«En mé­de­cine, on a be­soin de dif­fé­rents dé­fis »

La Liberté - - ACTUALITÉS - MA­RIE BERCKVENS mber­ck­vens@la-li­berte.mb.ca

Frances Bé­rard a plus d’un quart de siècle de pra­tique mé­di­cale. Ce qui lui a va­lu le prix Long ser­vice ru­ral de la Société de la mé­de­cine ru­rale du Ca­na­da. Cette doc­teure de 52 ans a dé­bu­té sa car­rière en 1992 à Notre-Da­mede-Lourdes.

Frances Bé­rard n’avait ja­mais en­ten­du par­ler de Notre-Dame-deLourdes avant d’y tra­vailler. Elle ra­conte : «Je cher­chais une po­si­tion au ru­ral. Mon ma­ri cher­chait un em­ploi dans un mi­lieu fran­co­phone. Le Doc­teur De­nis For­tier, dé­jà éta­bli à Notre-Dame-de-Lourdes, connais­sait un peu les mé­de­cins fran­co­phones qui ve­naient d’être di­plô­més. Il gar­dait un oeil sur nous pour voir où on al­lait. C’était le bon mo­ment pour moi. J’ai d’abord été em­bau­chée pour deux ans. » Plus de 25 ans plus tard, la doc­teure Frances Bé­rard pour­suit sa pra­tique de mé­de­cine fa­mi­liale à la Cli­nique Notre-Dame, et as­sure qu’elle n’a au­cune hâte à ar­rê­ter son mé­tier.

Ce qui lui plaît le plus dans l’exer­cice de ses fonc­tions, c’est la va­rié­té des dé­fis et l’op­por­tu­ni­té de se connec­ter avec dif­fé­rentes per­sonnes. « Je peux m’oc­cu­per d’en­fants, de se­niors, de soins pré­na­taux, d’ac­cou­che­ments, de san­té men­tale. C’est pour ça que je me suis di­ri­gée au ru­ral. En stage, j’étais à Al­to­na. J’étais in­té­res­sée par l’op­por­tu­ni­té de pou­voir tra­vailler dans les ur­gences, d’avoir plus de res­pon­sa­bi­li­tés. C’est dif­fi­cile de trou­ver un en­droit en ville où je pour­rais ac­com­plir tout ce dont je suis ca­pable. »

Frances Bé­rard en­seigne aus­si à l’Uni­ver­si­té du Ma­ni­to­ba aux étu­diants de la 1e à la 4e an­née ain­si qu’aux étu­diants en mé­de­cine fa­mi­liale dans le pro­gramme bi­lingue. « Ils viennent faire des ro­ta­tions à Notre-Dame-de-Lourdes, pour avoir de l’ex­pé­rience au ru­ral, un peu ce que j’avais fait comme étu­diante. Ils sont sur­pris par beau­coup de choses, un peu comme moi à l’époque. On ne connaît pas ce qu’on ne voit pas. Alors, quand on a la chance de ve­nir en cam­pagne, on peut voir ce que re­pré­sente la pra­tique ici. Ça ouvre des pos­si­bi­li­tés. »

La trans­mis­sion, la pas­sion. Deux mots es­sen­tiels pour Frances Bé­rard, qui confie que sa vie fa­mi­liale gra­vite au­tour de son mé­tier.

« On fait du bien aux per­sonnes. C’est tou­jours un feel good quand je viens au tra­vail. En mé­de­cine, on a be­soin de dif­fé­rents dé­fis. Je prends place dans dif­fé­rents co­mi­tés na­tio­naux : mon équipe me donne l’ap­pui né­ces­saire pour y par­ti­ci­per. Je trouve que c’est im­por­tant d’al­ler faire d’autres choses pour gar­der notre joie de vivre dans notre mi­lieu, prendre de belles va­cances aus­si. »

Frances Bé­rard a re­çu le prix « Long ser­vice ru­ral » en avril.

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