Re­traite Une an­ti­ci­pée pour Jean-fran­çois Mailloux

À par­tir de sep­tembre, De­nis Bou­chard chaus­se­ra les sou­liers de Jean-fran­çois Mailloux, un pro­fes­seur pous­sé à la re­traite. L’ac­teur et Fa­bienne La­rouche dis­cutent avec nous de ce nou­veau per­son­nage qui en­sei­gne­ra le Projet in­té­gra­teur.

Hors-Série - - 30 Vies -

Jean-fran­çois Mailloux (De­nis Bou­chard) est un en­sei­gnant de cin­quième se­con­daire qui di­rige d’une main de maître la ma­tière in­ti­tu­lée Projet in­té­gra­teur. En quoi ça consiste? «Ce cours an­cien­ne­ment obli­ga­toire, qui est de­ve­nu main­te­nant op­tion­nel dans les écoles, per­met à cha­cun des élèves de faire la somme de ses ap­pren­tis­sages et de ses connais­sances dans un projet. Ce n’est pas n’im­porte quel pro­fes­seur qui peut en­sei­gner cette ma­tière, car il doit avoir maî­tri­sé plu­sieurs cours» , nous dé­voile l’au­teure et pro­duc­trice Fa­bienne La­rouche.

Une re­traite non dé­si­rée

M. Mailloux, qui exerce son mé­tier de­puis 35 ans, est pous­sé à la re­traite par la di­rec­tion de l’école. Plu­sieurs per­sonnes en se­raient heu­reuses, mais ce n’est pas le cas de ce pro- fes­seur. «Il ré­agit mal à ça. Il n’a pas en­vie de par­tir de l’école et de lais­ser la place aux autres. Il n’a d’ailleurs au­cun projet de re­traite et ne sait pas ce qu’il va faire s’il cesse de tra­vailler» , ra­conte Fa­bienne La­rouche. D’au­tant plus que Jean-fran­çois, n’ayant pas d’en­fant, consi­dère ses élèves comme ses propres en­fants. Et comme tout bon pro­fes­seur de 30 vies, il ira au-de­là de la tâche d’en­sei­gnant et se consa­cre­ra beau­coup

à ses élèves. Com­ment se com­porte-t-il avec eux? «C’est un bon en­sei­gnant bien­veillant, mais un peu ferme. Comme tout bon pa­rent!»

Sur le plan per­son­nel, Jean-fran­çois Mailloux fré­quente une femme (Ju­lie Per­reault), sa ca­dette d’en­vi­ron 15 ans. Elle a 45 ans et un fils nou­vel­le­ment adulte; lui a 60 ans et n’a pas d’en­fant. Leur dif­fé­rence d’âge peut-elle jouer sur leur couple? Pour le mo­ment, il n’est pas ques­tion de ça. Di­sons qu’elle se­ra une bonne oreille pour ce­lui qui est mis au pied du mur à l’école.

Un rôle ins­pi­rant pour De­nis Bou­chard

Si De­nis Bou­chard laisse le champ libre à Fa­bienne La­rouche con­cer­nant l’écri­ture, il lui a néan­moins pré­ci­sé une chose qu’il ai­me­rait par-des­sus tout: que son pro­fes­seur soit sym­pa­thique. «J’ai eu de très bons en­sei­gnants et j’ai­me­rais rendre hom­mage à ces gens-là. À par­tir de là, c’est elle qui dé­cide» , nous a-t-il men­tion­né. Il est d’au­tant plus im­por­tant pour lui d’ho­no­rer cette pro­fes­sion, puisque le fait d’avoir de bons pé­da­gogues a chan­gé sa vie: «Comme élève, je n’étais ja­mais dans la même école. De la sixième an­née à la troi­sième se­con­daire, j’ai été dans des écoles dif­fé­rentes. Je n’avais donc pas d’amis d’en­fance.»

Des conseils ju­di­cieux

Afin de bien maî­tri­ser l’art de l’en­sei­gne­ment, De­nis Bou­chard s’est ren­du dans des écoles afin d’y ren­con­trer des pro­fes­seurs sur le point de prendre leur re­traite: «Je me suis amu­sé. Ce que j’aime le plus de mon mé­tier, c’est d’ap­prendre d’autres pro­fes­sions. Je suis al­lé ren­con­trer des pro­fes­seurs dans les écoles. La re­traite les per­turbe beau­coup.»

Outre ces ren­contres, le co­mé­dien a éga­le­ment de­man­dé des conseils à ceux qui l’ont pré­cé­dé dans 30 vies. «J’ai man­gé avec Émile Proulx-cloutier il y a quelques se­maines. Si­non, Guillaume Le­mayT­hi­vierge m’a don­né des trucs tech­niques, comme être tou­jours en avance dans la mé­mo­ri­sa­tion de mes textes. Il m’a aus­si dit de prendre ça au jour le jour» , nous a-t-il in­di­qué.

M-E.L.: La sai­son s’est ter­mi­née avec Ca­rol qui an­nonce à sa fa­mille qu’il au­ra un bé­bé. Carl sem­blait sous le choc en ap­pre­nant cette nou­velle. Quelle se­ra la suite de cette his­toire? M.F.: «Carl (Ré­mi-pierre Pa­quin) se rap­pro­che­ra mal­gré lui de son père. L’an­née der­nière, on ap­pre­nait que ce der­nier, Ca­rol (Michel Cô­té), al­lait avoir un en­fant avec la pro­fes­seure de Jo­na­than (El­liot Mi­vil­leDes­chênes). Fi­na­le­ment, en dé­but de sai­son, on sau­ra qu’il n’est pas le père du bé­bé. Ébran­lé, Ca­rol dé­ci­de­ra de rat­tra­per le temps per­du avec l’en­fant qu’il a dé­jà, c’est-à-dire Carl. Il se­ra donc moins dans son ba­teau et plus pré­sent à la mai­son. Il veut aus­si faire da­van­tage d’ac­ti­vi­tés avec sa fa­mille, mais il est dif­fi­cile à gé­rer. On ver­ra tout de même une belle évo­lu­tion entre le père et le fils, même si c’est loin d’être par­fait.» Carl fré­quente An­nick de­puis la sai­son pré­cé­dente. Com­ment cette re­la­tion évo­lue­ra-t-elle? «Carl n’a pas en­core fait son deuil de Chan­tal (Ju­lie Des­lau­riers). C’est donc dif­fi­cile de né­go­cier avec une nou­velle femme dans sa vie, puis­qu’il voit en­core son ex dans son ima­gi­na­tion. Mais, comme ils se fré­quentent de­puis dé­jà quelques mois, An­nick (Marie-soleil Dion) et lui se posent des ques­tions sur leur re­la­tion, même si Carl est bien as­sis entre deux chaises. Il s’en­ga­ge­ra plus qu’il ne le croyait, et sa femme se­ra moins pré­sente.» Le fils d’an­nick et ce­lui de Carl ne s’en­tendent pas très bien. Ça com­plique donc la pos­si­bi­li­té d’une fa­mille re­cons­ti­tuée… «L’an der­nier, les deux gar­çons étaient dans la même classe et se dé­tes­taient. Mais, cette an­née, les pa­rents ten­te­ront un rap­pro­che­ment entre leurs fils du­rant un sé­jour en cam­ping. Ça risque de ne pas être fruc­tueux.»

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