COLLES ET BRICOLES AVEC ED­DY

La Liberté - - CULTUREL - DA­NIELLE Sé­guin­Té­treault Ed­dy Moi­don

Chro­nique de langue du Ser­vice de per­fec­tion­ne­ment lin­guis­tique de l’Uni­ver­si­té de Saint-Bo­ni­face par Da­nielle Sé­guin-Té­treault

Toutes les deux se­maines, sui­vez les aven­tures d’Ed­dy Moi­don, et amu­sez-vous en même temps à mettre vos connais­sances du fran­çais oral et écrit à l’épreuve.

Sa­lut, c'est moi, Ed­dy Moi­don. Cette se­maine, je vous in­vite à trou­ver dans le texte ci­des­sous une règle d'ac­cord de l'ad­jec­tif par­ti­cu­lière et un terme écrit se­lon la nou­velle or­tho­graphe. À votre loupe!

Y a­t­il un mi­croondes dans votre lieu de tra­vail? Dans le mien, oui, il y en a un, un seul, et ce n'est pas suf­fi­sant. Je tra­vaille en construc­tion, moi, je fais des ef­forts phy­siques énormes, moi, et à mi­di, j'ai FAIM! J'ai be­soin du mi­croondes au plus vite! Alors, quand je me re­trouve à faire la queue pour ré­chauf­fer mon re­pas, je de­viens très, très im­pa­tient. Évi­dem­ment, la per­sonne de­vant moi a tou­jours en­vie de faire la conver­sa­tion en at­ten­dant que ses deux mi­nutes et de­mie de ré­chauf­fe­ment soient écou­lées. Deux mi­nutes et de­mie de­vant un mi­croondes, sur­tout quand ce n'est même pas pour ré­chauf­fer MON re­pas, c'est in­ter­mi­naaaaaaable! L'autre jour, j'ai dû en­du­rer le mo­no­logue de mon col­lègue Pierre­Paul pen­dant que j'étais te­naillé par la faim : « Ed­dy, hier soir, ma co­pine m'a obli­gé à écou­ter un film faim­lan­dais. J'ai dor­mi du dé­but à la faim. Ma co­pine ne m'a pas trou­vé très faim. Hé! Je ré­chauffe de l'ex­cellent ai­gle­faim qu’on a man­gé hier soir. On re­ce­vait mon cou­sin de Dau­faim. Même lui qui est un bec faim l'a ado­ré. En tout cas, j'ai... mais en­faim, Ed­dy, qu'estce que tu fais là? » Je n'en pou­vais plus, il res­tait 30 se­condes au ré­chauf­fe­ment, mais j'ai ou­vert la porte du mi­croondes et j'ai sor­ti l'as­siette de Pierre­Paul en ru­gis­sant. Je le sais, je le sais, ce n'est pas très res­pec­tueux et je me suis ex­cu­sé. Ras­su­rez­vous, Pierre­Paul a pu dé­gus­ter son dé­li­cieux pois­son bien as­sez chaud. De­main, j'ap­porte un sand­wich au tra­vail et je le dé­vo­re­rai dès que mon es­to­mac crie­ra fa­mine, Sain­teÉ­goïne!

Avez­vous trou­vé la ré­ponse? Al­lez vé­ri­fier à la page 13.

Voi­là, c'est tout. Bonne se­maine. Et n'ou­bliez pas, par­fois quand on at­tend de­vant un mi­croondes, la « faim » jus­ti­fie les moyens.

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