Un peu moins d’ani­maux aban­don­nés cette an­née

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - MA­RIE-GA­BRIELLE GA­GNÉ ma­rie-ga­brielle.gagne@tc.tc

ABAN­DONS. Pré­sen­te­ment, on re­trouve de nom­breux ap­pels sur les mé­dias so­ciaux pour des ani­maux aban­don­nés en quête d’une nou­velle de­meure. La pé­riode des dé­mé­na­ge­ments est sou­vent cri­tique pour les di­vers re­fuges. Cette triste réa­li­té semble tou­te­fois être plus re­lui­sante à Al­ma, se­lon le pro­prié­taire de la Four­rière, Jim­my Mal­tais.

Certes, le pro­blème n’est pas en­rayé, mais la si­tua­tion semble sous contrôle à Al­ma, où Jim­my Mal­tais dé­nombre quelques cas d’aban­dons cette an­née lors de la tra­di­tion­nelle pé­riode des dé­mé­na­ge­ments. «La si­tua­tion n’est pas comme à Montréal ici », ex­plique-t-il.

Il dé­plore ce­pen­dant que le sec­teur pro­blé­ma­tique soit tou­jours le même. « On prêche, on de­mande aux gens de les ame­ner ici et non de les aban­don­ner », ajoute-t-il.

De­puis deux ans, la Four­rière d’Al­ma sté­ri­lise tous ses ani­maux, ce qui est une so­lu­tion au pro­blème, se­lon son pro­prié­taire. « Ça pa­raît. Sou­vent les gens qui ont un chat opé­ré, par exemple, vont l’ame­ner avec eux quand ils dé­mé­nagent. Quand la pe­tite chatte n’est pas opé­rée, au bout de six mois, elle va pleu­rer pour pou­voir sor­tir de­hors et elle et ses pe­tits vont se ra­mas­ser ici lors du dé­mé­na­ge­ment. Pour ce genre de per­sonne, ce n’est pas grave, ils se disent qu’ils vont pou­voir en adop­ter un autre plus tard », dé­plore-t-il.

Le pas­sion­né des ani­maux dé­con­seille aus­si aux gens en ap­par­te­ment d’avoir un ani­mal. « Peut-être que vous pou­vez en avoir un pour l’ins­tant, mais quand vous allez chan­ger d’ap­par­te­ment, ça ne veut pas dire que vous au­rez en­core le droit. »

UN MEMBRE DE LA FA­MILLE À PART EN­TIÈRE

Avec la grande pré­sence de la Four­rière d’Al­ma sur les mé­dias so­ciaux, leur vi­si­bi­li­té dé­passe les fron­tières qué­bé­coises. Jim­my Mal­tais men­tionne que plu­sieurs de ses chiens trouvent une nou­velle fa­mille adop­tive, là où la men­ta­li­té face aux ani­maux dif­fère un peu. M. Mal­tais croit que les fa­milles on­ta­riennes consi­dèrent plus leur ani­mal comme un membre de la fa­mille en com­pa­rai­son avec le Qué­bec, mais que cette si­tua­tion est en train de chan­ger.

«Moi je dis que ça s’en vient. Les gens réa­lisent plus qu’un ani­mal, ça coûte quand même as­sez cher par an­née. Ils font aus­si beau­coup plus d’ac­ti­vi­tés avec leurs ani­maux. Au lieu d’al­ler faire de la mo­to­neige, on va prendre une marche avec le chien. On voyait moins ça avant », ex­plique-t-il.

(Photo : TC Me­dia – Ma­rie-Ga­brielle Ga­gné)

La Four­rière d’Al­ma sté­ri­lise tous les ani­maux qu’elle met en adop­tion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.