À dix ans, il maî­trise l’art du nun­cha­ku

Le rêve d’un jeune ka­ra­te­ka

Hebdo Rive Nord - - VIE COMMUNAUTAIRE - RE­NÉE-CLAUDE DOU­CET

William a eu l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir le karaté grâce à un ami il y a de ce­la quelques an­nées. Ce der­nier lui avait of­fert un lais­ser-pas­ser lui per­met­tant d’es­sayer les cours au centre de karaté Sun­fu­ki, à L’as­somp­tion.

Dès son pre­mier es­sai, il a eu la pi­qûre. « En­suite, mes pa­rents m’ont ins­crit et j’ai eu une carte pour faire des cours », par­tage le ré­sident de Saint-sul­pice.

Le type de karaté que pra­tique William est le Ken­po, un art mar­tial éclec­tique axé sur l’au­to­dé­fense. D’ailleurs, le jeune gar­çon n’ef­fec­tue que très peu de com­bat. Il pré­fère les ka­tas ; des suc­ces­sions de mou­ve­ments co­di­fiés mi­mant un com­bat. William exé­cute des ka­tas mu­si­caux ou en­core des ka­tas ar­més.

DIS­CI­PLINE ET CONCEN­TRA­TION

Dans sa ca­té­go­rie, il est un des rares élèves de Sun­fu­ki tra­vaillant avec le nun­cha­ku, cette arme à deux branches d’ori­gine asia­tique. « La pre­mière fois que j’ai vu une dé­mons­tra­tion de nun­cha­ku, j’étais im­pres­sion­né parce que ça bou­geait dans tous les sens et ça fla­shait à cause des cou­leurs », ex­plique William qui y a vu un beau dé­fi.

Ma­nier cette arme est plu­tôt dif­fi­cile, le jeune gar­çon s’y exerce lors de ses cours, mais aus­si à la mai­son. Il consacre en­vi­ron deux heures par se­maine à son art ; une heure à l’école de karaté et une heure à la mai­son.

En plus de lui per­mettre de conser­ver une ex­cel­lente forme phy­sique, le karaté per­met à William de dé­ve­lop­per dif­fé­rents as­pects de sa per­son­na­li­té. « J’ai da­van­tage confiance en moi. Ça me donne l’oc­ca­sion de me sur­pas­ser et ça m’aide au ni­veau de la dis­ci­pline et de la concen­tra­tion », ex­plique-t-il.

Le père de William, Dan­ny Cou­si­neau, ajoute : « Le karaté contri­bue à la réus­site sco­laire de William. Comme il est ap­pe­lé à ap­prendre des ka­tas, il peut ap­pli­quer les mêmes prin­cipes avec ses de­voirs ou à l’école ».

DE­VE­NIR CHAM­PION DU MONDE

William au­ra la chance de prendre part à une im­por­tante com­pé­ti­tion à Qué­bec, au Cham­pion­nat in­ter­na­tio­nal de karaté Qué­bec Open. Plus de 1 500 com­pé­ti­teurs pro­ve­nant d’une ving­taine de pays se­ront de la par­tie.

Puis, il se­ra de pas­sage à Ot­ta­wa, pour le cham­pion­nat ca­na­dien, dans l’es­poir de bien se clas­ser et de se rendre à Or­lan­do, aux cham­pion­nats mon­diaux. Il s’agi­rait d’une pre­mière ex­pé­rience sur la scène in­ter­na­tio­nale, un rêve pour le ka­ra­te­ka. « J’es­père pou­voir al­ler à Or­lan­do et rem­por­ter une pre­mière place pour de­ve­nir cham­pion du monde dans ma ca­té­go­rie », par­tage William.

Dans un ave­nir loin­tain, William sou­haite en­sei­gner le karaté, à l’image de son propre en­traî­neur Ke­vin Le Duc. D’ici là, il se fait un de­voir de don­ner des conseils aux plus jeunes qu’il cô­toie dans ses cours. « Le karaté, c’est comme une grosse fa­mille, tout le monde s’en­traide », ter­mine le pa­pa du prin­ci­pal in­té­res­sé.

KARATÉ. De­puis l’âge de six ans, William Pi­lote-cou­si­neau se pas­sionne pour le karaté. Ce­lui qui pos­sède une cein­ture noire a mon­té sur plus de 70 po­diums lors de dif­fé­rentes com­pé­ti­tions sur les scènes ré­gio­nales et pro­vin­ciales. Main­te­nant, il ne vise rien de moins que les cham­pion­nats mon­diaux à Or­lan­do, en Flo­ride.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Dans sa ca­té­go­rie, William est un des rares élèves de Sun­fu­ki tra­vaillant avec le nun­cha­ku, cette arme à deux branches d’ori­gine asia­tique.

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