La ran­don­née

Journal Le Lac St-Jean - - ANNONCES CLASSÉES - JOANIE DO­RÉ re­dac­tion.sa­glac@tc.tc

SAN­TÉ. La Fon­da­tion Dé­dé For­tin or­ga­nise pour la 4e fois une ran­don­née au­tour du lac en sep­tembre pour amas­ser des fonds pour la ma­la­die men­tale en l’hon­neur du chan­teur de Saint-Tho­mas-Di­dyme.

Voi­là main­te­nant 17 ans que le chan­teur Dé­dé For­tin s’est en­le­vé la vie de fa­çon tra­gique à Mon­tréal. Pour ai­der les or­ga­nismes de pré­ven­tion du sui­cide et de la ma­la­die men­tale, la fa­mille du chan­teur or­ga­nise de­puis quatre ans

une ac­ti­vi­té qui consiste à faire le tour du lac Saint-Jean à la marche.

L’an der­nier, la fon­da­tion avait ré­col­té 20000$ qu’elle avait dis­tri­bué à deux or­ga­nismes de la ré­gion. Cette an­née, l’ob­jec­tif aug­mente à 30 000 $.

« On sou­haite ai­der la clien­tèle mas­cu­line, puis­qu’An­dré était un homme et qu’ils ont par­fois un peu plus de dif­fi­cul­té à se confier. On donne donc à des or­ga­nismes qui ont des pro­jets qui visent cette clien­tèle », sou­tient la soeur du chan­teur, Hé­lène For­tin.

L’ex­cur­sion est pré­vue pour le 21 sep­tembre pro­chain et se dé­rou­le­ra sur une pé­riode de 10 jours. La fa­mille es­père at­ti­rer le chiffre ma­gique de 100 par­ti­ci­pants.

«Les gens s’en­traident beau­coup. C’est un beau res­sour­ce­ment pour ceux qui s’ins­crivent. Les gens peuvent aus­si ve­nir mar­cher qu’une seule jour­née ou en­core ve­nir en­cou­ra­ger les par­ti­ci­pants», ra­conte la belle-soeur de Dé­dé, San­dra For­tin.

UN SU­JET TRÈS TA­BOU

La fon­da­tion a ré­cem­ment cé­lé­bré ses 11 ans d’exis­tence. Au cours de ces an­nées, elle au­ra ai­dé de nom­breux or­ga­nismes à mettre sur pied des pro­jets pour ai­der les gens en dé­tresse psy- cho­lo­gique, sur­tout des hommes.

Tou­te­fois, les membres de la fa­mille du chan­teur es­timent que la ma­la­die men­tale et le sui­cide sont deux su­jets en­core très ta­bous et que les gens ont peur de s’y iden­ti­fier.

« La fon­da­tion va bien, mais on ne fe­ra pas de ca­chettes, les gens ne se l’ap­pro­prient pas au­tant que d’autres causes parce que la ma­la­die men­tale n’est pas vi­sible et que c’est en­core un su­jet ta­bou. Tou­te­fois, on réus­sit à sau­ver des vies. En fait, on ose croire qu’on fait une dif­fé­rence », es­time San­dra For­tin.

(Photo gracieuseté)

La cin­quan­taine de par­ti­ci­pants lors de leur ar­ri­vée à Nor­man­din l’an­née der­nière.

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