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Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - AUDREY-ANNE MALTAIS audrey-anne.maltais@tc.tc

SAI­SON. L’ar­ri­vée du prin­temps et des pre­mières cha­leurs ne veut mal­heu­reu­se­ment pas seule­ment dire plai­sirs es­ti­vaux. C’est aus­si la sai­son des tiques qui s’amorce et ces pe­tits in­sectes ne sont pas seule­ment ré­ser­vés aux ani­maux, ils peuvent éga­le­ment s’en prendre aux hu­mains.

Cer­taines tiques peuvent être in­fec­tées par dif­fé­rentes ma­la­dies, la plus connue est la ma­la­die de Lyme. Elle est cau­sée par une bac­té­rie qui se trans­met par la pi­qûre d’une tique. Ces in­sectes se re­trouvent par­ti­cu­liè­re­ment dans les fo­rêts, les boi­sées et les herbes hautes dans dif­fé­rentes ré­gions du Qué­bec.

Au Sa­gue­nay-Lac-Saint-Jean, en 2016, deux cas de ma­la­die de Lyme ont été ré­per­to­riés par le Centre in­té­gré uni­ver­si­taire de san­té et de ser­vices so­ciaux (CIUSSS), se­lon l’agente d’in­for­ma­tion Amé­lie Gourde. « On ne peut pas sa­voir si les tiques in­fec­tées étaient dans la ré­gion, puisque les deux cas que nous avons eus étaient des per­sonnes qui ar­ri­vaient de va­cances à l’ex­té­rieur de la ré­gion », a sou­te­nu Mme Gourde.

POUR L'EN­LE­VER

L’agente d’in­for­ma­tion a ex­pli­qué qu’en cas de pi­qûre, il est im­por­tant de suivre une cer­taine pro­cé­dure pour notre propre sé­cu­ri­té.

Pre­mière chose, il faut re­ti­rer la tique le plus ra­pi­de­ment pos­sible, puisque plus elle reste long­temps, plus il y a de chance qu’elle trans­mette des bac­té­ries. « Il faut être très pru­dent lors­qu’on re­tire la tique, il faut y al­ler dou­ce­ment et s’as­su­rer de ne pas ap­puyer sur l’ab­do­men puisque c’est cette par­tie qui contient les bac­té­ries », a pré­ci­sé l’agente d’in­for­ma­tion.

Il faut donc sai­sir la tique, à l’aide d’une pince, le plus près pos­sible de la peau. Il faut la ti­rer dou­ce­ment, mais fer­me­ment et de fa­çon conti­nue, sans l’écra­ser. Mme Gourde a sou­li­gné que si la tête de la tique reste dans la peau, il est pos­sible de la re­ti­rer dé­li­ca­te­ment par la suite avec la pince. Cette par­tie ne peut plus trans­mettre la ma­la­die.

APRÈS L’AVOIR RETIRÉE

Il est conseillé de pla­cer la tique dans un conte­nant qui ferme de fa­çon étanche, comme un conte­nant de pi­lules vide. Il faut s’as­su­rer de

net­toyer la peau, avec de l’eau et du sa­von, et de bien se la­ver les mains. Mme Gourde a ajou­té qu’il est im­por­tant de prendre en note la date et le lieu où on se trou­vait lorsque l’on a été pi­qué, ain­si que l’en­droit de la pi­qûre sur le corps.

Les symp­tômes de la ma­la­die de Lyme peuvent ap­pa­raître après plu­sieurs se­maines, soit dans les 3 à 30 jours après la pi­qûre.

« Il faut vé­ri­fier l’en­droit où la tique a pi­qué pour voir s’il y a un en­fle­ment, des rou­geurs, de la dou­leur. D’autres symp­tômes peuvent être de la fièvre, de la fa­tigue, des maux de tête, dou­leurs mus­cu­laires. Dans le cas où ceux-ci se pré­sen­te­raient, contac­ter In­fo-San­té au 811 », a-t-elle conclu.

En cas de pi­qûre, il faut im­mé­dia­te­ment re­ti­rer la tique.

(Pho­to: De­po­sit­pho­tos.com - Kal­cut­ta)

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