D’autres ro­bots en­va­hissent le Cé­gep!

La Nouvelle Union - - Éducation -

Comment faire plus et comment faire au­tre­ment? Dans le contexte éco­no­mique ac­tuel, plu­sieurs en­tre­prises doivent se po­ser ces ques­tions afin d’amé­lio­rer la pro­duc­ti­vi­té in­dus­trielle.

Cette même in­ter­ro­ga­tion a tou­te­fois per­mis au dé­par­te­ment des Tech­no­lo­gies du gé­nie élec­trique du cé­gep de Vic­to­ria­ville d’éla­bo­rer le nou­veau pro­gramme de for­ma­tion en Tech­no­lo­gie de l’élec­tro­nique in­dus­trielle (TGÉ) avec du ma­té­riel mieux adap­té aux be­soins des en­tre­prises et au goût de sa clien­tèle étu­diante.

Il y a quelques an­nées, le cé­gep de Vic­to­ria­ville pro­cé­dait à l’achat et à l’ins­tal­la­tion de deux ro­bots in­dus­triels afin de construire un nou­veau la­bo­ra­toire si­tué dans l’en­trée prin­ci­pale. Cet ajout a per­mis à l’ins­ti­tu­tion de de­ve­nir un lea­der dans la for­ma­tion en ro­bo­tique qui a pro­fi­té à plu­sieurs en­tre­prises à la gran­deur du Qué­bec. Pour conso­li­der ce même cré­neau d’ex­cel­lence, le pro­gramme de TGÉ pour­ra main­te­nant comp­ter sur l’ajout de quatre nou­veaux ro­bots ain­si qu’une mi­ni-usine de pro­duc­tion au­to­ma­ti­sée. Ce nou­vel in­ves­tis­se­ment de plus de 250 000 $ per­met de re­pro­duire à échelle ré­duite les condi­tions réelles d’une pro­duc­tion in­dus­trielle.

La clien­tèle étu­diante exige de plus en plus une for­ma­tion axée sur un réa­lisme par rap­port aux tâches d’ex­pé­ri­men­ta­tion en la­bo­ra­toire. Les jeunes n’uti­lisent plus leurs vieilles consoles de jeux et optent pour celles qui pro­posent des jeux at­trayants où la réa­li­té vir­tuelle est om­ni­pré­sente.

La po­pu­la­ri­té des jeux de type Gui­tar He­ro dé­montre bien l’in­té­rêt à ma­ni­pu­ler des choses concrètes même dans un contexte de jeux. Pour être en phase avec les goûts des étu­diantes et des étu­diants, les ac­ti­vi­tés d’ap­pren­tis­sage doivent vi­ser un haut de­gré de réa­lisme. Dans cette op­tique, la nou­velle mi­niu­sine au­to­ma­ti­sée et ro­bo­ti­sée se­ra un atout ma­jeur dans les nou­veaux cours du pro­gramme. D’ici là, le per­son­nel en­sei­gnant et tech­nique du dé­par­te­ment des TGÉ met­tra tout en oeuvre pour pré­pa­rer le ma­té­riel nou­vel­le­ment ac­quis.

Dès l’au­tomne 2009, les étu­diants pour­ront com­bler leur soif de créa­ti­vi­té afin de so­lu­tion­ner des pro­blèmes réels d’au­to­ma­ti­sa­tion. Le dé­fi est va­rié et le tra­vail d’équipe est né­ces­saire afin de res­pec­ter le car­net de com­mande d’un client vir­tuel.

Pour y ar­ri­ver, chaque membre de l’équipe ap­pren­dra le par­tage des res­pon­sa­bi­li­tés et de­vra à tour de rôle conce­voir des au­to­ma-

tismes, gé­rer et ré­gler des pro­blèmes de dé­faillances mé­ca­niques ou élec­tro­niques et op­ti­mi­ser les per­for­mances de la pro­duc­tion. La pro­gram­ma­tion des ro­bots et des in­ter­faces gra­phiques est aus­si es­sen­tielle pour la bonne marche de l’usine. Celle-ci de­vient alors un jeu haut de gamme pour les mor­dus de l’au- sé­quences mo­né­taires à la suite d’une er­reur de pro­gram­ma­tion. Le vieil adage qui dit que l’on ap­prend de nos er­reurs prend ici tout son sens.

La tech­no­lo­gie de l’élec­tro­nique in­dus­trielle couvre trois grands do­maines d’ac­ti­vi­té, soit l’au­to­ma­ti­sa­tion, l’ins­tru­men­ta­tion to­ma­ti­sa­tion.

La for­ma­tion en Tech­no­lo­gie de l’élec­tro­nique in­dus­trielle est of­ferte en en­sei­gne­ment co­opé­ra­tif com­pre­nant deux pé­riodes de stages ré­mu­né­rés en en­tre­prise. Lors des sept mois de stages, il y a peu de place pour l’er­reur.

Tou­te­fois, dans l’ap­pren­tis­sage sur la mi­niu­sine au­to­ma­ti­sée et ro­bo­ti­sée, on peut ex­pé­ri­men­ter toutes les op­por­tu­ni­tés et va­li­der nos hy­po­thèses sans se sou­cier des con- et l’éner­gie élec­trique. Les ré­centes ac­qui­si­tions sont liées seule­ment au do­maine de l’au­to­ma­ti­sa­tion.

D’autres in­ves­tis­se­ments ma­jeurs sont aus­si à pré­voir dans les pro­chaines se­maines pour les deux autres sec­teurs. Les per­sonnes dé­si­reuses d’étu­dier et de tra­vailler dans ce do­maine, où les pers­pec­tives d’em­ploi sont ex­cel­lentes, peuvent le faire en s’ins­cri­vant au cé­gep de Vic­to­ria­ville. La date li­mite d’ins­crip­tion est le 1er mars.

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