« Les gens sont tristes de ne plus voir de chauves-sou­ris »

Journal Le Lac St-Jean - - ACTUALITÉS - FRANCE PA­RA­DIS france.pa­ra­dis@tc.tc

TOU­RISME. Le site de la Ca­verne du Trou de la Fée à Des­biens est plus po­pu­laire que ja­mais et pour­rait même battre son re­cord de fré­quen­ta­tion de l’an der­nier qui avait été de 23 880 vi­si­teurs. Les gens ap­pré­cient au plus haut point les ins­tal­la­tions mais le com­men­taire est gé­né­ral : les gens sont tristes de ne plus voir de chauves-sou­ris quand ils font la vi­site de la grotte, même si on leur a ex­pli­qué au préa­lable le drame que su­bit la co­lo­nie de­puis quelques an­nées avec la ma­la­die du mu­seau blanc.

De toute évi­dence, avec le Zoo sau­vage à St-Fé­li­cien et le site de Val Jal­bert à Cham­bord, le site de la Ca­verne du Trou de la Fée est de­ve­nu un in­con­tour­nable dans le cir­cuit tou­ris­tiques du sec­teur Sud du Lac-Saint-Jean. près de 1 350 000 $ en 2011. La fer­me­ture du bar­rage nous a fait mal cette an­née-là car on n’avait plus ac­cès à notre at­trait prin­ci­pal qu’est la ca­verne. Ça l’a ra­len­ti pen­dant deux ou trois ans, mais là on se re­prend de­puis 2014. On est de­ve­nu un in­con­tour­nable au même titre que Val-Jal­bert, le Zoo ou la Vé­lo­route», af­firme Ger­ry Des­meules.

CHAUVES-SOU­RIS

La ca­verne et sa co­lo­nie de chauves-sou­ris de­meurent na­tu­rel­le­ment l’at­trait prin­ci­pal du site. Avant l’ar­ri­vée de la ma­la­die du mu­seau blanc, la ca­verne du Trou de la Fée abri­tait une co­lo­nie de quelque 350 à 400 chauves-sou­ris.

« Quand on y est al­lé au mois d’avril der­nier, on en a dé­nom­bré deux. En no­vembre, on en avait vu sept ou huit. Ça l’a une tendance à se sta­bi­li­ser. Dans les pre­miers en­droits où il y a eu des men­tions de la ma­la­die, de 2006 à 2010, il y a pré­sen­te­ment des aug­men­ta­tions. La na­ture va s’adap­ter comme ça s’est d’ailleurs fait en Eu­rope. C’est sen­si­ble­ment le même nombre de­puis deux ou trois ans», ex­plique Ger­ry Des­meules qui sou­haite que ça ar­rive éga­le­ment à Des­biens.

Au centre d’ac­cueil, il y a une for­ma­tion sur les chauves-sou­ris où on ex­plique no­tam­ment la na­ture de leur vol et l’écho­lo­ca­li­sa­tion qui leur per­met de se dé­pla­cer dans le noir. On leur parle éga­le­ment de la ma­la­die qui a dé­ci­mée la co­lo­nie.

« Les gens com­prennent la si­tua­tion, mais ils sont tristes de voir ce qui ar­rive à ce pe­tit ani­mal-là. Les gens ma­ni­festent le dé­sir d’en voir, mais elles ne sont plus-là », sou­ligne Ger­ry Des­meules.

Ce­pen­dant, la vi­site à l’intérieur de la ca­verne et l’ani­ma­tion dans le noir to­tal consti­tuent des mo­ments dont les vi­si­teurs se sou­vien­dront long­temps.

Les gens ont le choix : ils peuvent faire juste la vi­site du parc sans la ca­verne, ce que les res­pon­sables ap­pellent de la « marche d’ob­ser­va­tion » tel­le­ment la na­ture est gé­né­reuse sur le site et le par­cours unique avec les pas­se­relles ac­cro­chées sur les pa­rois de roche ; ils peuvent faire le cir­cuit parc/ca­verne ou juste les ty­ro­liennes. Il y a un for­fait les trois com­pris.

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