Chez les ani­maux ?

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - AUDREY-ANNE MALTAIS audrey-anne.maltais@tc.tc

RISQUE. Les risques de pi­qûre de tiques chez nos ani­maux do­mes­tiques sont plus éle­vés que pour les hu­mains puis­qu’ils sont des proies plus fa­ciles que nous.

Se­lon la pro­prié­taire de l’Hô­pi­tal vé­té­ri­naire Car­ca­jou, Dre Hé­lène Ha­mil­ton, la sai­son où ces in­sectes s’ac­tivent s’est al­lon­gée.

« La sai­son est de mars jus­qu’à dé­cembre. Ce pa­ra­site est de­ve­nu un fléau », a sou­li­gné la vé­té­ri­naire. Pour sa part, Dre Ha­mil­ton a ré­per­to­rié plu­sieurs cas d’ani­maux in­fec­tés par la ma­la­die de Lyme, qui laisse pré­sa­ger que les tiques in­fec­tées par la bac­té­rie sont bel et bien ar­ri­vées dans la ré­gion.

« De­puis deux ou trois ans, on comp­ta­bi­lise des cas de chiens in­fec­tés par la ma­la­die et ce sont des chiens qui ne sont ja­mais sor­tis de la ré­gion », a-t-elle af­fir­mé.

SIGNES

Le plus sou­vent, les ani­maux in­fec­tés ne pré­sen­te­ront au­cun signe de ma­la­die.

Néan­moins, cer­tains signes peuvent se ma­ni­fes­ter, à dif­fé­rents de­grés, no­tam­ment de la fièvre, une perte d’ap­pé­tit, un manque d’éner­gie, des gan­glions en­flés, une boi­te­rie cau­sée par des dou­leurs aux ar­ti­cu­la­tions.

«Ça peut prendre beau­coup de temps avant de voir les pre­miers symp­tômes et cer­tains chiens n’en au­ront au­cun. C’est pour­quoi il est im­por­tant de vé­ri­fier le chien après chaque ran­don­née et si pos­sible, de faire de la pré­ven­tion à l’aide de di­vers trai­te­ments of­ferts », a pré­ci­sé Dre Ha­mil­ton. Cette der­nière conseille de consul­ter un vé­té­ri­naire pour choi­sir le bon trai­te­ment, car ce­lui-ci dé­pen­dra de l’âge du chien, de sa race et de son mode de vie.

PAS DE TRANSMISSION

Pour re­ti­rer la tique, Dre Ha­mil­ton sug­gère d’uti­li­ser une pince spé­cia­le­ment faite pour ça. Il faut pla­cer la pince à la base de la tique et de ti­rer dou­ce­ment en fai­sant un lé­ger mou­ve­ment de ro­ta­tion. Il est im­por­tant de sa­voir que la tique ne saute pas et ne vole pas. Elle at­tend pa­tiem­ment dans les hautes herbes ou les buis­sons jus­qu’à ce qu’un ani­mal ou un hu­main passe et elle se laisse tom­ber sur lui.

La ma­la­die ne se pro­page pas d’un ani­mal in­fec­té à l’hu­main et vice ver­sa.

Par contre, si l’ani­mal est in­fec­té, ce­la peut lais­ser croire qu’il y a d’autres spé­ci­mens dans l’en­vi­ron­ne­ment im­mé­diat ou l’en­droit vi­si­té ré­cem­ment et que les risques sont pré­sents pour l’hu­main éga­le­ment.

(Pho­to: De­po­sit­pho­tos.com – sa­sel77)

La vé­té­ri­naire sug­gère de se mu­nir d’une pince spé­cia­le­ment faite pour re­ti­rer les tiques qui n’est pas très dis­pen­dieuse.

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