Une am­bu­lance en per­ma­nence à War­wick?

La Nouvelle Union - - Ac­tua­li­tés - CLAUDE THI­BO­DEAU claude.thi­bo­deau@tc.tc

SÉ­CU­RI­TÉ. Ur­gence Bois-Francs pré­sen­te­ra sous peu un pro­jet au Centre in­té­gré uni­ver­si­taire de san­té et des ser­vices so­ciaux (CIUSSS) de la Mau­ri­cie-et-du-Centre-du-Qué­bec afin de pos­ter en per­ma­nence une équipe de pa­ra­mé­dics avec une am­bu­lance à War­wick.

Ce que voit d’un très bon oeil le conseil mu­ni­ci­pal qui d’ailleurs, lun­di soir, a of­fi­ciel­le­ment don­né son ap­pui à la de­mande for­mu­lée par Ur­gence Bois-Francs pour étof­fer son dos­sier à pré­sen­ter aux re­pré­sen­tants du CIUSSS. War­wick sou­haite, de­puis un bon mo­ment, un tel pro­jet. En 2011, a rap­pe­lé le conseiller mu­ni­ci­pal Pas­cal Lam­bert, les élus avaient en­tre­pris des dé­marches pour ob­te­nir une am­bu­lance dans ses murs. Même que la Ville a pré­vu un es­pace en ce sens en construi­sant la nou­velle ca­serne pour son Ser­vice de pro­tec­tion contre les in­cen­dies.

POUR UNE IN­TER­VEN­TION PLUS RA­PIDE

L’installation d’une équipe de pa­ra­mé­dics à War­wick mè­ne­rait à des in­ter­ven­tions plus ra­pides, non seule­ment à War­wick, mais dans plu­sieurs autres mu­ni­ci­pa­li­tés en­vi­ron­nantes, comme King­sey Falls, Ting­wick, Saint-Ré­mi-deTing­wick, Saint-Al­bert, Sainte-Éli­za­beth-deWar­wick, Sainte-Sé­ra­phine et Saint-Sa­muel.

Le di­rec­teur gé­né­ral d’Ur­gence Bois-Francs, Jo­ce­lyn Gron­din, a ana­ly­sé les sta­tis­tiques. «On ga­gne­rait en moyenne plus ou moins sept mi­nutes. C’est énorme!», a-t-il lan­cé, lors d’un en­tre­tien avec La Nou­velle Union. Il cite, en exemple, King­sey Falls. Le dé­lai d’in­ter­ven­tion, en par­tant de Vic­to­ria­ville, se si­tue à 22 mi­nutes. Une am­bu­lance, à War­wick, s’y ren­drait en neuf mi­nutes.

Bon an mal an, les pa­ra­mé­dics d’Ur­gence Bois-Francs ré­pondent à en­vi­ron 6000 ap­pels, dont 80% pro­ve­nant du ter­ri­toire de la ville de Vic­to­ria­ville. Ce qui si­gni­fie que quelque 1200 ap­pels (20%) re­quièrent une in­ter­ven­tion ailleurs sur le ter­ri­toire de la MRC d’Ar­tha­bas­ka. «Notre ob­jec­tif, c’est d’of­frir un meilleur ser­vice à la population», a pré­ci­sé M. Gron­din qui en­tend aus­si sol­li­ci­ter l’ap­pui des autres mu­ni­ci­pa­li­tés concer­nées.

Le pro­jet d’Ur­gence Bois-Francs ne dé­pouille­rait pas Vic­to­ria­ville d’une am­bu­lance. «Il s’agit de l’ajout d’une équipe sup­plé­men­taire. Et nous avons un vé­hi­cule dis­po­nible. Aucun achat ne se­rait né­ces­saire», a confié le di­rec­teur gé­né­ral. «Et puis, a-t-il ajou­té, on ne parle pas ici de mil­lions de dol­lars, mais d’un coût éva­lué entre 100 000 $ et 200 000 $.»

En plus d’amé­lio­rer l’ef­fi­ca­ci­té du ser­vice, l’ajout d’une am­bu­lance à War­wick, se­lon Jo­ce­lyn Gron­din, per­met­trait d’of­frir aus­si une meilleure qua­li­té d’em­ploi à cer­tains membres du per­son­nel. Ur­gence Bois-Francs compte 47 pa­ra­mé­dics, dont 18 oc­cu­pant un poste à temps plein. C’est mar­di que les re­pré­sen­tants d’Ur­gence BoisF­rancs et du CIUSSS de la Mau­ri­cie-et-du-Cen­tre­du-Qué­bec doivent se ren­con­trer.

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives)

Ur­gence Bois-Francs sou­haite l’ajout d’une équipe à War­wick pour amé­lio­rer la qua­li­té de ser­vice et ré­duire le dé­lai d’in­ter­ven­tion dans plu­sieurs mu­ni­ci­pa­li­tés.

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives)

La ca­serne de War­wick peut ac­cueillir une équipe de pa­ra­mé­dics et son am­bu­lance.

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