Ces gars-là

Le bai­ser de Sam mar­que­ra-t-il la fin de son ami­tié avec Simon? Im­pos­sible de le sa­voir. Les com­plices Su­gar Sam­my et Simon-oli­vier Fec­teau pré­fèrent en­tre­te­nir le mys­tère jus­qu’à la dif­fu­sion du pre­mier épi­sode. En­tre­vue avec deux joyeux bouf­fons.

Hors-Série - - Sommaire - Ma­non Ri­vard

M.R.: La pre­mière sai­son a été un suc­cès au­tant cri­tique que po­pu­laire. À quoi peut-on s’at­tendre pour la se­conde? S.S.: «On a vu jus­qu’où l’on pou­vait al­ler et on a donc dé­ci­dé de pous­ser en­core plus loin les li­mites.» Afin de li­vrer 10 épi­sodes pour 2015, vous avez dû avoir tout un sprint créa­tif, non? S.S.: «Ça a ef­fec­ti­ve­ment été un rush d’écri­ture. On avait des idées pour la sai­son un qu’on n’avait pas pu réa­li­ser; on les avait donc mises de cô­té. On a «brains­tor­mé» ra­pi­de­ment et plu­sieurs autres sont bien sor­ties. C’est cer­tain que le pro­ces­sus d’écri­ture était dif­fé­rent en rai­son du temps, mais ça a don­né un très bon ré­sul­tat.»

On peut donc dire que la pres­sion a été ins­pi­rante mal­gré tout? S.S.: «Gé­né­ra­le­ment, moi, je l’évite. (rires) Ça ex­plique d’ailleurs pour­quoi j’ai dé­mé­na­gé de chez mes pa­rents aus­si tard. En show, la pres­sion est quelque chose qui m’ali­mente. Au­tre­ment, je ne la cherche pas. Sauf que lors­qu’elle ar­rive, je pro­duis bien. Simon est très ins­pi­rant pour moi. Il a fait de la réa­li­sa­tion dans des cir­cons­tances pas tou­jours idéales et, mal­gré tout, il garde constam­ment sa con­cen­tra­tion.» S.-O.F.: «Di­sons qu’on va es­sayer de s’y prendre plus tôt, s’il y a une troi­sième sai­son. C’est le fun d’avoir le luxe de res­pi­rer un peu. (rires) Heu­reu­se­ment, nous sommes al­lés cher­cher des au­teurs ex­ternes pour nous ai­der à as­su­rer une telle charge de

tra­vail, chose qu’on n’avait pas faite pour la sai­son un, et vrai­ment, on est éton­nés de la qua­li­té des textes.»

Un bouf­fon et Un ca­pi­taine

Dé­cri­vez-nous la per­son­na­li­té de cha­cun sur le pla­teau de tour­nage… S.S.: «Sans sur­prise, c’est moi le moins sé­rieux. Simon est for­cé­ment plus à son af­faire, car il est réa­li­sa­teur. C’est lui le ca­pi­taine de l’équipe sur le pla­teau. Il est for­cé d’être sé­rieux, parce qu’en temps nor­mal il ne le se­rait pas plus que moi.» S.-O.F.: «Sam est le bouf­fon qui prend plai­sir à faire rire le monde. Sauf qu’il est très pro­fes­sion­nel et ar­rive pré­pa­ré quand on tourne.» Y a-t-il une place pour l’im­pro­vi­sa­tion? S.-O.F.: «Des fois, on ajoute une blague de plus. Sauf que ça va tel­le­ment vite que ce qui est tour­né est pas mal ce qui a été écrit.»

Une ami­tié mise à rude épreuve

À la fin du der­nier épi­sode, Simon s’ap­prê­tait à de­man­der la main d’amé­lie (Mélissa Dé­sor­meaux-pou­lin), quand il l’a sur­prise en train d’em­bras­ser Sam, son meilleur ami. Qu’ad­vien­dra-t-il de leur ami­tié? S.-O.F.: «Ce qu’on peut dire est que, dans le pre­mier épi­sode, après cinq mi­nutes, on se de­mande en­core plus s’ils re­de­vien­dront amis un jour. On n’en dit pas plus.» Dans ce cas, par­lez-moi de quelques aven­tures qu’on ver­ra cet hi­ver à l’écran… S.S.: «Les gars sor­ti­ront avec des filles qui, di­sons, ne sont pas du tout dans leur ca­té­go­rie de femmes idéales. Di­sons qu’ils sortent de leur zone de confort. Simon ten­te­ra aus­si de chan­ger le sys­tème ca­pi­ta­liste en place. Un beau défi!» S.-O.F.: «Sam confron­te­ra éga­le­ment ses pa­rents à quelques re­prises, dont une fois parce qu’il ai­me­rait pou­voir vivre sa vie comme il l’en­tend. Il a quand même 35 ans! C’est le temps qu’il de­vienne adulte.» Est-ce qu’il ar­rive que vous trou­viez que vos per­son­nages dé­passent les bornes, qu’ils vous dé­cou­ragent? S.S.: «En fait, ils sont tel­le­ment des ex­ten­sions de nous-mêmes… (rires) C’est exa­gé­ré, mais qu’im­porte, ça nous per­met de pous­ser des gags osés, et on se rend compte que le pu­blic l’ac­cepte bien et en rit.»

L’en­vers du dé­cor

Par­lez-nous de l’en­vers du dé­cor. Y a-t-il eu des mo­ments mar­quants pen­dant le tour­nage? S.-O.F.: «On a tour­né avec Jacques L’heu­reux. On le connais­sait uni­que­ment dans le rôle de Passe-mon­tagne. Il nous ra­con­tait des anec­dotes de Passe-par­tout. On a vrai­ment dé­cou­vert un cô­té de lui très sym­pa­thique et drôle.» S.S.: «J’ai pas­sé la jour­née à lui dire: "Yo, Passe-mon­tagne! On va dî­ner, Bro?" À un mo­ment don­né, il a pen­sé ap­pe­ler la sé­cu­ri­té! (rires) C’est une blague, bien sûr.» On a vu pas­ser une pho­to de Simon-oli­vier avec un jo­li pa­ra­pluie co­lo­ré alors que de­vait avoir lieu le tour­nage d’une scène en­so­leillée au parc. Avez-vous dû jon­gler avec les aléas de Miss Mé­téo? S.-O.F.: «C’était la joie! On a eu des scènes à tour­ner près d’une pe­tite ri­vière. Une se­maine, il fai­sait chaud, du genre pas en­du­rable. Puis, 10 jours plus tard, il fai­sait si froid que c’était très ir­ri­tant. C’est ça, le Qué­bec!» … D’autres aven­tures lou­foques? S.S.: «On a tour­né de­vant un buil­ding de huit étages, où beau­coup de monde nous re­gar­dait. Pen­dant la scène, je de­vais em­bras­ser une fille. Chaque fois, après le bai­ser, les gens ap­plau­dis­saient. Sauf que ça ne mar­chait pas du tout, les ap­plau­dis­se­ments n’avaient pas rap­port. On a dû re­faire la scène plein de fois. C’était très co­mique.» Est-ce que dans la rue les gens vous in­ter­pellent sou­vent pour vos per­son­nages de ces gars-là? S.S.: «Oui, et cer­tains ont du mal à faire la dis­tinc­tion entre la fic­tion et la réa­li­té. Du genre qu’ils disent à Simon que son meilleur ami a «fren­ché» son ex. Comme si c’était une té­lé­réa­li­té et qu’il n’était pas au cou­rant…» S.-O.F.: «On em­barque dans leur jeu, c’est drôle.»

L’ami­tié entre Simon (Simon-oli­vier Fec­teau) et Sam (Su­gar Sam­my) est mise à dure épreuve.

Sam confron­te­ra ses pa­rents puis­qu’il veut vivre sa vie comme il l’en­tend. À 35 ans, c’est le temps pour lui de de­ve­nir adulte.

En­core une fois cette an­née, les gars re­partent à la chasse aux filles.

Qu’ad­vien­dra-t-il d’amé­lie (mélissa dé­sor­meaux-pou­lin), qui s’est fait prendre par simon lors­qu’elle em­bras­sait sam? nous au­rons les ré­ponses en dé­but de sai­son.

Simon ten­te­ra de chan­ger le sys­tème ca­pi­ta­liste en place.

Les gars sor­ti­ront de leur zone de confort en cô­toyant des filles qui ne font pas par­tie de leur ca­té­go­rie de femmes idéales.

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