Ma­rio Roy en­cense ses joueurs

La Nouvelle Union - - Sports - >Pierre-Oli­vier Girard

Les joueurs du Ti­tan de Prin­ce­ville ont trou­vé le meilleur moyen pour re­mer­cier leurs par­ti­sans lors de leur tout der­nier match de la sai­son ré­gu­lière au Centre Paul-de-la­Sa­blon­nière. Mal­gré un re­vers de 6 à 5 face aux Pan­thères de Saint-Jé­rôme, la troupe de Ma­rio Roy a of­fert tout un spec­tacle en dé­mon­trant pour quelle rai­son elle se re­trouve en pleine ba­taille pour l’ob­ten­tion de la po­si­tion de meilleur deuxième, soit sa force de ca­rac­tère.

Mal­heu­reu­se­ment, cer­tains joueurs sem­blaient avoir la mèche courte lors de ce duel, alors que les nom­breuses pé­na­li­tés au deuxième vingt au­ront per­mis aux vi­si­teurs de com­bler un dé­fi­cit de deux buts qui sem­blait, à prio­ri, in­sur­mon­table. «Les joueurs ont éco­pé de trop de pé­na­li­tés lors du deuxième tiers. La plus grande qua­li­té d’un ath­lète est le contrôle de soi et les joueurs de­vront ap­prendre à gé­rer leurs émo­tions. Mal­gré tout, les gars ont dis­pu­té un ex­cellent match de ho­ckey», a confié Ma­rio Roy.

Même s’il af­fron­tait une des meilleures équipes du cir­cuit, qui dé­te­nait une avance de deux points sur sa for­ma­tion au clas­se­ment, le pi­lote a dé­ci­dé de lais­ser son vé­té­ran cer­bère Adam Cha­li­foux sur le banc, pour confier la cage au jeune Jes­sy Lecours.

Ayant été for­cé de se dé­brouiller face à plu­sieurs at­taques mas­sives, le gar­dien de 17 ans a connu une bonne soi­rée, mal­gré qu’il ait ac­cor­dé six buts sur 35 lan­cers.

«En choi­sis­sant Jes­sy, je vou­lais voir ce qu’il pou­vait faire de­vant une des équipes de l’heure dans le cir­cuit. Alors que son vis-à-vis était un joueur de 20 ans, il a prou­vé qu’il pour­rait de­ve­nir un gar­dien d’une classe à part. De plus, ce jeune homme est sor­ti gran­di de cette ex­pé­rience.»

Dans ce duel, ni plus ni moins, de sé­ries, le ca­pi­taine Ni­co­las Ther­rien a ter­mi­né la soi­rée avec quatre points, dont un but, tan­dis qu’Alex-Louis Nadeau a tou­ché le fond du fi­let à deux oc­ca­sions, en plus d’avoir ré­col­té une passe.

«Ce n’est pas la marque fi­nale et les points que l’on doit re­gar­der, mais bien l’oeuvre que mes hommes sont en train de réa­li­ser. On est comme un livre et une nou­velle page est écrite à chaque ren­contre. Même si on vient de ter­mi­ner la 46e par­tie avec une dé­faite, l’his­toire n’est pas ter­mi­née, mais au contraire, elle va se conti­nuer jus­qu’aux sé­ries éli­mi­na­toires.»

Cons­cient que la ba­taille pour l’ob­ten­tion de la po­si­tion de meilleur deuxième est de plus en plus co­riace et dif­fi­cile, l’en­traî­neur ne lance néan­moins pas la ser­viette. «C’est cer­tain que je le sou­haite, mais il y a beau­coup de clubs qui sont im­pli­qués dans la course. L’im­por­tant, c’est que l’on re­garde en avant pour la «vraie» sai­son qui s’amor­ce­ra après nos quatre der­niers matchs du ca­len­drier ré­gu­lier.»

Même s’il est en­core in­dé­cis quant au choix de son cer­bère lors du pro­chain match face aux Fi­lons de Thet­ford Mines, soit le 20 fé­vrier à 20 h, Ma­rio Roy es­père que les cir­cons­tances fe­ront que ses joueurs ré­col­te­ront le crédit de leurs ef­forts. «Lors des der­niers matchs, je crois que mes hommes mé­ri­taient un meilleur sort. Je suis convain­cu que la chance va tour­ner de notre cô­té pro­chai­ne­ment, mais c’est à nous de la pro­vo­quer par notre force de ca­rac­tère. Même si on a per­du la der­nière confron­ta­tion, les joueurs n’ont au­cune rai­son de sor­tir la tête entre les deux jambes. Ce sont de vrais guer­riers.»

Le gé­né­ral à la ligne bleue, Tom­my Gau­thier, a été for­cé de quit­ter la ren­contre en rai­son d’un cla­quage au ni­veau de la cuisse. Son cas se­ra éva­lué au cou­rant de la se­maine.

Le pro­chain match au­ra lieu le 20 fé­vrier face aux Fi­lons de Thet­ford Mines.

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