CHIENS DE PRAI­RIE

« C’EST COMME SI ON JOUAIT DANS NOTRE SOUS-SOL »

La Liberté - La Gaillardise - - LA UNE -

À peine cinq mois que le groupe s’est for­mé. Et pour­tant, les cinq gar­çons – âgés de 14 à 18 ans - de Chiens de prai­rie n’en sont pas à leur pre­mière re­pré­sen­ta­tion.

« Tout le monde vou­lait prendre des pho­tos avec nous, c’était fou!», s’émer­veille Alexandre Té­trault, en­core tout ex­ta­sié du concert qu’il vient de don­ner. Avec 4 autres membres – Ca­brel Bré­mault, Jé­ré­my Ami­not, Ni­co­las Du­bois et Théo De­la­quis -, ils forment le groupe Chiens de prai­rie consti­tué de­puis tout juste cinq mois. C’était à l’oc­ca­sion des Jeux de la Fran­co­pho­nie qu’ils s’ac­cor­daient pour la toute pre­mière fois.

Ce 27 sep­tembre, les cinq gars n’en étaient donc pas à leur coup d’es­sai. Pas ner­veux pour un sou, même lorsque la basse n’a pas vou­lu don­ner de la voix du­rant les deux pre­miers mor­ceaux. Ils re­la­ti­visent. « Une fois qu’on est sur scène, c’est comme si on jouait dans notre sous-sol. Le stress s’en­vole », as­sure Ca­brel, 17 ans, fi­nis­sant de l’école Saint-Joa­chim.

« Pour­quoi on est là au­jourd’hui? Oui, on a re­çu un pe­tit ca­chet. Mais si ça avait été à titre bé­né­vole, on l’au­rait fait. On fe­rait n’im­porte quoi pour le CJP! Ce sont eux qui nous ont ai­dés à nos dé­buts », re­prend Alexandre Té­trault, le vio­lo­neux du groupe. Si le quin­tette s’est tou­jours vu sou­te­nu par le CJP et s’ex­prime avant tout en fran­çais sur scène comme à la vie, c’est pour une seule rai­son. Que le vio­lo­niste ré­sume ain­si : « Nous ne voyons par le fran­çais comme une langue ou une culture. Il n’y a qu’à re­gar­der nos der­niers noms. Le fran­çais, pour nous, c’est notre iden­ti­té ».

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