La zoo­thé­ra­pie gagne du poil de la bête

Journal de Rosemont - - VIEDEQUARTIER - > Louise Pot­vin et André Des­roches

La zoo­thé­ra­pie gagne dé­fi­ni­ti­ve­ment du poil de la bête! De juillet 2007 à juin 2008, Zoo­thé­ra­pie Qué­bec réa­li­sait 5548 heures de soins dans les CHSLD, les centres hos­pi­ta­liers de soins gé­né­raux et spé­cia­li­sés, les centres de ré­adap­ta­tion et dans cer­taines écoles spé­cia­li­sées du grand Mon­tréal.

L’en­vers de la mé­daille? Il faut trou­ver des pa­rents d’adop­tion pour lo­ger ces thé­ra­peutes à poils après leur quart de tra­vail...

« Nous de­vons re­cru­ter de nou­veaux chiens pour sou­te­nir notre équipe ca­nine ac­tuelle et en rai­son du dé­ve­lop­pe­ment de nos ser­vices, pré­cise An­nie Ber­nat­chez, di­rec­trice des ac­ti­vi­tés cli­niques. Le chien est notre ins­tru­ment de tra­vail.»

L’équipe de thé­ra­peutes est consti­tuée de plus d’une tren­taine de bêtes de race et de ga­ba­rit di­vers. Il y a du rou­le­ment. Des chiens «prennent leur re­traite». Des fa­milles d’ac­cueil dé­mé­nagent. On fait l’ac­qui­si­tion de nou­velles bêtes pour ré­pondre aux be­soins crois­sants.

En fait, comme l’or­ga­nisme n’est pas un che­nil, il a un constant be­soin de fa­milles d’ac­cueil pour ac­cueillir chez eux les nou­veaux ai­dants ca­nins qui s’ajoutent à la meute pour ré­pondre aux de­mandes de dé­ve­lop­pe­ment.

En quoi ça consiste? Les per­sonnes qui s’en­gagent bé­né­fi­cient de la pré­sence d’un chien mis en adop­tion le soir et le week-end. L’ani­mal est à la dis­po­si­tion de l’or­ga­nisme pour ses heures de tra­vail, du lun­di au ven­dre­di de 9h à 17h. De son cô­té, l’or­ga­nisme paye les dé­penses re­liées à son en­tre­tien: vé­té­ri­naire, équi­pe­ment, toi­let­tage, nour­ri­ture, etc.

Le psy­cho­logue amé­ri­cain Bo­ri s Le­vin­son, à la fin des an­nées 1950, s’est in­té­res­sé au rôle bé­né­fique de l’ani­mal au­près de per­sonnes vul­né­rables, des per- sonnes ma­lades, en perte d’au­to­no­mie. Fon­dé en 1988, l’or­ga­nisme Zoo­thé­ra­pie Qué­bec offre des pro­grammes d’in­ter­ven­tion et de pré­ven­tion où l’ani­mal de com­pa­gnie est uti­li­sé comme agent de sti­mu­la­tion, de mo­ti­va­tion et de ren­for­ce­ment au­près de gens de tous âges et de toutes condi­tions: des aî­nés et des en­fants han­di­ca­pés, entre autres.

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