UNE SÉANCE SPÉ­CIALE AVEC LA MAI­SON DES SOURDS DE MONTRÉAL

Journal de Rosemont - - LA UNE -

Ré­cem­ment, une di­zaine de per­sonnes sourdes et mal­en­ten­dantes ont vi­sion­né le film La Fa­mille Bé­lier et tes­té les nou­veaux cap­teurs de lec­ture, lors d’une séance spé­ciale, ini­tiée par Éric For­tin, or­ga­ni­sa­teur com­mu­nau­taire au Centre lo­cal de ser­vices com­mu­nau­taires de La Pe­tite-Pa­trie. «L’idée m’est ve­nue après avoir vu le film, après une ani­ma­tion à la Mai­son des sourds. Je sou­hai­tais of­frir la pos­si­bi­li­té à un groupe de mal­en­ten­dants de vi­sion­ner un film dans le­quel ils pour­raient se re­trou­ver et vivre en­semble de grandes émo­tions», ex­plique-t-il.

Le ci­né­ma Beau­bien a ou­vert ses portes et deux in­ter­prètes en langue des signes qué­bé­coise ont éga­le­ment ac­com­pa­gné le groupe.

« C’était vrai­ment com­plet, es­time Jo­sée Gi­roux, co­or­don­na­trice à la Mai­son des sourds de Montréal. On pou­vait pas­ser des sous-titres aux in­ter­prètes et ne rien man­quer.»

L’exer­cice n’a pas été simple pour les deux in­ter­prètes pré­sents qui ont eu peu de temps pour se pré­pa­rer. «On ne peut pas faire du mot à mot. On re­pro­duit le sens de la pa­role, le mes­sage. Le plus dur reste les chan­sons. Il faut mon­trer ce qu’elles veulent dire», ex­plique Mar­tin Lé­veillé.

Pour sa consoeur, Ge­ne­viève Veilleux, il s’agis­sait d’une pre­mière. «Il faut s’or­ga­ni­ser, car il y a beau­coup de dia­logues, d’échanges. Il y a avait aus­si des ex­pres­sions très fran­çaises qui étaient com­pli­quées à tra­duire», sou­tient-elle.

Le groupe de spec­ta­teurs a été una­ni­me­ment conquis par l’ex­pé­rience.

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