Par­ta­ger l’art de la bro­de­rie

Journal de Rosemont - - ACTUALITÉS - EM­MA­NUEL DE­LA­COUR em­ma­nuel.de­la­cour@tc.tc

L’art de la bro­de­rie se­rait-il ré­ser­vé aux gens du troi­sième âge? Voi­là un cli­ché que veut ren­ver­ser la pro­prié­taire d’un tout nou­veau com­merce de la rue Mol­son, qui ai­me­rait par­ta­ger ses connais­sances avec les plus jeunes.

Ge­ne­viève Del­sol Léouffre fait de la bro­de­rie de­puis son enfance. «À l’époque, c’était en­sei­gnée à l’école. On com­men­çait avec l’abé­cé­daire, on de­vait bro­der les lettres de l’al­pha­bet en fil rouge sur un tis­su blanc», ra­conte-t-elle.

Au­jourd’hui, cette forme d’ar­ti­sa­nat n’est plus au pro­gramme dans les écoles du Qué­bec. La trans­mis­sion du sa­voir est im­por­tante pour Mme Del­sol Léouffre, c’est pour­quoi elle com­mence à of­frir des ate­liers pour les bro­deurs de tous les ni­veaux à sa bou­tique Chez Gi­gi.

D’ailleurs, cer­taines jeunes per­sonnes s’y in­té­ressent beau­coup. «J’ai fait des études en art et j’ai pra­ti­qué la cou­ture, mais pas la bro­de­rie. Ma grand-mère m’en avait ap­pris un peu à ce su­jet, mais je n’ai ja­mais pour­sui­vi ce­la. Au­jourd’hui j’ai­me­rais en ap­prendre plus», af­firme Jus­tine Bour­gui­gnon, pre­nant part à son pre­mier ate­lier.

Cette der­nière est d’ailleurs convain­cue que plu­sieurs jeunes se tournent de plus en plus vers les cours pri­vés d’ar­ti­sa­nats, puisque ces connais­sances ne sont plus of­fertes dans les écoles.

Delphine Léouffre, fille de la pro­prié­taire, se dit elle-même surprise par la quan­ti­té de pro­jets qu’il est pos­sible d’ac­com­plir dans ce do­maine. L’ou­ver­ture de la bou­tique de sa mère a pi­qué sa cu­rio­si­té pour la bro­de­rie, qu’elle ai­me­rait au­jourd’hui re­dé­cou­vrir.

Que ce soit pour dé­co­rer son ap­par­te­ment, of­frir en ca­deaux ou pour égayer un vê­te­ment, cet art est par­fait pour s’oc­cu­per pen­dant des heures, peu im­porte son ni­veau d’ex­pé­rience, Mme Del­sol Léouffre.

«C’est un peu comme co­lo­rier. On part d’un plan et puis on rem­plit les cases. On peut faire le type de de­si­gn que l’on veut. Il suf­fit de deux séances de deux heures pour ter­mi­ner un pro­jet. À par­tir de là, on peut dé­jà avoir pas mal de connais­sances de base en bro­de­rie», dit-elle.

Les per­sonnes in­té­res­sées à en ap­prendre plus sur la bro­de­rie peuvent se pré­sen­ter à la bou­tique Chez Gi­gi, si­tuée au 6617, rue Mol­son.

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