Mi­chel Bou­ras­sa tourne la page sur le Fes­ti­val Mus­tang

La Nouvelle Union - - Actualités - >Claude Thibodeau

Le Fes­ti­val Mus­tang de Vic­to­ria­ville, qui a vé­cu trois édi­tions et réus­si l’ho­mo­lo­ga­tion d’un re­cord du monde Gui­ness, ne connaî­tra vrai­sem­bla­ble­ment pas une qua­trième édi­tion. «Ça me sur­pren­drait énor­mé­ment», a fait va­loir le fon­da­teur et pro­mo­teur Mi­chel Bou­ras­sa qui a dé­ci­dé, au dé­but de fé­vrier, de tour­ner la page et de concen­trer ses éner­gies à son com­merce de pro­duc­tion de sa­pins de Noël.

Mi­chel Bou­ras­sa évoque di­verses rai­sons pour mo­ti­ver sa dé­ci­sion, dont le fi­nan­ce­ment. Le pro­mo­teur au­rait sou­hai­té une im­pli­ca­tion fi­nan­cière ac­crue de la Ville de Vic­to­ria­ville. «La Ville bé­né­fi­cie pour­tant d’une grande vi­si­bi­li­té avec le re­cord éta­bli en 2008 de 620 voi­tures Mus­tang», a-t-il ob­ser­vé.

L’or­ga­ni­sa­tion avait adres­sé, en 2008, une de­mande d’aide de 5 000 $ pour fi­na­le­ment ob­te­nir 1 150 $. «Cette an­née, l’évé­ne­ment de­vait prendre en­core de l’am­pleur pour se te­nir sur deux jours. Nous vou­lions 10 000 $. Aux der­nières nou­velles, il semble qu’on au­rait pu tou­cher 5 000 $», a in­di­qué Mi­chel Bou­ras­sa.

Ce der­nier fait re­mar­quer aus­si que le temps com­mence à lui man­quer. «Je suis un pro­duc­teur de sa­pins de Noël. J’ai fait l’ac­qui­si­tion de deux nou­velles terres et un com­merce à Qué­bec re­pré­sen­tant 75% de mon chiffre d’af­faires. Alors, j’ai du tra­vail et un peu moins de temps à consa­crer», a-t-il no­té.

Le fon­da­teur a tou­te­fois réus­si à re­grou­per un noyau de bé­né­voles dé­si­reux de s’im­pli­quer dans l’or­ga­ni­sa­tion de l’évé­ne­ment. Deux d’entre eux, se­lon M. Bou­ras­sa, dé­mon­traient de l’in­té­rêt pour prendre les com­man- des. «J’étais prêt à leur don­ner un coup de main», a pré­ci­sé Mi­chel Bou­ras­sa.

Le duo au­rait ce­pen­dant dé­ci­dé de pas­ser à autre chose consta­tant les ré­cents chan­ge­ments sur­ve­nus à la So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mer­cial (SDC), un par­te­naire du Fes­ti­val. «Ce­la a aus­si consti­tué une douche d’eau froide, comme le fi­nan­ce­ment», a si­gna­lé M. Bou­ras­sa.

Le Fes­ti­val Mus­tang pour­rait main­te­nant peut-être se re­trou­ver sous d’autres cieux. «Je l’ai of­fert à trois autres villes, a pré­ci­sé le pro­mo­teur. Drum­mond­ville se­rait in­té­res­sée. Mais ce n’est pas évident à or­ga­ni­ser.»

S’il éprouve, bien sûr, cer­tains re­grets de­vant la tour­nure des évé­ne­ments, Mi­chel Bou­ras­sa se dit somme toute bien sa­tis­fait du tra­vail ac­com­pli. «C’est un grand dé­fi qu’on a re­le­vé. Ça a été le «fun» à faire, une belle ex­pé­rience. Et je suis heu­reux du coup de main que j’ai ob­te­nu des gens, no­tam­ment de Mi­chel Char­pen­tier (ex-di­rec­teur gé­né­ral de la SDC) qui a été là du dé­but à la fin», a-t-il men­tion­né.

Si le ri­deau est sur le point de tom­ber sur le Fes­ti­val Mus­tang, un mince espoir semble sub­sis­ter mal­gré tout et Mi­chel Bou­ras­sa ne ferme pas tout à fait la porte. «La porte est ou­verte aux dis­cus­sions. Si les bé­né­voles sont là tout comme l’ar­gent, je m’im­pli­que­rais pour ai­der, pour su­per­vi­ser, mais non pas pour por­ter un évé­ne­ment seul sur mes épaules», a-t-il conclu.

Le Fes­ti­val 2008 avait sus­ci­té, rap­pe­lons-le, un convoi de plus de 840 au­to­mo­biles Mus­tang s’étant réunies à Sainte-Eu­la­lie pour se di­ri­ger vers Vic­to­ria­ville.

L’an­née pré­cé­dente, 620 voi­tures avaient fait de même.

Mi­chel Bou­ras­sa, mal­gré une cer­taine dé­cep­tion,

dit mis­sion accomplie!

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