Les ci­toyens peuvent faire des plaintes qui mènent à des rap­pels

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - LAURIE GOBEIL laurie.gobeil@tc.tc

CONSOMMATION. Sa­viez-vous que si vous ache­tez un jouet dé­fec­tueux, vous pou­vez et même il est conseillé d’en faire men­tion au­près de San­té Ca­na­da, pour que les ins­pec­teurs puissent in­ter­ve­nir.

« Ça se fait de fa­çon vo­lon­taire. L’en­trée de cette in­for­ma­tion-là, on ne l’au­rait pas si­non», ex­plique l’ins­pec­teur au Pro­gramme de la sé­cu­ri­té des pro­duits à San­té Ca­na­da, Ghis­lain Bou­cher.

« Par­fois, c’est di­rec­te­ment la plainte d’un consom­ma­teur qui nous porte à po­ser des ques­tions à la com­pa­gnie, éva­luer l’in­ci­dent et voir avec eux si des me­sures sont à prendre. Par­fois, les consom­ma­teurs nous ap­pellent même avant d’ap­pe­ler la com­pa­gnie concer­née », ex­plique-til. De­puis 2011, les en­tre­prises doivent obli­ga­toi­re­ment dé­cla­rer les ac­ci­dents à San­té Ca­na­da sur des pro­duits qu’ils ont ven­dus.

PRO­DUITS DANGEREUX

Les cap­sules de dé­ter­gent à les­sive aux cou­leurs écla­tantes peuvent être consi­dé­rées comme des bon­bons par les en­fants. Il ap­pert donc de les dis­po­ser dans un en­droit où ils ne pour­ront pas les voir, ni y ac­cé­der. Aux États-Unis, un ap­pel au centre an­ti­poi­son est fait chaque heure pour des cas d’en­fants qui ont man­gé ces cap­sules.

Au Ca­na­da, un en­fant par an­née meurt étran­glé par un cor­don de store ou de ri­deau. Pour les cor­dons mu­nis d’une boucle au bout, on peut sim­ple­ment la cou­per et ain­si di­mi­nuer de beau­coup les risques. Il existe aus­si des dis­po­si­tifs mu­raux pour les ac­cro­cher et évi­ter un drame. L’im­por­tant est de rendre in­ac­ces­sible l’ex­cé­dent des cor­dons. Plu­sieurs ri­deaux sont d’ailleurs ac­tuel­le­ment ven­dus sans cor­don.

Ghis­lain Bou­cher conseille d’ache­ter des jouets ap­pro­priés pour l’âge de chaque en­fant et sug­gère aus­si de faire une ins­pec­tion vi­suelle lorsque la fa­mille se rend dans une autre mai­son.

SENSIBILISATION

L’un des man­dats de San­té de Ca­na­da, par l’en­tre­mise des ins­pec­teurs, est d’ef­fec­tuer un tra­vail de sensibilisation au­près des pro­fes­sion­nels qui oeuvrent au­près des en­fants, comme les fu­turs tech­ni­ciens en gar­de­rie, les in­fir­mières du CLSC qui ef­fec­tuent les pre­mières vi­sites à do­mi­cile après une nais­sance, etc. Les ins­pec­teurs éva­luent aus­si les jouets chez les dé­taillants afin de voir à ce qu’ils soient conformes à toutes les rè­gle­men­ta­tions. Ghis­lain Bou­cher rap­pelle que les ci­toyens dé­si­reux d’en ap­prendre da­van­tage sur le su­jet peuvent se rendre sur le site In­ter­net de San­té Ca­na­da à www.ca­na­da.ca/sante pour avoir ac­cès à la banque de don­nées des rap­pels et trou­ver des for­mu­laires pour dé­cla­rer un in­ci­dent sur un pro­duit ou sur leur page Fa­ce­book Ca­na­diens en san­té.

—San­té Ca­na­da

Em­poi­son­ne­ment

900

Cas ré­per­to­riés au Ca­na­da chez les 0-4 ans

3

Dé­cès en moyenne chez les 0-3 ans Ghis­lain Bou­cher in­vite les gens à s’in­for­mer sur les pro­duits dangereux sur le mar­ché. (Pho­to TC Me­dia – Laurie Gobeil)

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