Les ci­toyens ne connaî­tront pas le fin fond de l’his­toire

Journal Le Lac St-Jean - - COMMENTAIRE - FRANCE PA­RA­DIS france.pa­ra­dis@tc.tc

EN­TENTE. Les ci­toyens de Ste-Mo­nique ne connaî­tront sans doute ja­mais le fin fond de l’his­toire dans la sa­ga op­po­sant la mai­resse Do­lo­rès Boi­ly et le se­cré­taire-tré­so­rier de la mu­ni­ci­pa­li­té, Jean-Claude Du­chesne. Le rè­gle­ment hors cour et hau­te­ment confi­den­tiel au­ra cer­tai­ne­ment coû­té très cher à la mu­ni­ci­pa­li­té. La seule fac­ture dont les contri­buables connaissent exac­te­ment la te­neur, c’est celle de 28988,60$ que re­pré­sentent les frais d’avo­cats pour ob­te­nir ce rè­gle­ment hors cour.

Une autre page de cette his­toire a été tour­née lun­di der­nier, lors de la séance du con­seil, alors que Ma­rio Des­biens, au nom du con­seil mu­ni­ci­pal, a te­nu à faire une mise au point pour cla­ri­fier cer­taines in­for­ma­tions qui cir­culent à ce su­jet de­puis la di­vul­ga­tion des états fi­nan­ciers de la mu­ni­ci­pa­li­té qui font état d’un dé­fi­cit d’opé­ra­tion de 170 961 $ pour 2016.

La hausse des frais de quelque 193 000 $ à l’item ad­mi­nis­tra­tion a été in­ter­pré­tée par cer­tains ci­toyens comme étant le mon­tant du rè­gle­ment hors cour entre Ste-Mo­nique et Jean-Claude Du­chesne, ce qui n’est pas le cas.

HIS­TOIRE D’UNE SA­GA

Rap­pe­lons ra­pi­de­ment que le prin­temps 2015 avait été mar­quée par des plaintes croi­sées entre la mai­resse Boi­ly et Jean-Claude Du­chesne. À la mi-juin, ces plaintes ont été re­je­tées de part et d’autre par la Sû­re­té du Qué­bec, après en­quête.

À la suite de ce­la, fin juin, Jean-Claude Du­chesne se re­trouve en congé de ma­la­die et un dossier est ou­vert à la CNESST le concer­nant.

À la fin no­vembre 2015, dans un re­por­tage dif­fu­sé à la té­lé­vi­sion de Ra­dio-Ca­na­da, la mai­resse Boi­ly est re­ve­nue sur les ac­cu­sa­tions qu’elle avait por­tées contre son se­cré­taire-tré­so­rier.

Jean-Claude Du­chesne en­voie alors une mise en de­meure à la mai­resse Boi­ly et à la mu­ni­ci­pa­li­té pour at­teinte à sa ré­pu­ta­tion et dom­mages mo­raux.

« Nous, la mu­ni­ci­pa­li­té, nous n’avions d’autre choix que de don­ner le man­dat de nous re­pré­sen­ter dans cette cause à notre firme d’avo­cats », ex­plique le conseiller Ma­rio Des­biens.

La mu­ni­ci­pa­li­té a ra­pi­de­ment consta­té qu’elle se di­ri­geait vers un pro­cès oné­reux de plu­sieurs cen­taines de mil­liers de dol­lars avec un risque de perdre et de de­voir tout payer, in­cluant les frais d’avo­cats de Jean-Claude Du­chesne.

La mu­ni­ci­pa­li­té a donc op­té pour né­go­cier un rè­gle­ment hors cour qui a été conclu en conci­lia­tion le 10 juin 2016.

« Le mon­tant du rè­gle­ment est une ré­pa­ra­tion pour at­teinte à la ré­pu­ta­tion et dom­mages mo­raux. Il a éga­le­ment été conve­nu de gar­der les termes de l’en­tente confi­den­tiels. Il fau­dra ajou­ter les frais de 28 988,60 $ en frais d’avo­cats qui se­ront comp­ta­bi­li­sés en 2017 puisque la fac­ture est ar­ri­vée et payée aux comptes de jan­vier der­nier. Les conseillers ne sont pas plus heu­reux que vous de de­voir payer ces frais, car nous sommes nous aus­si des payeurs de taxes », de conclure Ma­rio Des­biens.

La mai­resse Do­lo­rès Boi­ly et le se­cré­taire-tré­so­rier de l’époque Jean-Claude Du­chesne. (Pho­tos TC Me­dia – ar­chives)

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