Mal­heu­reu­se­ment, il y a en­core des bra­con­niers

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - FRANCE PA­RA­DIS france.pa­ra­dis@tc.tc

PÊCHE. Qué­bec sou­haite in­ter­dire, dès le mois d’avril, l’usage des pois­sons ap­pâts morts et vi­vants comme leurre pour la pêche spor­tive l’été, et ce, dans toutes les zones de pêche au Qué­bec. Sur le lac Saint-Jean, cette in­ter­dic­tion est en vi­gueur de­puis 1986, mais mal­heu­reu­se­ment, il y a en­core des ré­cal­ci­trants qui uti­lisent des me­nés morts ou vi­vants.

Pré­sen­te­ment, dans le coeur du Qué­bec, le dé­bat fait rage alors que la di­rec­tion de l’Aire fau­nique com­mu­nau­taire (AFC) du lac SaintPierre de­mande le sta­tu quo au mi­nis­tère des Fo­rêts, de la Faune et des Parcs du Qué­bec (MFFP) qui sou­haite in­ter­dire, les pois­sons ap­pâts pour la pêche spor­tive l’été. L’AFC es­time que cette dé­ci­sion est in­jus­ti­fiée.

Avec cette nou­velle rè­gle­men­ta­tion, le gou­ver­ne­ment au­rait comme ob­jec­tif de pré­mu­nir le Qué­bec contre une pos­sible dis­per­sion de ma­la­dies et d’es­pèces exo­tiques aqua­tiques en­va­his­santes (EAE) dans les plans et cours d’eau du Qué­bec.

« Dès la sai­son de pêche à l’été 1986, tu n’avais plus le droit de trans­por­ter ou d’uti­li­ser des me­nés morts ou vi­vants au Lac-Saint-Jean. La seule ex­cep­tion, c’est que tu as le droit à l’éper­lan mort pour la pêche d’hi­ver », rap­pelle Marc Ar­cher, bio­lo­giste et di­rec­teur gé­né­ral de la Cor­po­ra­tion de LAC­ti­vi­té Pêche Lac-Saint­Jean (CLAP).

Cette nou­velle ré­gle­men­ta­tion touche la pêche es­ti­vale. Dans le cas du lac, ban­nir l’uti­li­sa­tion de l’éper­lan mort en hi­ver, ça pour­rait com­pro­mettre la pêche à la lotte à la ligne dor­mante et voir aus­si ce que ce­la don­ne­rait pour le do­ré.

BRA­CON­NAGE

constats d’in­frac­tions dé­li­vrés

in­frac­tions pour pêche sans per­mis (droits de pêche)

La CLAP exerce une étroite sur­veillance sur le lac Saint-Jean en été pour faire res­pec­ter la ré­gle­men­ta­tion. Mal­heu­reu­se­ment, l’uti­li­sa­tion du pois­son ap­pât est en­core pré­sente.

« C’est une pra­tique qui est en­core très cou­rante dans cer­tains sec­teurs bien par­ti­cu­liers du lac Saint-Jean. C’est sec­to­riel et on en at­trape en­core. C’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile pour nous autres. Quand on en at­trape un, c’est parce que le gars ne nous a pas vu ar­ri­ver. Nous autres, on n’a pas le droit de tra­vailler fan­tôme, car ça

de­vient de l’en­quête. On ne peut pas se dé­gui­ser en pê­cheur dans une vieille cha­loupe, car on en at­tra­pe­rait beau­coup plus que l’on en at­trape pré­sen­te­ment. Mais on réus­sit quand même à en at­tra­per quelques-uns à chaque an­née », com­mente Marc Ar­cher. Quand les agents du CLAP ont un doute de loin, ils s’or­ga­nisent pour ar­ri­ver à l’im­pro­viste pour les prendre sur le fait.

Le ser­vice de pro­tec­tion de la faune est très ef­fi­cace dans ce genre d’in­frac­tions là, dans la me­sure où ils ont des si­gna­le­ments. Ils tra­vaillent sur des plaintes et des si­gna­le­ments, dans quel sec­teur ça se dé­roule, de jour ou de nuit, ils connaissent les ba­teaux, etc…

Quand un bra­con­nier est ar­rê­té, la CLAP sai­sit tous les pois­sons ap­pât, ré­dige le constat d’in­frac­tion et le trans­met au ser­vice de pro­tec­tion de la faune.

Marc Ar­cher, di­rec­teur gé­né­ral de la CLAP.(Pho­to gra­cieu­se­té - CLAP)

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