Noël-Rit­chot met la san­té men­tale au coeur de ses pré­oc­cu­pa­tions

La Liberté - - DANS NOS ÉCOLES -

Cette an­née, l’École Noël-Rit­chot a été choi­sie par San­té Sud-Est pour pi­lo­ter la ver­sion fran­çaise du pro­gramme MILE 5, une ini­tia­tive des­ti­née à pro­mou­voir la san­té men­tale au­près des jeunes et les sen­si­bi­li­ser. La di­rec­tion de l’éta­blis­se­ment a dé­ci­dé d’y ins­crire la classe de 8e an­née.

l’As­so­cia­tion Fruit d’un par­te­na­riat ca­na­dienne avec de l’Uni­ver­si­té la san­té men­tale, Queen’s et le pro­gramme MILE 5 pro­pose confé­rences, dis­cus­sions et ate­liers. À l’École Noël-Rit­chot, l’ac­ti­vi­té a été ani­mée du 19 au 23 mars par Pau­lette Four­nier-Jones, dont la mère souf­frait de schi­zo­phré­nie et qui a elle-même souf­fert de troubles de la san­té men­tale.

« Avoir une ma­la­die men­tale, ce n’est pas une mau­vaise chose, mais il faut vrai­ment en par­ler. » Ethan Wal­tham, 8e an­née.

Ra­chel Foi­dart, la di­rec­trice ad­jointe de l’école, sou­ligne que « ce pro­jet est très im­por­tant. Il de­vient de plus en plus im­pé­ra­tif de sen­si­bi­li­ser les jeunes sur les ma­la­dies men­tales et de trou­ver les res­sources pour les ai­der à confron­ter les pré­ju­gés sur ces ques­tions. Nous tra­vaillons sur de nom­breux autres pro­jets à l’école pour que les troubles de la san­té men­tale soient ac­cep­tés, que les élèves n’aient pas peur de cher­cher de l’aide et ne s’isolent pas. »

Pour com­men­cer, Pau­lette Four­nier-Jones a vou­lu éva­luer l’éten­due des connais­sances des élèves. « Elle a de­man­dé les mots aux­quels on pense quand on parle de ma­la­die men­tale. Les idées des élèves étaient en­core an­crées dans les pré­ju­gés. À la fin du pro­gramme, ils ont re­fait un test pour me­su­rer leur évo­lu­tion. »

« Pau­lette a été très hon­nête avec les en­fants. Elle a souf­fert de troubles de stress post-trau­ma­tique, qui se sont tra­duits par de la dé­pres­sion et un com­por­te­ment er­ra­tique. Quand elle en par­lait, les en­fants se tou­chaient le coeur. Son té­moi­gnage a ap­por­té un sens de res­pect pour ceux qui souffrent de ma­la­dies men­tales. »

une Pour im­por­tance Ra­chel par­ti­cu­lière. Mur­ray, en 8e « Quand an­née, on cette a com­men­cé, ac­ti­vi­té avait je sa­vais dé­jà beau­coup de choses, parce que ma mère avait une ma­la­die men­tale, et moi aus­si. J’ai été mar­quée par le té­moi­gnage de Pau­lette Four­nier-Jones. Elle ex­pli­quait que pour elle, les choses sem­blaient nor­males. Mais en réa­li­té, elles ne l’étaient pas. Elle nous a fait uti­li­ser des termes po­si­tifs pour dé­crire les ma­la­dies men­tales et les per­sonnes qui en sont at­teintes. C’est im­por­tant de ne pas ju­ger. »

Son ca­ma­rade Ethan Wal­tham ap­prouve plei­ne­ment. « Quand on juge, on ferme des portes. On ne sait pas ce que les per­sonnes ont vé­cu, alors on doit par­ler avec elles et ap­prendre à les connaître. C’est dif­fi­cile de sa­voir ce qui ar­rive dans la vie de quel­qu’un. Il peut être en train de vivre quelque chose sur le mo­ment. Avoir une ma­la­die men­tale, ce n’est pas une mau­vaise chose, mais il faut vrai­ment en par­ler. »

sent Après mieux cette équi­pé. se­maine « Main­te­nant d’ac­ti­vi­tés, que Ethan j’ai Wal­tham ap­pris les se symp­tômes des troubles de san­té men­tale, je les re­marque beau­coup plus. Je pense que je suis aus­si plus em­pa­thique. » Ra­chel Mur­ray es­père pou­voir être plus pré­sente pour ses ca­ma­rades. « Je crois que je se­rai plus dis­po­nible pour ai­der les autres. Plus on re­çoit d’aide, meilleure se­ra la gué­ri­son. »

Pen­dant une se­maine, Ethan Wal­tham, Ra­chel Mur­ray (pho­to de gauche) et leurs ca­ma­rades de 8e an­née ont en­ri­chi leurs connais­sances sur la san­té men­tale.

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