Les jeux libres dans les rues pour­raient être au­to­ri­sés à Ro­se­mont

Journal de Rosemont - - ACTUALITÉS - NI­CO­LAS LE­DAIN ni­co­las.le­dain@tc.tc

l’adop­tion de la loi 122, les mu­ni­ci­pa­li­tés peuvent se sous­traire à des ar­ticles de la sé­cu­ri­té rou­tière qui in­ter­disent l’en­trave à la cir­cu­la­tion. L’ar­ron­dis­se­ment sou­haite en pro­fi­ter pour au­to­ri­ser les jeux libres sous cer­taines condi­tions.

Des études sur la cir­cu­la­tion, les me­sures de sé­cu­ri­té ou en­core les risques de nui­sance se­ront me­nées dans les pro­chains mois afin d’ar­ri­ver à une pro­po­si­tion au dé­but de l’an­née 2018. Dès que ce pro­gramme se­ra sur pied, les ci­toyens de l’ar­ron­dis­se­ment pour­ront dé­po­ser une de­mande pour que leur rue soit au­to­ri­sée à ac­cueillir les jeux libres.

La mai­rie de Ro­se­mont – La Pe­tite-Pa­trie as­sure qu’elle sou­hai­tait mettre en place un pro­gramme de ce type de­puis long­temps et a pro­fi­té de l’adop­tion de la loi 122 qui donne plus de pou­voir aux mu­ni­ci­pa­li­tés pour lan­cer le pro­ces­sus. Ce­la per­met­tra no­tam­ment de se sous­traire à l’ar­ticle 500 du Code de la sé­cu­ri­té rou­tière qui in­ter­dit d’ «oc­cu­per la chaus­sée, l’ac­co­te­ment, une autre par­tie de l’em­prise ou les abords d’un che­min pu­blic » au risque d’ en­tra­ver la cir­cu­la­tion.

«On a sai­si la balle au bond, car c’est une ex­cel­lente idée. Comme le mo­dèle des ruelles vertes, ce­la doit éma­ner des ci­toyens et ce­la ne pour­ra pas se faire dans toutes les rues. Il fau­dra prendre en compte la cir­cu­la­tion et la lar­geur », pré­cise Fran­çois W. Cro­teau, le maire de l’ar­ron­dis­se­ment de Ro­se­mont – La Pe­tite-Pa­trie.

Les jeux libres ne se fe­ront que dans des rues peu fré­quen­tées et la cir­cu­la­tion des vé­hi­cules ne se­ra pas in­ter­dite. Des cri­tères sur la sé­cu­ri­té, sur l’es­pace ac­cor­dé pour les jeux et sur les heures au­to­ri­sées se­ront donc adop­tés afin d’en­ca­drer la pra­tique et d’évi­ter les nui­sances. Le ho­ckey ne pour­ra par exemple pas être pra­ti­qué dans des voies où de nom­breux vé­hi­cules sont sta­tion­nés.

Les ci­toyens des rues concer­nées se­ront éga­le­ment consul­tés et l’au­to­ri­sa­tion ne se­ra don­née que si la pro­po­si­tion re­cueille un cer­tain pour­cen­tage de voix fa­vo­rables. Ce pour­cen­tage n’a tou­te­fois pas en­core été dé­fi­ni.

L’EXEMPLE DE BELOEIL

L’ar­ron­dis­se­ment de Ro­se­mont – La Pe­tite-Pa­trie s’ins­pire du pro­gramme « Dans ma rue, on joue ! » adop­té au prin­temps 2016 par la ville de Beloeil. Une étude uni­ver­si­taire est d’ailleurs en cours afin d’ana­ly­ser l’im­pact de ce pro­jet pi­lote qui am­bi­tion­nait de sti­mu­ler l’ac­ti­vi­té phy­sique chez les jeunes.

À Beloeil, le pro­gramme ne s’ap­plique que dans les rues lo­cales, éclai­rées, à faible den­si­té de cir­cu­la­tion et qui bé­né­fi­cient d’un bon dé­ga­ge­ment vi­suel. Les de­mandes doivent re­cueillir l’ac­cord des 2/3 des ri­ve­rains et pas­ser une ins­pec­tion de la ville. Une si­gna­lé­tique a aus­si été créée pour in­for­mer les au­to­mo­bi­listes.

« Il n’y a eu au­cun in­ci­dent et au­cune plainte. On a dé­jà 29 rues concer­nées et il y a en­core des de­mandes qui rentrent », se ré­jouit Diane La­voie, la mai­resse de Beloeil, qui sou­ligne éga­le­ment les ef­fets so­ciaux po­si­tifs de ce pro­gramme qui a ren­for­cé les échanges entre voi­sins.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

Les ci­toyens de­vront faire une de­mande pour que les jeux soient au­to­ri­sés dans leur rue.

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