Une nou­velle étape de fran­chie

Journal de Rosemont - - LA UNE - Ste­pha­nie.maunay@tc.tc

Les ré­si­dents du sec­teur Mar­co­niA­lexan­dra, dans La Pe­tite-Pa­trie, com­mencent à trou­ver le temps long. Par consé­quent, le co­mi­té des amiEs du parc des Go­rilles a dé­ci­dé de plan­cher sur l’amé­na­ge­ment du fu­tur es­pace, à l’angle des rues Beau­bien Ouest et Saint-Ur­bain et de pré­sen­ter sa vi­sion, lors d’un ras­sem­ble­ment, fin mai.

Le tra­vail a été amor­cé l’an der­nier, après la mise en place de quelques amé­na­ge­ments vé­gé­ta­li­sés.

«On a dé­ci­dé de pro­po­ser notre vi­sion du fu­tur es­pace, de pré­sen­ter ce que l’on ima­gine comme ré­si­dents du sec­teur, ex­plique Si­mon Van Vliet, l’un des membres du co­mi­té. On a tra­vaillé avec une ar­chi­tecte qui fait par­tie des amiEs du parc des Go­rilles.»

Le re­grou­pe­ment ima­gine un parc sau­vage, à l’image de la friche pré­sente avant qu’Olym­bec, pro­prié­taire du ter­rain, ne dé­cide de tout ra­ser en 2013.

« On veut éga­le­ment rap­pe­ler l’his­toire de cette an­cienne em­prise fer­ro­viaire du Ca­na­dien Pa­ci­fique, avec, au sol, une voie fer­rée tra­ver­sant du nord au sud le parc, à l’ex­tré­mi­té est. On sou­haite aus­si avoir dif­fé­rents amé­na­ge­ments qui pré­sen­te­ront un lien entre le pas­sé, le pré­sent et l’ave­nir » , ajoute, Frances Fos­ter, voi­sine du ter­rain de­puis 20 ans, qui a trou­vé le nom « parc des Go­rilles».

Le co­mi­té a ima­gi­né quatre zones dif­fé­rentes. Au nord, une por­tion étroite per­met­trait d’en­trer, à par­tir de la rue Saint-Zo­tique, en em­prun­tant un sen­tier den­sé­ment vé­gé­ta­li­sé de près de 300 mètres. Plus au sud, on re­trou­vait un es­pace de type clai­rière, avant d’en­trer dans un sec­teur qui rap­pel­le­rait la friche de l’époque. Le par­cours ter­mi­ne­rait sur une pla­cette.

Le co­mi­té in­dique avoir trans­mis ses plans à l’ar­ron­dis­se­ment, mais n’avoir eu au­cun re­tour pour le mo­ment.

Un parc en co-ges­tion

Les amiEs du par des Go­rilles es­pèrent que le pro­jet abou­ti­ra à une co-ges­tion entre les ré­si­dents et l’ar­ron­dis­se­ment. Ils craignent tou­te­fois que leur vi­sion ne soit pas celle des élus.

«Pour nous, le Mile-Ex, ça n’existe pas. C’est un quar­tier in­ven­té de toute pièce par les pro­mo­teurs pour faire de l’ar­gent et at­ti­rer une po­pu­la­tion ai­sée. Nous, on ha­bite dans Mar­co­ni- Alexan­dra. Un an­cien quar­tier in­dus­triel, po­pu­laire où on a en­vie de vivre en­core long­temps», font sa­voir M. Van Vliet et Mme Fos­ter

Du cô­té de l’ar­ron­dis­se­ment, on ex­plique être tou­jours dans une dy­na­mique de ges­tion com­mune. «J’adhère à leur vi­sion. On a un groupe de ci­toyens mo­bi­li­sés, ca­pables de réa­li­ser des plans, de faire des propositions. Je vais être der­rière eux » , sou­tient le maire, Fran­çois Cro­teau.

En at­ten­dant de pou­voir se pro­me­ner dans leur fu­tur parc, les «Go­rilles» conti­nue­ront d’in­ves­tir le ter­rain pri­vé en or­ga­ni­sant di­verses ren­contres et en conti­nuant de ver­dir l’ac­tuel îlot de cha­leur.

(Pho­to TC Me­dia – Isa­belle Ber­ge­ron)

Les «Go­rilles» conti­nue­ront d’in­ves­tir le ter­rain pri­vé en or­ga­ni­sant di­verses ren­contres et en conti­nuant d’amé­na­ger l’es­pace.

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