L’école Rose-des-Vents conserve ses groupes à trois ni­veaux

Journal de Rosemont - - ACTUALITÉS - DOMINIQUE CAMBRON-GOU­LET / TC MEDIA

Grâce à une dé­ci­sion du Tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif du travail (TAT), l’école al­ter­na­tive Rose-des-Vents, dans le quar­tier Ro­se­mont, pour­ra conser­ver des groupes réunis­sant des en­fants de trois ni­veaux sco­laires, du moins pour la pro­chaine an­née.

Le li­tige op­po­sait les pro­fes­seurs à leur syn­di­cat, l’Al­liance des pro­fes­seures et pro­fes­seurs de Mon­tréal, qui avait re­fu­sé en avril de re­nou­ve­ler une en­tente par­ti­cu­lière per­met­tant de se sous­traire à une clause de la conven­tion col­lec­tive na­tio­nale des en­sei­gnants. Celle-ci pré­voit que dans les écoles de plus de 65 élèves, seuls les groupes réunis­sant deux ni­veaux sont per­mis, à moins d’une en­tente spé­ciale.

« Le syn­di­cat a agi de ma­nière ar­bi­traire et dis­cri­mi­na­toire, a no­té le juge du TAT. Il ne s’est pas ques­tion­né sur les rai­sons des en­tentes de­puis 30 ans et sur la si­tua­tion par­ti­cu­lière […] de Rose-des-Vents. » Le juge dé­plore que l’Al­liance n’ait pas avi­sé dé­but 2016 que 2016-2017 al­lait être la der­nière an­née de l’en­tente. On a plu­tôt pro­mis une « table de travail » pour ré­flé­chir sur le su­jet, mais le syn­di­cat n’a pas res­pec­té cet en­ga­ge­ment se­lon la dé­ci­sion ren­due par le TAT.

L’Al­liance plai­dait que cette dé­ci­sion avait été prise pour le « bien col­lec­tif » de ses membres, mais n’en a pu faire la preuve, se­lon le TAT, qui in­dique que seuls les 12 en­sei­gnants de cette école sont af­fec­tés par l’en­tente, alors que tous les autres pro­fes­seurs de la CSDM ne sont pas tou­chés, in­dé­pen­dam­ment de la dé­ci­sion prise.

Luc Mar­ches­sault, pa­rent d’élève et membre du co­mi­té de mo­bi­li­sa­tion, a dit à Mé­tro qu’il s’agit d’un « très grand sou­la­ge­ment » tant pour les en­sei­gnants que pour les pa­rents et la di­rec­tion, à quelques jours de la ren­trée. « C’est un peu le branle-bas de combat pour re­faire les groupes, mais il va y avoir une bonne am­biance c’est cer­tain, a-t-il as­su­ré. On va pou­voir re­prendre les fes­ti­vi­tés du 30e an­ni­ver­saire de l’école, qui ont été mises sur la glace à cause du li­tige. »

La pré­si­dente de la Commission sco­laire de Mon­tréal (CSDM), Ca­the­rine Ha­rel Bour­don, qui ap­puyait les en­sei­gnants de­puis le dé­but, s’est ré­jouie aus­si « que la com­mu­nau­té ait été en­ten­due ». Tou­te­fois, le TAT a or­don­né que l’en­tente ne soit main­te­nue que pour 2017-2018. « On va es­sayer de tra­vailler ra­pi­de­ment avec le syn­di­cat pour l’an­née sui­vante », a sou­te­nu Mme Ha­rel-Bour­don.

L’exé­cu­tif de l’Al­liance des pro­fes­seures et pro­fes­seurs de Mon­tréal n’a pas sou­hai­té ré­agir à la dé­ci­sion mar­di.

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