Il y a des par­ti­cules plus in­es que d’autres

La Liberté - - SCIENCES -

En sus­pen­sion dans l’at­mo­sphère et en aug­men­ta­tion nette de­puis deux siècles, les par­ti­cules fines, en an­glais « par­ti­cu­late mat­ter » (PM) sont pour beau­coup d’ori­gines na­tu­relles : érup­tions vol­ca­niques, éro­sion éo­lienne ou feux de fo­rêts par exemple. D’autres sont is­sues d’ac­ti­vi­tés hu­maines : cen­trales ther­miques, uti­li­sa­tion de voi­tures, pro­cé­dés in­dus­triels, et sur­tout chauf­fage au bois.

Ni­co­las Groulxs’ in­té­resse par­ti­cu­liè­re­ment aux PM2.5, qui sont les par­ti­cules au dia­mètre in­fé­rieur ou égal à 2.5 mi­cro­mètres (un che­veu hu­main fait 60 mi­cro­mètres de dia­mètre). Cette taille leur per­met de pé­né­trer jusque dans les al­véoles pul­mo­naires. Ce sont donc des vec­teurs im­por­tants d’in­toxi­ca­tion par les voies res­pi­ra­toires, car elles fixent l’hu­mi­di­té, cer­tains polluants comme le plomb, le di­oxyde de soufre, ouen­core des ma­té­riels bio­lo­giques type bac­té­ries ou vi­rus.

Les pics de pol­lu­tion sont va­riables en concen­tra­tion, qua­li­té et du­rée se­lon les lieux et les pé­riodes de l’an­née, et af­fectent toutes les po­pu­la­tions de la pla­nète. On sait que des ex­po­si­tions longues aux pol­lu­tions de PM2.5 font des mil­lions de morts par an. Les PM2.5 sont des pous­sières fines qui doivent être contrô­lées.

Il est né­ces­saire de réa­li­ser l’ana­lyse quan­ti­ta­tive et qua­li­ta­tive de ces agents de pol­lu­tion afin d’avoir des ar­gu­ments pour im­po­ser des contrôles sur leurs émis­sions.

Les ser­vices de san­té pu­blique ré­agissent de­puis quelques an­nées et des normes de concen­tra­tion, va­riables se­lon les pays, ont été fixées. Cri­ti­quer la va­li­di­té des normes de « quan­ti­té » de PM2.5 est une évi­dence, d’au­tant que leurs com­po­sants va­riables peuvent en af­fec­ter la dan­ge­ro­si­té. No­tam­ment, les PM2.5 fixent des bac­té­ries. La via­bi­li­té de celles-ci est aug­men­tée et leur trans­mis­sion fa­vo­ri­sée par les aé­ro­sols de par­ti­cules.

Au Ca­na­da, les li­mites de concen­tra­tion de ces par­ti­cules dans l’air sont dé­ci­dées par le Con­seil des mi­nistres de l’En­vi­ron­ne­ment de­puis 2015. Les Pro­vinces peuvent fixer des normes plus contrai­gnantes que celles adop­tées (28 mi­cro­grammes/m3 au maxi­mum et 10 mi­cro­grammes/m3 en moyenne an­nuelle).

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