La na­ta­tion pour tous

Les cours de na­ta­tion sont, se­lon plu­sieurs, un as­pect in­té­gral de la jeu­nesse. Ce­ci est éga­le­ment vrai pour les jeunes ayant des be­soins spé­ciaux.

La Liberté - - GÉNÉRATION Z - Amy SPEARMAN Col­lège Jeanne­Sau­vé

Ma­ni­to­ba SwimA­bi­li­ty est un or­ga­nisme à but non lu­cra­tif fon­dé sous le nom Ma­king Waves Ca­na­da en 2011. Sa mis­sion est d’of­frir des cours de na­ta­tion in­di­vi­duels et abor­dables spé­ci­fi­que­ment pour les jeunes ayant des be­soins spé­ciaux. De­puis leurs dé­buts, plus de 1500 jeunes se sont ins­crits. Cette an­née 350 jeunes suivent des cours à tra­vers 4 pis­cines à Win­ni­peg, ain­si qu’à Por­tage La Prai­rie, Grand­view, Stein­bach, Bran­don, Dau­phin, Sel­kirk et Car­man. SwimA­bi­li­ty s’adresse aux en­fants at­teints du syn­drome de Down, du spectre au­tis­tique, du re­tard de dé­ve­lop­pe­ment glo­bal, de l'épi­lep­sie, du trouble dé­fi­ci­taire de l'at­ten­tion, des aveugles / mal­voyants, des sourds / mal­en­ten­dants, ain­si que de nom­breuses autres condi­tions. D’après Ca­me­ron Kris­ko, pré­sident de l’or­ga­nisme, le pro­gramme af­fecte po­si­ti­ve­ment les jeunes par­ti­ci­pants car ils « ap­prennent une com­pé­tence de la vie, l'édu­ca­tion à la sé­cu­ri­té nau­tique, font de l’exer­cice phy­sique, se font des amis et pra­tiquent leurs ha­bi­le­tés so­ciales, avec d'autres en­fants et leurs ins­truc­teurs ». Le fils de Ca­thy Co­wen est at­teint du syn­drome de Down et par­ti­cipe aux le­çons de SwimA­bi­li­ty de­puis cinq ans. « Nous sommes très re­con­nais­sants et fiers de faire par­tie de Ma­ni­to­ba SwimA­bi­li­ty. Nous sommes chan­ceux d'avoir un groupe d'ins­truc­teurs tel­le­ment dé­voués, fiables et pa­tients. Chez SwimA­bi­li­ty, les en­fants se font des amis, font par­tie d'un groupe so­cial et ac­quièrent de nom­breuses com­pé­tences. En d'autres mots, ils ont la chance d’ap­prendre comme n’im­porte quel autre en­fant et c'est sim­ple­ment ce­la notre sou­hait en tant que pa­rents. » Ma­ni­to­ba SwimA­bi­li­ty fonc­tionne uni­que­ment avec des ins­truc­teurs bé­né­voles chaque se­maine. Plus de 150 bé­né­voles im­pli­qués donnent deux heures de leur temps pour en­sei­gner des le­çons et pour rendre la na­ta­tion amu­sante et sûre pour les jeunes ayant des be­soins spé­ciaux. Ce mode de fonc­tion­ne­ment per­met à l’as­so­cia­tion d’of­frir ses le­çons au coût très abor­dable de 2$ par le­çon. Avec des le­çons de 30 mi­nutes, une fois par se­maine pour dix se­maines, ce­ci donne la pos­si­bi­li­té aux en­fants de créer une ami­tié avec leur ins­truc­teur et de se sen­tir de plus en plus à l’aise dans l’eau chaque se­maine. Comme l’ex­prime Ame­lie Bauch une su­per­vi­seure de SwimA­bi­li­ty, « la re­la­tion na­geur­bé­né­vole est très spé­ciale. » De plus, Kay­lene Nor­mand, ins­truc­trice avec le pro­gramme dit que, « ça fait deux ans que je suis bé­né­vole, et j’aime beau­coup SwimA­bi­li­ty parce que c’est une op­por­tu­ni­té vrai­ment unique de ren­con­trer plu­sieurs en­fants qui ont des be­soins dif­fé­rents. J’aime beau­coup créer des ami­tiés avec mes élèves et chaque élève est dif­fèrent. C’est vrai­ment amu­sant ». Pe­tite confi­dence : Pour moi, l’au­teure de cet ar­ticle, ce­la fait quelques mois que je me porte bé­né­vole avec le pro­gramme et il est de­ve­nu très évident que SwimA­bi­li­ty a un im­pact po­si­tif sur la vie de tel­le­ment de jeunes dans notre com­mu­nau­té. Ce­pen­dant, ce sont les jeunes qui me touchent le plus, avec leurs sou­rires brillants et leurs câ­lins chaque fois que je les vois. Ce sont eux les vraies ve­dettes.

Pho­to : Amy Spearman

Da­niel Co­wen, un jeune na­geur at­teint du syn­drome de Down, par­ti­cipe à une le­çon de Ma­ni­to­ba SwimA­bi­li­ty et sa­lue la ca­mé­ra.

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