À l’École Saint-La­zare, le cô­té scien­ti­fique est très va­lo­ri­sé

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À l’École Saint-La­zare, les en­sei­gnants et la di­rec­tion ac­cordent une grande im­por­tance à la dé­marche scien­ti­fique. C’est pour­quoi chaque an­née, tous les élèves de la 3e à la 10e an­née tra­vaillent pen­dant plu­sieurs mois pour pré­sen­ter les ex­pé­riences qu’ils ont ima­gi­nées à l’Ex­po-sciences de l’école.

Cette ac­ti­vi­té per­met de rendre la science concrète pour les élèves, comme l’ex­plique Re­née Trem­blay, en­sei­gnante de 5e et 6e an­nées. « Les élèves ap­prennent à suivre la dé­marche scien­ti­fique. Ils mettent en ap­pli­ca­tion ce qu’on leur en­seigne en cours de sciences na­tu­relles de­puis la 1re an­née. En par­ti­ci­pant à l’Ex­po-sciences, ils dé­ve­loppent le sen­ti­ment d’être des scien­ti­fiques. »

« L’Ex­po-sciences est une bonne ex­pé­rience : ça plaît à tout le monde et on ap­prend beau­coup de choses. » Ce­ci­ly Char­tier 10e an­née.

Dans la classe de Re­née Trem­blay, les élèves mènent leurs pro­jets seuls du dé­but à la fin. « Chaque élève choi­sit un su­jet qui l’in­té­resse, trouve une ques­tion, et dé­marre sa dé­marche scien­ti­fique. Pour la réa­li­sa­tion des pro­jets, les pa­rents four­nissent les ma­té­riaux. Mais tout est fait à l’école, par les en­fants. On consacre le mois de jan­vier à l’Ex­pos­ciences. On en­seigne du fran­çais et des ma­thé­ma­tiques des­ti­nés à ai­der les élèves avec leurs pro­jets. C’est vrai­ment un tra­vail in­ter­dis­ci­pli­naire. »

À l’is­sue de l’Ex­po-sciences de l’école, les pre­mier et se­cond de chaque classe se qua­li­fient pour par­ti­ci­per à la Wes­tern Ma­ni­to­ba Science Fair à Bran­don. « Nos élèves ont dé­jà ga­gné plu­sieurs mé­dailles à Bran­don. Comme ils sont en­traî­nés dès la 3e an­née au fonc­tion­ne­ment de la dé­marche scien­ti­fique, ils s’amé­liorent chaque an­née. »

Un pro­jet en par­ti­cu­lier a re­te­nu l’at­ten­tion de l’en­sei­gnante. « L’une de mes élèves de 6e an­née, Shae­lyn Bel­hu­meur, a dé­ci­dé de tra­vailler sur la rai­son pour la­quelle on s’en­dort quand on re­garde une émis­sion à la té­lé­vi­sion, mais pas sur son té­lé­phone. C’était une ques­tion qu’elle se po­sait au quo­ti­dien. Et quand elle a pré­sen­té son pro­jet à la classe, tout le monde était in­té­res­sé et vou­lait sa­voir si son hy­po­thèse était bonne. Son pro­jet était su­per, et elle compte conti­nuer à tra­vailler des­sus. »

Ra­ven Mcken­zie, en 9e an­née, s’est pen­ché sur l’im­pact des ex­plo­sions. « Avec ma par­te­naire, on a fait des ex­pé­riences avec du plas­tique, du bois, du car­ton et du verre. On a aus­si uti­li­sé de l’al­cool iso­pro­py­lique et du ch­lore pour mon­trer les dan­gers qu’il y a quand on mé­lange ces deux sub­stances. Beau­coup de jeunes pensent que c’est amu­sant, mais on a consta­té que l’ex­plo­sion était plus puis­sante qu’on ne l’ima­gi­nait. »

Ce­ci­ly Char­tier, sa par­te­naire, par­ti­ci­pait à sa der­nière Ex­po-sciences. « L’Ex­po-sciences est une bonne ex­pé­rience : ça plaît à tout le monde et on ap­prend beau­coup de choses. Ça va me man­quer, parce que j’aime vrai­ment faire des ex­pé­riences, et j’aime beau­coup al­ler à Bran­don. J’y suis dé­jà al­lée deux fois, et j’y re­tourne cette an­née. On voit les dif­fé­rents pro­jets, et c’est très in­té­res­sant. »

L’élève de 10e an­née a beau­coup ap­pré­cié son der­nier pro­jet. « Je n’avais ja­mais fait quelque chose comme ça avant. Je ne sa­vais pas ce qui al­lait ar­ri­ver. J’ai ap­pris qu’il ne fal­lait pas es­sayer de faire des ex­plo­sions sans pro­tec­tion, parce que c’est vrai­ment dan­ge­reux. Il faut por­ter un masque à gaz, des lu­nettes et des pro­tec­tions pour les mains, parce que l’ex­plo­sion dé­gage des gaz cor­ro­sifs. »

Ce­ci­ly Char­tier et Ra­ven Mcken­zie ont conduit des ex­pé­riences pour étu­dier l’im­pact des ex­plo­sions sur dif­fé­rents ma­té­riaux.

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