An­nette Saint-Pierre va re­lire Co­lette

La Liberté - - CULTUREL -

An­nette Saint-Pierre, la force mo­trice qui a per­mis de sau­ver la Mai­son Ga­brielle-Roy, es­time que « La Mai­son de Co­lette lui don­ne­ra plus de pa­nache. Les gens de Saint-Bo­ni­face, il faut ab­so­lu­ment les sen­si­bi­li­ser da­van­tage, car ce sont en­core les vi­si­teurs de l’ex­té­rieur qui en fran­chissent le seuil. Sans doute parce que l’on pense tou­jours que Ga­brielle était Qué­bé­coise ».

An­nette Saint-Pierre évoque cette Mai­son pour la­quelle elle a oeu­vré dès 1994. Alors que des hommes d’af­faires de Saint-Bo­ni­face s’in­té­res­saient à l’as­pect tou­ris­tique de la com­mu­nau­té, elle a pro­mis de se don­ner à 100 % si l’on choi­sis­sait de res­tau­rer la mai­son na­tale d’une grande au­teure de chez nous.

« Ce sont les femmes, même s’il y a eu quelques hommes, qui ont été les plus gé­né­reuses pour per­mettre l’achat de la vieille mai­son. Mille dol­lars cha­cune. J’avais tel­le­ment le feu sa­cré que j’en­ten­dais par­fois un homme ou une femme dire à l’autre : « Fais at­ten­tion, parce qu’elle va te de­man­der de l’ar­gent! » El­le­même n’est pas en reste : « En 1999, j’ai aban­don­né les Édi­tions des Plaines afin de me consa­crer à la res­tau­ra­tion, sous la di­rec­tion de Ro­ger Ro­bi­doux. »

En 2003, c’est en­fin l’ou­ver­ture of­fi­cielle du mu­sée. Elle évoque les dé­buts et l’im­por­tance d’un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion « très fort », les vi­sites d’Adrienne Clark­son, alors gou­ver­neure gé­né­rale du Canada, Mi­chaëlle Jean, sa rem­pla­çante, Jean Pelletier, mi­nistre du ca­bi­net du pre­mier mi­nistre Jean Ch­ré­tien, Bou­tros Bou­tros Gha­li, an­cien se­cré­taire des Na­tionsU­nies, et bien d’autres de­puis 15 ans dé­jà.

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