Pour­quoi Ré­jeanne Ca­ron se lance en po­li­tique

La Liberté - - ACTUALITÉS - Va­len­tin CUEFF Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Ré­jeanne Ca­ron, agente de police à Win­ni­peg de­puis 23 ans, se­ra la can­di­date des conser­va­teurs aux élec­tions fé­dé­rales de 2019 pour Saint-Bo­ni­face/Saint-Vi­tal. L’ac­tuel dé­pu­té est Dan Van­dal.

La sé­cu­ri­té et les im­pôts sont au coeur des su­jets que la po­li­cière veut abor­der à la Chambre des com­munes. Elle a no­tam­ment tra­vaillé dans l’uni­té des crimes sexuels à Win­ni­peg.

Ré­jeanne Ca­ron a gran­di dans la cir­cons­crip­tion et af­firme connaître les be­soins de la com­mu­nau­té. « J’y ai ha­bi­té pen­dant 35 ans. Je suis al­lée à l’école et j’ai gra­dué dans ce quar­tier. J’ai tra­vaillé à l’Hôpital Saint Bo­ni­face pen­dant deux ans, et lorsque je suis de­ve­nue po­li­cière, je tra­vaillais en­core dans les quar­tiers de Saint-Bo­ni­face et Saint-Vi­tal. »

La can­di­date conser­va­trice oc­cupe dé­sor­mais le poste de co­or­di­na­trice à la sé­cu­ri­té du centre-ville.

Elle ex­plique que sa mo­ti­va­tion pour en­trer dans la police était d’ai­der les per­sonnes. « J’ai tra­vaillé fort pour que les ac­cu­sés soient tra­duits en jus­tice et j’ai contri­bué à la sé­cu­ri­té des com­mu­nau­tés. »

La po­li­tique est, pour elle, « dans la conti­nui­té » de ses ef­forts. En­trée au par­ti conser­va­teur en fé­vrier 2018, elle se dit in­quiète par les dé­ci­sions prises par le gou­ver­ne­ment li­bé­ral.

« Mon père avait une pe­tite en­tre­prise. Le gou­ver­ne­ment ac­tuel veut aug­men­ter les im­pôts. Et pour moi, les pe­tites en­tre­prises sont vrai­ment im­por­tantes pour la com­mu­nau­té. Ça contri­bue à l’éco­no­mie et ça crée de l’em­ploi. »

« Je suis aus­si in­quiète vis-à-vis de la dette na­tio­nale. Le gou­ver­ne­ment de Tru­deau em­prunte des mil­lions de dol­lars et il n’équi­libre pas son bud­get. Il n’a pas de plan pour l’équi­li­brer. En tant que mère, je ne veux pas que ma fille paie pour ces er­reurs toute sa vie. »

Elle juge par ailleurs le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral ir­res­pon­sable quant à ses dé­penses et en­tend me­ner ba­taille contre sa ges­tion du bud­get.

« On est res­pon­sable de la dette na­tio­nale. Pour moi, on ne dé­pense pas l’ar­gent qu’on n’a pas. On pense aux gé­né­ra­tions fu­tures. On pense aus­si que les pe­tites en­tre­prises sont im­por­tantes pour les com­mu­nau­tés. » Si elle est élue, Ré­jeanne Ca­ron cher­che­rait par ailleurs à amé­lio­rer la sé­cu­ri­té des Ma­ni­to­bains et éta­blir des po­li­tiques pour em­pê­cher que les gangs ob­tiennent des armes à feu ache­tées aux États-Unis, ou sur le dark­net, uti­li­sé par les cri­mi­nels.

Elle men­tionne éga­le­ment le pro­blème social des ad­dic­tions, en in­sis­tant sur la « vé­ri­table crise ac­tuelle » des am­phé­ta­mines à Win­ni­peg. La po­li­cière af­firme avoir re­joint le camp des conser­va­teurs pour « amé­lio­rer la vie des fa­milles de classe moyenne », une de ses prin­ci­pales pré­oc­cu­pa­tions.

« Je sais que le gou­ver­ne­ment conser­va­teur pro­vin­cial est in­té­res­sé pour ai­der les fa­milles. Mais les li­bé­raux ont in­tro­duit des taxes pour les classes moyennes. Se­lon mes chiffres, 90 % d’entre eux vont voir leurs im­pôts aug­men­ter. »

Ré­jeanne Ca­ron est la can­di­date des conser­va­teurs pour la cir­cons­crip­tion de Saint-Bo­ni­face/Saint-Vi­tal.

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