurs com

Guide Pratique - - Semer - La fleur de la ma­gni­fique. est

Mais at­ten­tion, il faut bien choi­sir la Ni­gel­la sa­ti­va et non la Ni­gel­la da­mas­ce­na, car cette der­nière est toxique!

En cui­sine, on uti­li­se­ra les graines noires conte­nues dans la ca­boche (voir pho­to), dont le goût est pi­quant et ci­tron­né, et sem­blable à ce­lui du cu­min. À uti­li­ser sur les pois­sons, dans le riz et les mi­jo­tés ou même en pâ­tis­se­rie. Le sou­ci des jar­dins, plus com­mu­né­ment ap­pe­lé la ca­len­du­la, a long­temps été le sub­sti­tut du sa­fran pour co­lo­rer les mets, car ce der­nier coûte très cher. Vous pou­vez dé­gus­ter les jeunes feuilles en sa­lade, ajou­ter les pé­tales à vos plats pour les dé­co­rer, uti­li­ser les bou­tons flo­raux pour aro­ma­ti­ser une huile ou en­core faire sé­cher les fleurs pour les mettre dans une pom­made, un beurre de ka­ri­té ou un baume ré­pa­ra­teur.

La pé­rille, aus­si ap­pe­lée shi­so en ja­po­nais, est ma­gni­fique avec sa cou­leur pourpre qui dé­tonne dans un nuage de ver­dure. Son goût rap­pelle ce­lui de la can­nelle, de la mus­cade et du clou de gi­rofle. Vous l’au­rez com­pris: elle se­ra dé­li­cieuse dans les mets asia­tiques (riz, lé­gumes sau­tés, soupes, su­shis ou rou­leaux de prin­temps, par exemple) et vous l’ap­pré­cie­rez au­tant pour ses feuilles que pour ses fleurs. N’ou­bliez pas d’en faire sé­cher de grandes quan­ti­tés à conser­ver dans un conte­nant her­mé­tique, ques­tion de pro­lon­ger le plai­sir 12 mois par an­née. L’agas­tache fe­nouil est un bon­heur pour les yeux grâce à ses longues tiges fleu­ries qui croissent gé­né­ra­le­ment à la deuxième an­née. Ses feuilles, qui rap­pellent l’anis et la menthe, se­ront cui­si­nées avant la flo­rai­son, pour pro­fi­ter de leur goût op­ti­mal. À uti­li­ser dans un sau­té, dans les soupes ou dans du riz, en fin de cuis­son pour en conser­ver les arômes. Les fleurs ou pé­tales par­fu­me­ront vos beurres, huiles et vi­naigres, et elles fe­ront de dé­li­cieux thés gla­cés. Qui dit mieux?

Comment faire sé­cher les ré­coltes?

Ras­su­rez-vous, vous n’avez pas be­soin de vous équi­per d’un déshy­dra­teur pour faire sé­cher vos ré­coltes. Voi­ci un truc très simple: uti­li­sez la grille sur la­quelle vous faites re­froi­dir les muf­fins ou le pain à l’ex­té­rieur du four, po­sez-y les fleurs ou les feuilles que vous vou­lez déshy­dra­ter, puis met­tez-la sur le ta­bleau de bord de la voi­ture au gros so­leil, les fe­nêtres mon­tées. L’ob­jec­tif est de re­ti­rer com­plè­te­ment l’hu­mi­di­té des feuilles pour évi­ter qu’il s’y dé­ve­loppe de la moi­sis­sure. Et faites-en tou­jours sé­cher plus que pas as­sez! On a tous au garde-man­ger des feuilles de lau­rier qui ont per­du leur sa­veur. D’une grande beau­té, le lau­rier-sauce est tout in­di­qué pour la culture en pot. De plus, la ré­colte est abon­dante. Vous pour­rez faire sé­cher les très nom­breuses feuilles, puis les mettre en sa­chets. Met­tez-y de jo­lies éti­quettes, vous ob­tien­drez de par­faits ca­deaux d’hô­tesse, à of­frir toute l’an­née. Le livre d’hé­lène Ba­ril est une vraie mine de ren­sei­gne­ments pour ceux qui s’in­té­ressent aux fines herbes et aux fleurs co­mes­tibles. N’at­ten­dez plus, et ajou­tez-le à vos ou­vrages de ré­fé­rence!

Ces der­nières an­nées, on va d’un prin­temps froid à un autre. Pour s’évi­ter de mau­vaises sur­prises, et ce, peu im­porte la ré­gion, on at­ten­dra après la mi-juin pour pro­cé­der à la grande mise en terre! L’ob­jec­tif est d’at­tendre que la tem­pé­ra­ture noc­turne se rap­proche des 10 °C (si vous êtes vrai­ment pres­sé!). Mettre en terre à moins de 5 °C pour­rait nuire consi­dé­ra­ble­ment à vos plants, voire leur être fa­tal. À no­ter que les fruits et lé­gumes sui­vants s’épa­noui­ront lorsque les tem­pé­ra­tures noc­turnes se­ront su­pé­rieures à 15 °C: to­mate, poi­vron, au­ber­gine, me­lon, courge d’été et d’hi­ver, fe­nouil, ce­rise de terre et concombre. Ils ont be­soin de cha­leur, sou­ve­nez-vous-en!

Une fois le sol ré­chauf­fé, osez trans­plan­ter la bette à carde, le bro­co­li, tous les choux, y com­pris le kale et même le chou-rave. Pas de dan­ger non plus pour l’écha­lote, l’oi­gnon et le poi­reau. Quant aux se­mences mises di­rec­te­ment dans le sol, comme les pois, les ra­dis, les ha­ri­cots, le na­vet, le pa­nais ou les épi­nards, au pire leur ger­mi­na­tion se­ra re­tar­dée si la terre est trop froide.

Il y a aus­si cer­taines plantes qui aiment le froid, mais craignent le gel, comme la lai­tue, les bet­te­raves, le chou-fleur et les pommes de terre. Soyez pa­tient et, au be­soin, re­cou­vrez les plants d’une bâche la nuit tom­bée pour les pro­té­ger du gel.

Les fines herbes sont elles aus­si sen­sibles au gel. Le ba­si­lic, le ro­ma­rin, la co­riandre, la mar­jo­laine et la sar­riette, pour ne nom­mer que celles-là, se­ront donc les der­nières choses qu’on met­tra en terre. ✿

Psitt…

N’ou­bliez pas qu’il faut bien ac­cli­ma­ter les plants avant de les mettre au jar­din pour de bon, afin de leur évi­ter un grand coup de so­leil mortel! On re­com­mande gé­né­ra­le­ment de leur ac­cor­der de trois à quatre jours d’ex­po­si­tion gra­duelle au so­leil avant le grand saut au jar­din. Même les plants ache­tés en jar­di­ne­rie doivent être ac­cli­ma­tés, à moins d’in­di­ca­tions contraires du spé­cia­liste.

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