Le Col­lège Sha­wi­ni­gan est à La Tuque pour res­ter

L'Écho de La Tuque - - AC­TUA­LI­TÉS - MI­CHEL SCAR­PI­NO mi­chel.scar­pi­no@tc.tc

Le 50e an­ni­ver­saire de la créa­tion des CÉ­GEPS au Qué­bec re­pré­sente une belle oc­ca­sion de faire le point sur l’en­sei­gne­ment post-se­con­daire dis­pen­sé dans les pe­tites ré­gions comme la Haute-Mau­ri­cie.

Le CÉ­GEP de Sha­wi­ni­gan, de­ve­nu le Col­lège Sha­wi­ni­gan en 1994, dis­pense de la for­ma­tion post-se­con­daire de­puis 1968. La Haute-Mau­ri­cie pos­sède son centre d’en­sei­gne­ment col­lé­gial (CEC) de­puis 2003.

Tous pro­fils confon­dus, 53 élèves le fré­quentent ac­tuel­le­ment. Un nombre qui de­meure stable à tra­vers les an­nées.

Le CEC de La Tuque tient à of­frir des for­ma­tions en fonc­tion des be­soins ex­pri­més par le mi­lieu. « On est très fier de notre centre d’études col­lé­giales », af­firme d’en­trée de jeu Guy Du­mais di­rec­teur gé­né­ral du Col­lège Sha­wi­ni­gan.

Un des par­te­naires es­sen­tiels à la sur­vie du CEC en Haute-Mau­ri­cie est Ville de La Tuque. « On a ren­con­tré le nou­veau maire (Pierre-Da­vid Trem­blay) qui nous a don­né son ap­pui to­tal pour le main­tien et le dé­ve­lop­pe­ment du CEC », in­dique éga­le­ment Guy Du­mais. D’ailleurs, pour in­ci­ter les jeunes conti­nuer à étu­dier à La Tuque la mu­ni­ci­pa­li­té offre chaque an­née 30 bourses de 1000 $ à des élèves qui fré­quentent le CEC.

Non seule­ment le CEC de La Tuque sou­haite-t-il pour­suivre sa mis­sion, mais il veut dé­ve­lop­per de nou­velles for­ma­tions en fonc­tion des be­soins du mi­lieu. Cet élé­ment est dans les lignes di­rec­trices de ses orien­ta­tions des pro­chaines an­nées.

«On est à l’écoute des be­soins des en­tre­prises pour voir com­ment on pour­rait ar­ri­ver à y ré­pondre », en­chaîne Carl Ped­neault, di­rec­teur du CEC de La Tuque. On veut aus­si en­voyer un mes­sage clair aux en­tre­prises de La Tuque qui ont des be­soins de for­ma­tion. « Que ce soient des ser­vices à la carte, des cours comme l’an­glais des af­faires, Word, Ex­cel, on est en me­sure de don­ner ce­la ici », pour­suit M., Du­mais.

Un des be­soins ex­pri­més de­puis plu­sieurs an­nées est en soins in­fir­miers. Une nou­velle co­horte est donc for­mée tous les trois ans. Leur taux de pla­ce­ment, à la fin de leurs études, est d’ailleurs ex­cellent. La co­horte ac­tuelle de 11 étu­diants est ac­tuel­le­ment dans sa deuxième an­née.

Le CEC de La Tuque offre éga­le­ment une for­ma­tion pré-uni­ver­si­taire en sciences hu­maines.

Le pro­gramme Trem­plin DEC per­met d’ex­plo­rer quelques for­ma­tions afin que des étu­diants à faire des choix plus pré­cis sur les ma­tières où ils sou­haitent étu­dier. Il s’adresse aux jeunes qui veulent al­ler faire un pro­gramme tech­nique, mais qui n’ont pas le pré­re­quis ou qui sou­haitent vi­si­ter quelques pro­grammes afin de dé­fi­nir leur champ d’études. Une op­tion en­vi­sa­geable, quand on sait que 50 % des élèves se ré­orientent après leur pre­mière an­née au col­lé­gial.

SCIENCES DE LA NA­TURE À LA TUQUE ?

Le pro­gramme de Sciences de la na­ture pour­rait aus­si être of­fert à La Tuque. Pour ce­la, il fau­drait qu’une di­zaine d’étu­diants s’ins­crivent et ces jeunes pour­raient de­meu­rer dans leur mi­lieu d’ori­gine sans avoir à s’ex­pa­trier pour suivre le pro­gramme. Chaque an­née, quatre ou cinq étu­diants ma­ni­festent le dé­sir de suivre Sciences de la na­ture à La Tuque. « On se­rait prêt à le don­ner. La po­pu­la­tion doit sa­voir qu’elle a un bon CÉ­GEP à La Tuque. Même si c’est un pe­tit centre, c’est la même qua­li­té qu’au Col­lège Sha­wi­ni­gan. La force du Col­lège Sha­wi­ni­gan c’est son équipe », in­siste Guy Du­mais.

« On a les in­fra­struc­tures pour toute la for­ma­tion des cours spé­ci­fiques, on a des par­te­na­riats avec la Com­mis­sion sco­laire », re­late Carl Ped­neault. Il est même pré­vu, pour cer­tains la­bo­ra­toires (en sciences de la na­ture), de no­li­ser un au­to­bus et d’ame­ner les étu­diants dans les ins­tal­la­tions du Col­lège Sha­wi­ni­gan. « Ils pour­ront faire des la­bo­ra­toires de chi­mie, de bio­lo­gie et de phy­sique. C’est in­té­res­sant, car on leur donne ac­cès à nos la­bo­ra­toires, qui sont par­mi les mieux équi­pés au Qué­bec », men­tionne M. Ped­neault.

« En sciences, le Col­lège Sha­wi­ni­gan est très fort, no­tam­ment par la pré­sence de notre centre de re­cherche CNETE », com­plète M. Du­mais.

ÉTUDES.

LES MÊMES RES­SOURCES QU’À SHA­WI­NI­GAN

Les élèves qui fré­quentent le CEC de La Tuque ont ac­cès aux mêmes res­sources pro­fes­sion­nelles que ceux qui étu­dient au Col­lège Sha­wi­ni­gan.

MM. Du­mais et Ped­neault re­lèvent que les re­tom­bées éco­no­miques gé­né­rées par le centre en ré­gion sont ex­cel­lentes. À l’ins­tar des élèves qui de­meurent à La Tuque, une dou­zaine d’en­sei­gnants se rendent ré­gu­liè­re­ment au centre afin de dis­pen­ser les for­ma­tions. Le taux de réus­site des étu­diants de La Tuque se­rait com­pa­rable aux autres centres.

« Plus on va avoir des étu­diants ici, plus la carte de ser­vices va s’élar­gir », re­latent les deux ad­mi­nis­tra­teurs.

LES EN­JEUX

L’ob­jec­tif, pour les pro­chaines an­nées, se­ra de dé­ve­lop­per de nou­veaux ser­vices et pour­suivre la mo­der­ni­sa­tion des lo­caux de l’école Ma­rie-Mé­dia­trice. «On sou­haite aus­si se rap­pro­cher de plus en plus des en­tre­prises et leur de­man­der : de quel type d’em­ployés avez-vous be­soin ? »

Par exemple, des tech­niques en chi­mie ana­ly­tique, en in­for­ma­tique, en gé­nie mé­ca­nique peuvent ré­pondre à des be­soins iden­ti­fiés par des en­tre­prises d’ici.

CEC La Tuque étu­diants au ré­gu­lier cette an­née di­plô­més de 2003 à 2017 pro­grammes + un trem­plin DEC en­sei­gnants

Guy Du­mais et Carl Ped­neault.

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