Tout sur la mé­thode alcaline

Une diète de 14 jours Très en vogue et ac­cla­mée par de nom­breuses ve­dettes, comme Vic­to­ria Beck­ham et Jen­ni­fer Anis­ton, la mé­thode alcaline pro­met perte de poids, teint écla­tant, os plus so­lides, hu­meur en­jouée, meilleure di­ges­tion, sys­tème im­mu­ni­taire pl

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Au­cun ali­ment n’est in­ter­dit. Le prin­cipe consiste à dé­grais­ser, édul­co­rer et sur­tout «dé­pro­téi­ner» notre ali­men­ta­tion en li­mi­tant, no­tam­ment, la viande. Pour pou­voir se désa­gré­ger et être as­si­mi­lées par notre or­ga­nisme, les pro­téines ani­males pro­duisent de l’acide et obligent notre corps à pui­ser dans ses ré­serves mi­né­rales pour neu­tra­li­ser l’agres­si­vi­té de ce­lui- ci. Cette ré­ac­tion en­traîne des dé­gâts col­la­té­raux qui touchent le mé­ta­bo­lisme, le sys­tème di­ges­tif, la peau, les ar­ti­cu­la­tions, le ni­veau d’éner­gie et même l’hu­meur. Au­teur du livre La mé­thode alcaline – Équi­libre et min­ceur en 14 jours, le doc­teur Ste­phan Do­me­nig a ré­vo­lu­tion­né la fa­çon de man­ger chez nos cé­lé­bri­tés avec cette mé­thode. «Con­crè­te­ment, pour re­ve­nir à une base alcaline, il suf­fit de ré­duire les ali­ments créa­teurs d’acide, tels que les pro­téines, les graisses et les sucres raf­fi­nés, au pro­fit des ali­ments al­ca­li­ni­sants (fruits, lé­gumes, noix, graines et fruits secs)» , ex­plique-t-il.

La théo­rie du ré­gime al­ca­li­ni­sant at­teste que consom­mer cer­tains ali­ments peut ai­der à main­te­nir un ph équi­li­bré dans l’or­ga­nisme afin d’amé­lio­rer la san­té glo­bale. Pour jouir de tous ses bien­faits, il est né­ces­saire de di­mi­nuer l’in­ges­tion des ali­ments créa­teurs d’aci­di­té, comme la viande, les pro­duits lai­tiers, les pro­duits trans­for­més, le ca­fé et l’al­cool. Idéa­le­ment, il faut plu­tôt pri­vi­lé­gier les ali­ments al­ca­lins, dans un rap­port de deux pour un; c’est-à-dire deux parts al­ca­lines pour une part d’acide lors de chaque re­pas. On compte par­mi les ali­ments créa­teurs d’al­ca­li­ni­té les lé­gumes, les fruits, cer­taines cé­réales (qui­noa, seigle, sar­ra­sin), les herbes, les huiles vé­gé­tales pres­sées à froid et les noix. «Le pro­blème avec l’ali­men­ta­tion nord- amé­ri­caine, c’est que nous man­geons trop d’ali­ments qui aci­di­fient notre corps et pas as­sez d’ali­ments al­ca­lins, qui sta­bi­li­se­raient le ph du sang» , men­tionne le créa­teur de ce ré­gime.

Par contre, il faut sa­voir que tous les li­quides cor­po­rels ont un ph dif­fé­rent, et que le corps dis­pose de mé­ca­nismes afin que le ph de notre sang de­meure tou­jours près de la neu­tra­li­té. C’est ce qui rend ce ré­gime contes­table, sur­tout qu’il ne se­rait ba­sé sur au­cune étude scien­ti­fique va­lable, mais plu­tôt sur des hy­po­thèses.

Le nu­tri­tion­niste ur­bain, Ber­nard La­val­lée, est per­plexe et n’en­cou­rage pas cette mé­thode. «C’est bien évident que dès que quel­qu’un fait at­ten­tion à son ali­men­ta­tion ou change ses ha­bi­tudes de vie dans le but d’amé­lio­rer sa san­té, il va ob­te­nir des ef­fets bé­né­fiques pour sa san­té ou dire qu’il res­sent des bien­faits. Il est clair aus­si qu’on va perdre du poids si on coupe plein d’ali­ments. Dans le cas de cette diète- ci, on coupe la viande, les pro­duits lai­tiers, l’al­cool, les ali­ments trans­for­més et une bonne par­tie des pro­duits cé­réa­liers. Dès qu’une diète pro­pose de cou­per quelque chose de son ali­men­ta­tion, ce n’est sû­re­ment pas in­té­res­sant parce qu’il y a des risques de man­quer de cer­tains nu­tri­ments» , af­firme-t-il. ■

Com­ment ça fonc­tionne?

Exemple d’un me­nu ti­ré du livre du doc­teur Do­me­nig

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