De plus en plus de «dé­bran­chés», ici comme ailleurs

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - LAU­RIE GO­BEIL lau­rie.go­beil@tc.tc

LOI­SIRS. Bien que la grande ma­jo­ri­té des foyers ca­na­diens pos­sèdent en­core le câble, on voit une ten­dance poindre un peu par­tout: celle des gens qui se « dé­branchent » et optent pour d’autres moyens de dif­fu­sions d’émis­sions, films et autres.

La té­lé­vi­sion tra­di­tion­nelle a été aban­don­née par 190 000 Ca­na­diens au cours de l’an­née 2015, se­lon un rap­port de la firme Conver­gence Con­sul­ting Group. L’un des res­pon­sables du rap­port s’at­ten­dait à ce qu’une di­mi­nu­tion au moins aus­si im­por­tante soit en­re­gis­trée pour 2016.

RAI­SONS

Plu­sieurs rai­sons peuvent ex­pli­quer le fait de vou­loir se « dé­bran­cher » du câble. Ori­gi­naire de la ré­gion, mais ré­si­dente de Sept-Îles de­puis cinq ans, l’ani­ma­trice ra­dio de Pur FM 94,1, Va­lé­rie Dionne a pris cette dé­ci­sion il y a en­vi­ron un an.

«Je me suis ren­du compte que ça cou­tait cher pour l’uti­li­té que j’en fai­sais. Tout ce que j’écou­tais ou presque, je pou­vais le re­trou­ver sur In­ter­net», ex­plique-t-elle, pré­ci­sant faire ré­fé­rence au conte­nu dif­fu­sé à Té­lé-Qué­bec ou Ra­dio-Ca­na­da. La jeune femme a aus­si com­pris qu’elle pas­sait trop de temps de­vant la té­lé­vi­sion pour ce que ça lui ap­por­tait.

«Je ren­trais du tra­vail et je l’ou­vrais, je n’avais rien à faire et j’écou­tais des émis­sions un peu in­si­pides. Ça ne me manque pas de ne plus écou­ter Ame­ri­ca’s Next Top Mo­del, lance-t-elle avec hu­mour. Je pen­sais que j’étais plus ac­cro que ça, mais de­puis que je ne l’ai plus, je lis plus et je fais plus d’ac­ti­vi­tés. J’ai même re­dé­cou­vert la ra­dio.»

L’ani­ma­trice a même réus­si à convaincre sa soeur, ma­man d’une pe­tite fille d’un an, d’ef­fec­tuer le même chan­ge­ment.

«Elle se de­man­dait si elle al­lait re­gret­ter, sur­tout pour sa fille, mais sur Net­flix, il y a une belle pro­gram­ma­tion pour en­fants», ex­plique-t-elle.

La crainte de de­voir quit­ter une ha­bi­tude an­crée de­puis bien long­temps dans nous in­fluence le fait que cer­taines per­sonnes n’osent pas en­core pas­ser à l’ac­tion, se­lon elle.

Ai­mante de la na­ture, Marie-Claude Des­chênes a réa­li­sé avec le sou­rire, qu’elle ne pos­sé­dait le câble que pour écou­ter les re­prises des Simp­sons à 21h.

«Ça n’a pas été une dé­ci­sion dif­fi­cile, plu­tôt une consta­ta­tion que ça ne ré­pon­dait pas à mes be­soins et mes at­tentes», ex­plique-t-elle.

Celle qui au­tre­fois se qua­li­fiait un peu d’oi­seau de nuit, ne re­trou­vait pas une pro­gram­ma­tion bien in­té­res­sante non plus en soi­rée ou plus tard. De­puis qu’elle a lais­sé le câble, sa cou­sine lui a fait dé­cou­vrir Net­flix et qui comble plei­ne­ment son be­soin.

«On peut vi­sion­ner à la vi­tesse que l’on veut. Il y a aus­si beau­coup de sé­ries en an­glais alors je peux me pra­ti­quer», sou­lève-t-elle.

IN­TER­NET

Le CEFRIO a com­plé­té un por­trait nu­mé­rique des foyers qué­bé­cois qui a été ren­du pu­blic et dans le­quel on ap­prend que 90% des foyers sont connec­tés à In­ter­net. On y ap­prend aus­si que le té­lé­vi­seur HD, l’en­re­gis­treur HD ain­si que le lec­teur mul­ti­mé­dia en conti­nu connaissent une pro­gres­sion par rap­port à l’an­née der­nière, mais que si l’or­di­na­teur por­table est plus po­pu­laire, c’est l’in­verse pour la ta­blette.

Le ser­vice de vi­déo en conti­nu Net­flix a connu une aug­men­ta­tion mar­quée de sa po­pu­la­ri­té au cours des der­nières an­nées. De 2013 à 2015, il a connu une hausse de 58%.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Va­lé­rie Dionne se ré­jouit de ne plus avoir le câble. Elle a même convain­cu sa soeur, la mère de Ju­liette (au centre) et aus­si in­fluen­cé son autre soeur Sa­bri­na (à droite).

La câble ne manque pas non plus à Marie-Claude Cô­té Des­chênes.(Pho­to gra­cieu­se­té)

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